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22 décembre 2022 · Sénat · Agriculture et souveraineté alimentaire · réponse Réponse

Modification de l'algorithme du Nutri-Score et conséquences sur les viandes

· Clôturée

Agriculture et souveraineté alimentaire (repondant)

Le Nutri-score fournit au consommateur, sur la face visible des emballages alimentaires, une information lisible et facilement compréhensible sur la qualité nutritionnelle globale des produits. Basé sur une démarche scientifique et fondé sur le dialogue avec les parties prenantes, ce logo permet ainsi de comparer les produits selon un score unique résumant le tableau nutritionnel présent au dos des aliments. Définie par l'arrêté du 31 octobre 2017, la démarche d'engagement en faveur du Nutri-score est volontaire, en conformité avec le droit européen. Le Nutri-score est largement déployé par les professionnels de l'alimentation. En juillet 2021, plus de 500 entreprises étaient engagées dans la démarche Nutri-score en France, dont les parts de marché représentent environ 57 % des volumes de vente. Désormais, ce sont plus de 850 entreprises qui se sont engagées en faveur du logo. En 2020, 89 % des français considéraient que le Nutri-score devait être rendu obligatoire. Dans le cadre de la gouvernance mise en place entre les 7 pays engagés en faveur du Nutri-score (la France, la Belgique, l'Espagne, l'Allemagne, les Pays-Bas, le Luxembourg et la Suisse), un comité scientifique, composé d'experts scientifiques indépendants, a identifié et proposé des évolutions du mode de calcul du Nutri-score en cohérence avec les recommandations nutritionnelles. Les évolutions du mode de calcul du Nutri-score concernant les aliments solides ont été actées le 26 juillet 2022 et seront mises en place avec les évolutions à venir concernant les boissons, au cours de l'année 2023. En particulier, le comité scientifique a proposé, en s'alignant sur les recommandations alimentaires du programme national nutrition santé qui indique de limiter la consommation de viande rouge à 500 g/semaine, de modifier l'algorithme pour ajouter un critère discriminant par rappot à la teneur en fer héminique (qui est à l'origine du risque de maladie chronique associé à une surconsommation de viande rouge). Les viandes rouges n'ont pas la même teneur en fer héminique : ainsi les viandes rouges les moins riches en fer héminiques, peu grasses et non assaisonnées (sans ajout de sel, sucre ou matières grasses) resteront classées A, alors que les viandes rouges plus riches en fer héminiques mais également peu grasses et non assaisonnées seront classées B. En ce qui concerne l'affichage environnemental, le rapport du Gouvernement au Parlement publié en janvier 2022 indique que la méthodologie PEF (product environmental footprint) définie au niveau européen et basée sur des analyses de cycle de vie doit être optimisée et complétée, notamment par l'amélioration des indicateurs et la prise en compte des enjeux des atteintes à la biodiversité, de la consommation d'eau et d'autres ressources naturelles et des « externalités environnementales des systèmes de production ». Ces indicateurs complémentaires, en cours de développement dans le cadre de la gouvernance dédiée, sont nécessaires pour permettre de différencier les produits d'une même catégorie -notamment les viandes- selon les modes de production.
La source — senat_questions · nº 3b826a9:1850d3396cb:6ebd
↗ https://www.senat.fr/questions/base/2022/qSEQ221204489.html
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