geheim.land Recherche Politique
23 janvier 2020 · Sénat · Premier ministre · réponse Réponse

Coupures d'électricité dans le Val-de-Marne

· Clôturée

Transition écologique et solidaire (repondant)

Mme Élisabeth Borne, ministre de la transition écologique et solidaire. Monsieur le président, mesdames, messieurs les sénateurs, madame la sénatrice Procaccia, effectivement, une coupure sauvage a été opérée sur notre réseau électrique, hier matin, au poste Enedis de Rungis.Ce sont plus de 60 000 clients - foyers, entreprises, services publics - qui ont été affectés par cette coupure, essentiellement dans le Val-de-Marne, mais aussi dans les Hauts-de-Seine et en Essonne. Cet acte a été revendiqué par la CGT Énergie, qui nous dit pratiquer des coupures ciblées. Je pose la question : ciblées sur qui, sur quoi ? Sur les milliers de salariés du marché de Rungis, sur l'hôpital de jour d'Orly, sur une caserne de pompiers, sur les transports en commun, donc sur des milliers de foyers… Clairement, il s'agit de coupures aveugles, qui sont très pénalisantes pour nos concitoyens, nos services publics, nos entreprises et qui peuvent être dangereuses. (Marques d'impatience sur les travées du groupe Les Républicains.) M. François Bonhomme. Quelles sanctions ? M. Christian Cambon. Qu'allez-vous faire ? Mme Élisabeth Borne, ministre. Heureusement, je tiens à le souligner, ces agissements sont le fait d'une toute petite minorité, la grande majorité des grévistes appliquant la loi, y compris pour assurer la sécurité de notre réseau électrique. Mais je condamne très fermement ces coupures, qui sont des actes illégaux et qui feront donc l'objet de poursuites judiciaires, puisque Enedis a déposé plainte. On peut ne pas être d'accord avec une réforme, mais nous sommes en démocratie. Il y a des cadres pour exprimer ses désaccords, au moment des élections. On peut faire grève ou manifester, mais ces coupures, comme les envahissements ou les blocages, sont clairement condamnables et feront l'objet de poursuites et de sanctions. (Très bien ! et applaudissements sur les travées du groupe LaREM. – MM. Pierre Louault et Jacques Le Nay applaudissent également.) M. le président. La parole est à Mme Catherine Procaccia, pour la réplique. Mme Catherine Procaccia. Madame la ministre, je vous demandais quelles sanctions vous comptiez appliquer. Vous ne me parlez d'aucunes ! Vous condamnez, mais condamner ne suffit pas. L'État doit systématiquement se constituer partie civile pour chaque plainte déposée par Enedis, que vous avez cité, et par d'autres en cas de coupure de courant et, à chaque fois, demander la réparation intégrale. Parler ne suffit pas, condamner ne suffit pas, agissez, s'il vous plaît ! (Applaudissements sur les travées du groupe Les Républicains. – M. Claude Malhuret applaudit également.)
La source — senat_questions · nº -134baf22:16fe599017e:-7f44
↗ https://www.senat.fr/questions/base/2020/qSEQ20011138G.html
Fichier d'origine conservé
Ce texte n'a été ni résumé ni corrigé