Amendement 386 — visant la relance et la décentralisation du logement
Marie-Pierre de La Gontrie (auteur), Colombe Brossel (cosignataire), Rémi Féraud (cosignataire), Bernard Jomier (cosignataire), Antoinette Guhl (cosignataire), Yannick Jadot (cosignataire)
Cet amendement vise à permettre aux communes de fixer, par délibération motivée, une durée minimale de location des meublés de tourisme comprise entre deux et sept jours.
L’objectif de cet amendement est double :
1° ‑ En permettant aux communes de rendre plus restrictives les conditions de location d’un meublé de tourisme, il contribue à revaloriser l’intérêt de la location longue durée et s’inscrit donc dans l’objectif de relance et de préservation du logement.
2° ‑ Il vise également à limiter les nuisances associées de manière prégnante aux locations de très courte durée. Les collectivités territoriales constatent effectivement qu’en matière de meublés de tourisme, la rotation trop rapide des occupants est susceptible d’engendrer des troubles importants de voisinage et de favoriser certains détournements de ces locaux, notamment à des fins de prostitution ou de trafic de stupéfiants. Selon l’Office central pour la répression de la traite des êtres humains (OCRTEH), 85 % des activités de proxénétisme ont lieu dans des meublés de tourisme loués sur des plateformes.
Cet amendement s’inscrit enfin dans la logique de décentralisation poursuivie par le projet de loi, puisque les collectivités territoriales pourront librement choisir de mettre en place ou non cet outil, au regard des réalités propres de leur territoire. Afin d’assurer l’effectivité de cette disposition, le non‑respect de la durée minimale fixée par la commune est sanctionné par une amende de 5 000 euros par location irrégulièrement consentie.
La source —
senat_amendements · nº 1330578
Fichier d'origine conservé
Ce texte n'a été ni résumé ni corrigé