geheim.land Recherche Politique
7 décembre 2018 · Sénat · seance_publique · exposé des motifs Amendement

Amendement II-828 — de finances pour 2019

· Adopté

Alain Chatillon (auteur), Martial Bourquin (cosignataire), Pascal Allizard (cosignataire), Claude Kern (cosignataire), Didier Rambaud (cosignataire), Dany Wattebled (cosignataire), Sophie Primas (cosignataire), Jean-Pierre Corbisez (cosignataire) … 21 signataires en tout

Cet amendement tend à conditionner le bénéfice du crédit impôt recherche (CIR) à un engagement de maintien de l’activité de l’entreprise sur le territoire national pendant un délai de trois ans à compter du 1er janvier de l’année suivant celle où l’entreprise a exposé les dépenses de recherche pour lesquelles elle bénéficie de ce crédit. À défaut d’assurer le respect de cette condition de durée, le dispositif organise un mécanisme de reprise de l’avantage fiscal octroyé. Cette mesure vise à mettre en œuvre la préconisation du rapport de juin 2018 de M. Martial Bourquin au nom de la mission d’information du Sénat sur Alstom et la stratégie industrielle du pays, présidée par M. Alain Chatillon. Sans remettre en cause le CIR et son taux, il s’agit ainsi d’éviter de voir se reproduire les comportements de pure optimisation fiscale de la part de certains groupes étrangers qui bénéficient du CIR pour les dépenses de recherche en France sans exercer ensuite leur activité sur le territoire national. Le CIR est incontestablement un élément d’attractivité fort pour notre pays, mais il doit s’accompagner d’une contrepartie consistant en une présence suffisante en France pour permettre un juste retour pour la collectivité de l’effort fiscal consenti.
La source — senat_amendements · nº 1131904
↗ https://www.senat.fr/amendements/2018-2019/146/Amdt_II-828.html
Fichier d'origine conservé
Ce texte n'a été ni résumé ni corrigé