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30 décembre 2014 · Assemblée nationale · Premier ministre · réponse Réponse

programme ; mise en oeuvre

· Réponse publiée

Premier ministre (repondant)

Le Président de la République a souhaité faire de la jeunesse la grande priorité de son quinquennat. Il s'est engagé à refonder notre système scolaire et à recréer sur cinq ans 60 000 postes d'enseignants et de personnels éducatifs, médico-sociaux, administratifs et techniques qui sont indispensables à la bonne marche des établissements scolaires. Issue d'un long travail de concertation associant tous les acteurs de l'éducation, la loi n° 2013-598 du 8 juilllet 2013 d'orientation et de programmation pour la refondation de l'école de la République définit les objectifs de la refondation s'agissant notamment de la réduction des inégalités sociales et territoriales. Ces objectifs se traduisent, dans la loi, par la programmation de 60 000 créations de postes pour les cinq ans à venir. Sur ce total, 54 000 emplois seront créés au ministère chargé de l'éducation nationale, 5 000 au ministère chargé de l'enseignement supérieur et 1 000 au ministère chargé de l'agriculture. Parmi ces 54 000 créations, 21 000 sont des postes d'enseignants titulaires des premier et second degrés (public et privé) dont les deux tiers, 14 000 postes, iront à l'école primaire, conformément aux engagements d'accorder la priorité au premier degré, notoirement sous doté, alors même que s'y joue en grande partie le destin scolaire des élèves. A la rentrée 2012, les postes nouveaux issus des mesures du changement ont été répartis au sein des académies par les recteurs d'académie, dans le souci de l'intérêt général, selon une méthode transparente et juste reposant sur des critères objectifs. A la rentrée 2013, les moyens alloués ont été attribués pour permettre la mise en oeuvre, dans le primaire et dans le secondaire, des priorités de la refondation de l'école et pour répondre aux besoins démographiques. En supprimant l'année de formation en alternance au sein des instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM), la majorité précédente a suscité un grand désarroi chez les jeunes professeurs qui se sont retrouvés devant des classes sans la moindre compétence pédagogique et, bien souvent, sans aucune expérience en école ou en établissement scolaire. Les écoles supérieures du professorat et de l'éducation (ESPE), mises en place à la rentrée 2013, ont pour objet d'apporter un environnement permettant aux futurs enseignants d'acquérir toutes les compétences nécessaires à la réalisation de leurs missions en bénéficiant d'une entrée progressive dans le métier. De nombreuses études montrent en effet que la qualité de la formation initiale reçue par un professeur joue un rôle déterminant dans la réussite des élèves. La nouvelle formation désormais dispensée prépare ainsi les enseignants à toutes les dimensions de leur métier : prise en charge des besoins éducatifs particuliers, accompagnement du handicap, prévention des situations de tension et de violence, utilisation des ressources numériques, problématiques liées à l'orientation, à l'insertion professionnelle, à la connaissance du marché du travail et une formation aux thématiques sociétales. Dans le premier degré, comme pour l'année 2013, la rentrée scolaire 2014 a été principalement consacrée au rétablissement de la formation initiale des enseignants, laquelle se traduit par la création de 4 042 emplois supplémentaires d'enseignant stagiaire. Cette mesure, s'ajoutant à celle inscrite en 2013, porte les effectifs de stagiaires du premier degré à 8 611. Ces moyens supplémentaires sont complétés par 1 095 emplois d'enseignants du premier degré public, créés à la rentrée 2014. Ils sont notamment affectés : - au financement de l'évolution démographique ; - au développement de la scolarisation des moins de trois ans ; - à la mise en place du dispositif plus de maîtres que de classes ; - à la création d'une unité d'enseignement en maternelle pour les enfants autistes dans chaque académie ; - au renforcement des moyens destinés à prévenir et réduire la difficulté scolaire. De même, dans le second degré, l'effort porté sur la formation initiale des enseignants s'est traduit, à la rentrée 2014, par la création de 4 854 emplois supplémentaires qui, compte tenu des 5 646 crées à la rentrée 2013, permet de porter le nombre d'enseignants stagiaires à 10 500. Ceux-ci sont dédiés notamment au financement de l'évolution démographique, à la création d'un réseau de professeurs formateurs académiques et au renforcement des moyens destinés à prévenir et à réduire la difficulté scolaire. Enfin, s'ajoutent aux créations précitées celles qui concernent les emplois de CPE stagiaire (300) et de personnels médico-sociaux (10 médecins, 40 infirmiers, 50 assistants de service social). De même, 350 emplois nouveaux d'auxiliaires de vie scolaire pour l'aide individuelle (AVS-i) ont été répartis en juin 2014.
La source — assemblee_questions_ecrites · nº QANR5L14QE72106
↗ https://questions.assemblee-nationale.fr/q14/14-72106QE.htm
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