Amendement 43 — Projet de loi de finances rectificative pour 2016
· Rejeté
Antoine Lefèvre (auteur), Caroline Cayeux (cosignataire), Philippe Dominati (cosignataire), Patrick Masclet (cosignataire), Catherine Di Folco (cosignataire), Jean-François Rapin (cosignataire), Corinne Imbert (cosignataire), Alain Fouché (cosignataire) … 41 signataires en tout
Le mécanisme du crédit d’impôt pour les 3,5 millions de ménages recourant chaque année en France aux services à la personne (SAP) ne permet pas de leur éviter l’avance de trésorerie dont la période d’effets peut atteindre dix-huit mois.
Une application immédiate du bénéfice du crédit d’impôt répond à cet inconvénient, en allant dans le sens de l’accès aux services au plus grand nombre de Français, dont les foyers les plus modestes, de la simplification des procédures fiscales et de la lutte contre le travail non déclaré. En favorisant le recours à la consommation de SAP par les familles, notamment lorsque les deux parents travaillent, une telle mesure participe en outre à l’amélioration de la conciliation entre la vie familiale et la vie professionnelle.
Ainsi, le présent amendement permettrait, à coût constant pour l’Etat, de simplifier la consommation de SAP, tout en :
relançant la consommation ;
répondant aux besoins de SAP de la part des ménages, libérés de la contingence de l’avance sur consommation ;
soulageant la mobilisation de trésorerie des ménages, a fortiori ceux à revenus modestes ;
activant par la consommation un levier de croissance d’activité et de création d’emplois (estimée à plus de 200.000 à court/moyen terme).
Cet amendement s’inscrit en outre dans l’universalisation du crédit d’impôt prévu par la réforme en cours de l’article 47 du PLF, la mobilisation immédiate de la trésorerie résultant du crédit d’impôt concernant tous les foyers, qu’ils soient imposables ou non.
En outre, cet amendement est à coût constant pour l’Etat, puisque ce dispositif permettra une mobilisation immédiate par le secteur bancaire, selon les techniques de la cession de créances ou de la subrogation conventionnelle, sans requérir d’efforts financiers de la part de l’Etat qui continuera à liquider le crédit d’impôt dans les délais habituels de la liquidation de l’impôt sur le revenu l’année suivante.
La source —
senat_amendements · nº 1098726
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