Nécessité d'une mobilisation nationale pour inverser la banalisation des infections sexuellement transmissibles et l'augmentation de leur transmission
· Clôturée
Santé, familles, autonomie et personnes handicapées (repondant)
Dans ce contexte global d'augmentation du dépistage et du diagnostic des Infections sexuellement transmissibles (IST), observée depuis 2021, le maintien d'une action résolue en faveur du dépistage reste primordial. Plusieurs actions ont été déployées dernièrement. Le dépistage des IST sans ordonnance s'inscrit dans cette ambition via l'action n° 13 de la feuille de route 2021-2024 de la stratégie nationale de santé sexuelle. Cette action répond à l'engagement du ministère de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées de faire un pas décisif dans la diversification de l'accès au dépistage et aux outils de prévention afin de réduire au maximum les occasions manquées de prévenir une infection par le VIH, les IST et les hépatites. Prévu par la loi de financement de la sécurité sociale pour 2023, le dépistage des IST sans ordonnance en laboratoire de biologie médicale est effectif depuis le 1er septembre 2024. Cette offre vient s'inscrire en complémentarité d'une part de l'activité de dépistage sur prescription et d'autre part de l'activité de dépistage au sein des centres gratuits d'information, de dépistage et de diagnostic et les centres de santé sexuelle. Les premiers résultats de ce dispositif sont très encourageants, notamment chez les moins de 26 ans, qui représentent une grande partie des bénéficiaires. En complément, la délivrance de préservatifs, internes et externes, sans ordonnance et pris en charge à 100 % en pharmacie est possible pour les jeunes de moins de 26 ans. La consultation longue de santé sexuelle, ayant pour objectif de permettre d'aborder les différentes thématiques du champ de la santé sexuelle dans une approche globale, est également prise en charge à 100 % sans avance de frais pour les personnes de moins de 26 ans. Par ailleurs, La Stratégie nationale de santé sexuelle comporte un axe spécifiquement dédié aux jeunes, visant à investir la promotion de la santé sexuelle dans une approche globale et positive afin d'améliorer et renforcer l'accès à une information fiable et de qualité en matière de santé sexuelle. Le ministère de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées défend qu'une sensibilisation précoce des jeunes est essentielle pour leur permettre de prendre des décisions éclairées et responsables concernant leur santé sexuelle. C'est dans cette dynamique que plusieurs mesures ont été mises en place permettant de favoriser un environnement promoteur d'une santé sexuelle épanouie et respectueuse. Depuis 2018, le service sanitaire des étudiants en santé permet aux promotions de choisir la santé sexuelle comme thème prioritaire. La santé sexuelle a également été intégrée dans les missions obligatoires des services de santé étudiante. Enfin, le programme scolaire de l'éducation à la vie affective et relationnelle, et à la sexualité a été publié par l'éducation nationale en février 2025, représente un véritable levier de transmission d'informations fiables pour tous les élèves. Il s'agit d'un apprentissage prévu et encadré par les articles L. 121-1 et L. 312-16 du code de l'éducation prévoyant l'organisation d'au moins trois séances par an et par niveau. La participation aux séances est obligatoire. Le programme a été élaboré par un groupe d'experts composé de professionnels de l'enfance, de l'éducation, de la santé, ainsi que d'universitaires. Santé publique France déploie plusieurs dispositifs à destination des jeunes. Le site OnSEXprime.fr, créé en 2009, est un dispositif d'éducation à la sexualité à destination des adolescents de 11 à 18 ans. Il vise à apporter des réponses validées scientifiquement, avec un vocabulaire adapté. Le site aborde la santé sexuelle selon une approche globale et positive, conformément aux orientations ministérielles. Des campagnes de sensibilisation sont également menées sur les réseaux sociaux à destination des jeunes publics. À titre d'exemple, à l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre le VIH/sida 2025, Santé publique France a déployé une campagne sur TikTok et Snapchat, en collaboration avec des créateurs de contenus préalablement formés en cohérence avec les données scientifiques. Cette campagne visait à promouvoir l'usage du préservatif, dans un contexte marqué par un recul de son utilisation, notamment lors du premier rapport sexuel, susceptible de contribuer à l'augmentation des IST observée ces dernières années. Enfin, il existe une campagne nationale de promotion de la santé sexuelle pilotée chaque année par le ministère de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées, visant à sensibiliser aux questions de la santé sexuelle : la semaine de la promotion de la santé sexuelle. Organisée chaque année durant la première semaine de juin, cette initiative s'adresse à l'ensemble de la population, avec une attention portée aux publics les plus vulnérables, notamment les jeunes. Cette année, pour sa cinquième édition, elle aura lieu du 1er au 7 juin 2026. Ces efforts seront poursuivis dans le cadre de la troisième feuille de route de la Stratégie nationale de santé sexuelle 2017-2030.
La source —
senat_questions · nº 67a6cb45:19abfdcd82b:-7f0f
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