Amendement 71 — de finances rectificative pour 2004
· Adopté
Alain Lambert (auteur), Dominique Leclerc (cosignataire)
Cet amendement vise à atténuer les effets fiscaux, parfois confiscatoires, résultant de l'écart de valeur pouvant se produire entre le jour du décès d'une personne et l'expiration du délai légal de dépôt de déclaration de sa succession.En cas de décès d'un dirigeant, qu'il s'agisse d'un commerçant, d'un artisan, d'un agriculteur ou d'un professionnel libéral, l'entreprise ou la société qu'il détient doit être évaluée au jour du décès. Les évolutions de valeurs qui peuvent se produire immédiatement après le décès et, en tout cas, préalablement au paiement des droits de succession, ne sont actuellement pas prises en compte.Or, les raisons de perte ou de diminution de valeur sont multiples :- nécessité d'avoir un diplôme que les héritiers n'ont pas,- présence de mineur ou d'incapable majeur,- technicité du métier pour lequel on ne trouve pas de remplaçant,- plus généralement incapacité d'exercer l'activité du défunt.Il faut ajouter à cela la personnalité du chef d'entreprise qui est souvent un élément déterminant pour la valeur de l'entreprise.En conséquence, il est proposé de tenir compte de la perte éventuelle de valeur des biens professionnels induite par la disparition du chef d'entreprise pour la liquidation des droits de succession.
La source —
senat_amendements · nº 32669
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