Amendement 88 — visant la relance et la décentralisation du logement
Sabine Drexler (auteur), Christian Klinger (cosignataire), Laurence Muller-Bronn (cosignataire), Laure Darcos (cosignataire), Catherine Di Folco (cosignataire), Khalifé Khalifé (cosignataire), Florence Lassarade (cosignataire), Jean-Jacques Panunzi (cosignataire) … 18 signataires en tout
Appliquée sans discernement au bâti patrimonial ancien ordinaire, l’isolation thermique par l’extérieur constitue une fausse bonne solution : techniquement risquée, architecturalement destructive, et économiquement discutable à long terme. En bloquant la perspirance naturelle des murs anciens, elle favorise la rétention d’humidité au sein des structures, avec des conséquences graves : dégradation des matériaux, pourrissement des éléments en bois, développement de moisissures, autant de facteurs qui fragilisent le bâti dans la durée et peuvent nuire à la qualité de l’air intérieur et à la santé des habitants. Interdire son usage généralisé sur cette catégorie de constructions, telle que définie par le présent texte, relève donc d’un acte de sagesse et de responsabilité. C’est protéger un patrimoine irremplaçable, tout en garantissant des rénovations durables, saines et véritablement efficaces sur le plan énergétique.
Combinée à la définition du bâtiment patrimonial ordinaire et à un DPE adapté, cette mesure permettra au projet de loi d’être à la hauteur des enjeux : plus de logements, mieux rénovés, dans un cadre de vie préservé pour les générations futures.
Interdire l’ITE sur le bâti patrimonial ancien ordinaire s’inscrit ainsi pleinement dans les objectifs du texte : relancer le logement sans sacrifier le patrimoine, lutter contre la vacance par des rénovations viables, et mener une transition écologique efficace et non contre‑productive.
La source —
senat_amendements · nº 1330475
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