Amendement COM-10 — visant à protéger les jeunes mineurs des crimes sexuels
· Adopté
Michel Savin (auteur), Annick Billon (cosignataire), Olivier Henno (cosignataire), Stéphane Sautarel (cosignataire), Marc Laménie (cosignataire), Alain Milon (cosignataire), Martine Berthet (cosignataire), Viviane Malet (cosignataire) … 60 signataires en tout
Cet amendement renforce le fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes (FIJAISV), en inscrivant au fichier tous les délits sexuels punis par la loi, y compris lorsque la peine d’emprisonnement est inférieure à cinq ans. Cette mesure vient inscrire au FIJAISV :
- l’exhibition sexuelle, passible d’un an d’emprisonnement,
- le harcèlement sexuel, passible de deux ans d’emprisonnement voir de trois ans en cas de circonstance aggravante telle que le fait qu’il émane d’une personne qui abuse de l’autorité que lui confèrent ses fonctions ou le fait que la victime soit un mineur de moins de quinze ans,
- le recours à la prostitution d’une personne particulièrement vulnérable, passible de trois d’emprisonnement,
- la tentative d’atteinte sexuelle sur un mineur et l’incitation à commettre un crime ou un délit contre des mineurs.
Cet amendement reprend la proposition 15 de la mission commune d’information sur les politiques publiques de prévention, de détection, d’organisation des signalements et de répression des infractions sexuelles susceptibles d’être commises par des personnes en contact avec des mineurs dans le cadre de l’exercice de leur métier ou de leurs fonctions, présidée par notre collègue sénatrice Catherine Deroche.
Elle était également inscrite à l’article 2 de la proposition de loi tendant à renforcer la protection des mineurs face aux violences sexuelles dans le milieu sportif, déposée en février 2020 et cosignée par plus de 100 sénateurs, toutes tendances politiques confondues.
La source —
senat_amendements · nº 1180672
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