Liaison Poligny-Vallorbe
· Clôturée
Transports (repondant)
L'État tient à réaffirmer son engagement fort pour améliorer les conditions de sécurité et de circulation sur les routes nationales (RN) 5 et 83 dans le Jura. Des travaux de sécurisation ont notamment été réalisés entre Morez et Les Rousses de 2014 à 2017. Afin de poursuivre ces efforts, un programme d'amélioration des itinéraires que constituent les RN 5 et 83 a été approuvé. Il porte sur un ensemble d'aménagements concernant les ouvrages d'art, les chaussées et les équipements de ces deux routes nationales et constitue un programme d'investissement de près de 20,6 M€, intégralement financé par l'État, dont la réalisation s'échelonne entre 2018 et 2022 afin de minimiser la gêne pour les usagers. Ces travaux permettent en particulier d'améliorer significativement la sécurité des usagers de ces routes face aux risques de chutes de blocs rocheux (sécurisation de falaises) ou de glissements de terrain (création ou renforcement de murs de soutènement). S'agissant du projet de liaison routière Dijon-Lausanne via Poligny-Vallorbe, un tel projet présenterait un coût très élevé et des impacts environnementaux significatifs compte tenu de l'environnement montagneux dans lequel il s'insérerait. Ce projet apparaît ainsi disproportionné par rapport aux trafics qu'il est susceptible de capter. En effet, les trafics observés sur la RN5 sont de l'ordre de 5 500 véhicules par jour le long de l'itinéraire, à l'exception de la section proche de la frontière avec la Suisse où le trafic est de l'ordre de 8 500 véhicules par jour, niveau restant toutefois modéré. Plus généralement, l'essentiel des déplacements le long de l'axe correspond à du trafic local alors que le trafic de transit vers Lausanne et Genève emprunte l'autoroute A40. Ainsi, si ce projet de liaison routière via Poligny-Vallorbe n'a pas été identifié comme une priorité dans le cadre de l'élaboration de prochaine contractualisation avec la région Bourgogne-Franche-Comté, l'État reste soucieux du niveau de service offert aux usagers du réseau routier national et des nuisances subies par ses riverains ; il est donc naturellement prêt à poursuivre l'amélioration des itinéraires existants, notamment du point de vue de la sécurité routière, des nuisances subies par les riverains ou de l'insertion environnementale des infrastructures.
La source —
senat_questions · nº -4d093a48:176d4ec9b9d:-3a22
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