Amendement 79 — de modernisation de la fonction publique
· Adopté
Pierre-Yves Collombat (auteur), Groupe socialiste (groupe), Jacques Mahéas (cosignataire)
Si la mobilité des fonctionnaires constitue un gage de qualité pour la fonction publique, celle‑ci doit cependant être conciliée avec un principe républicain essentiel : la séparation des pouvoirs et des fonctions.
La loi n°84‑594 du 12 juillet 1984, complétée par le décret n°2004‑715 du 20 juillet 2004, dispose que les départements, les régions et leurs établissements publics administratifs ne peuvent engager des fonctionnaires ou d'anciens fonctionnaires ayant exercé dans le même ressort territorial, au cours des deux années qui précèdent, les fonctions de préfet, de sous‑préfet, de secrétaire général de préfecture ou de secrétaire général de préfecture.
En outre, les magistrats des chambres régionales des comptes ne peuvent être recrutés dans une collectivité territoriale du ressort de leur juridiction qu'après un délai de cinq ans.
Par ailleurs, à l'inverse, nul ne peut être nommé membre d'un tribunal administratif ou d'une cour administrative d'appel s'il a exercé depuis moins de trois ans, dans le ressort de ce tribunal ou de cette cour, une fonction de direction au sein des services d'une collectivité territoriale.
Ce sont là les seules dispositions légales existantes ce qui laisse fâcheusement en dehors du champ des incompatibilités d'autres catégories de fonctionnaires ayant rempli des missions de contrôle des collectivités territoriales ‑ par exemple les trésoriers‑payeurs généraux ou les directeurs de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes ‑ ou, plus généralement, dont les fonctions exigent une totale indépendance par rapport à elles : magistrats chargés du ministère public, directeurs des renseignements généraux, etc.
L'objet de cet amendement est donc d'étendre le champ de la réglementation en ce sens.
La source —
senat_amendements · nº 56948
Fichier d'origine conservé
Ce texte n'a été ni résumé ni corrigé