Amendement 16 — relative à la protection patrimoniale des langues régionales et à leur promotion
· Adopté
Laurence Muller-Bronn (auteur), Catherine Belrhiti (cosignataire), François Calvet (cosignataire), Pierre Charon (cosignataire), Françoise Dumont (cosignataire), Sabine Drexler (cosignataire), Jacky Deromedi (cosignataire), Corinne Imbert (cosignataire) … 12 signataires en tout
Le présent amendement vise à consacrer, à l’article L 312-10 du Code de l’éducation une troisième forme d’enseignement des langues régionales : l’enseignement immersif.
On appelle en pratique « enseignement immersif » un enseignement effectué pour une grande partie du temps scolaire dans une langue autre que la langue dominante.
Ce choix pédagogique permet d’assurer l'acquisition d’une seconde langue en étant enseignée dans une partie des cours et des activités scolaires, sans remettre en question l’enseignement de la langue dominante. L’efficacité de cet apprentissage réside dans la transmission des compétences linguistiques, mais également disciplinaires. La langue est acquise au lieu d’être simplement apprise.
Aujourd’hui, malgré un intérêt croissant pour l’enseignement dispensé dans les écoles immersives, celles-ci ne sont pas reconnues dans l’enseignement public. Or le bilinguisme offre aux élèves, dès le plus jeune âge, la possibilité d’un apprentissage linguistique qui plus tard, leur permettra d’acquérir plus facilement d’autres compétences, notamment la maîtrise des langues étrangères.
De nombreux exemples en France (Alsace, Pays Basque, Bretagne, Occitanie) et à l’étranger (notamment des lycées français à l’étranger) démontrent le bien-fondé de cette démarche pédagogique.
La source —
senat_amendements · nº 1180393
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