Avenir de l'emploi industriel sur le site Sogefi de Douai
· Clôturée
Industrie (repondant)
La situation de la filière automobile française, et notamment de la sous-traitance, reste en effet dégradée malgré une légère reprise depuis 2020. De multiples facteurs conjoncturels affectent négativement la santé de la filière depuis quelques années : les crises successives du Covid-19, des semi-conducteurs et des matières premières ont entrainé une dégradation de la compétitivité des acteurs de la filière tandis que la production automobile européenne reste inférieure de 20 % à son niveau de 2019, générant des surcapacités importantes pour les industriels du secteur. Face à ces multiples difficultés, les sous-traitants automobiles et l'ensemble de la filière ont pu compter sur un soutien fort et constant de l'Etat à travers des appels à projets visant à répondre à leurs besoins d'investissement et d'innovation en vue du maintien de leur compétitivité et des activités et emplois en France dans le contexte de l'électrification accélérée de la filière. A ce titre, le site Sogefi de Douai a notamment été soutenu à travers le fonds de modernisation de France relance dans le cadre du projet « DEMETER ». De plus, un plan dédié de suivi des sous-traitants sur le terrain est effectué par les services économiques de l'État en région (SEER) en lien avec l'administration centrale. Ce suivi permet de connaître précisément la situation économique des entreprises et de s'assurer que toutes les entreprises qui le peuvent puissent être soutenues dans leurs investissements et leur stratégie de diversification ou de formation. A ce titre, l'annonce faite par le groupe Sogefi de fermer le site de Douai résulte d'une incapacité du groupe à repositionner de façon compétitive le site en raison de ce contexte difficile pour toute la filière automobile européenne, malgré les possibilités de soutien public. Dans de tels cas, les services de l'État et opérateurs se mobilisent systématiquement pour faire appliquer les engagements pour lesquels les entreprises sont tenues dans le cadre des conventions d'aide publique, demander un reversement d'aide le cas échéant, et s'assurer que le groupe respecte ses obligations envers les salariés licenciés.
La source —
senat_questions · nº 67a6cb45:19abfdcd82b:-7ee1
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