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6 janvier 2022 · Sénat · Europe et affaires étrangères · réponse Réponse

Place de la France en Afrique

· Clôturée

Europe et affaires étrangères (repondant)

M. le président. La parole est à M. le ministre de l'Europe et des affaires étrangères. M. Jean-Yves Le Drian, ministre de l'Europe et des affaires étrangères. Monsieur le sénateur Cédric Perrin, je ne partage pas votre point de vue. (Exclamations sur les travées du groupe Les Républicains.) Depuis plusieurs mois, les seules initiatives majeures qui ont été prises à l'égard de tout le continent africain, avec les Africains, viennent de la France. (Nouvelles exclamations sur les travées du groupe Les Républicains.) Je vais vous le démontrer, mais vous le savez bien, puisque j'en parle régulièrement avec vous à la commission des affaires étrangères du Sénat. D'abord, le 18 mai dernier, le Président de la République a réuni à Paris une très grande partie des chefs d'État africains, anglophones, francophones ou lusophones, pour aborder avec eux le plan de relance économique pour l'Afrique et permettre la mobilisation de 100 milliards de dollars de droits de tirage spéciaux en faveur de l'Afrique. Jamais cela n'aurait été possible sans la France. Nous avons également pris des initiatives pour lutter avec les Africains contre la pandémie : je pense non seulement aux dons, mais aussi à la création des hubs de production au Cap, en Afrique du Sud, et au Sénégal ; je pense aussi à la collaboration avec AVAT, qui est le Covax de l'Union africaine. La France est à la manœuvre dans ce domaine. Enfin, il y a la Coalition pour le Sahel, qui concerne le développement, la stabilité, mais aussi la sécurité de la zone sahélienne. Vous évoquez l'aventure de Wagner. Je rappelle d'ailleurs, et vous le savez, que le service de Wagner, s'il se met en place définitivement, est un service payant. Or je ne suis pas sûr que les Maliens soient déjà au courant. En tout cas, les voisins le savent et combattent avec nous contre l'arrivée de Wagner en Afrique occidentale. C'est aussi pour cette raison que nous allons engager ce new deal avec l'Afrique, sous la présidence française de l'Union européenne, les 17 et 18 février prochains à Bruxelles. Je vais également réunir les ministres des affaires étrangères de l'Union européenne, en présence de M. Moussa Faki, le président de la Commission de l'Union africaine, la semaine prochaine. La France est respectée, la France est reconnue, la France est attendue en Afrique ! (Applaudissements sur les travées du groupe RDPI.) Mme Sophie Primas. Et le Gabon ?
La source — senat_questions · nº b165981:17e1e89177c:-7864
↗ https://www.senat.fr/questions/base/2022/qSEQ22012214G.html
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