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15 décembre 2016 · Sénat · seance_publique · exposé des motifs Amendement

Amendement 353 — Projet de loi de finances rectificative pour 2016

· Rejeté

Claude Kern (auteur), Annick Billon (cosignataire), Yves Détraigne (cosignataire), Loïc Hervé (cosignataire), Bernard Delcros (cosignataire), Alain Vasselle (cosignataire), Jean-Marc Gabouty (cosignataire), Hervé Maurey (cosignataire) … 20 signataires en tout

Cet amendement vise à réintroduire un taux de TVA réduit à 5,5% pour les prestations de collecte, de tri et de traitement des déchets. Cette disposition fait partie des mesures phares du comité sur la fiscalité écologique (devenu comité pour l’économie verte). Actuellement, le taux de TVA appliqué aux activités liées à la gestion des déchets de manière générale est de 10% (depuis le projet de loi de finances 2014), alors qu’il était à l’origine de 5,5%. Cette augmentation à 10% a été décidée pour financer le Crédit impôt compétitivité emploi (CICE). Or force est de constater, que le CICE n’a pas répondu aux espoirs escomptés en matière d’emploi. Par contre, la hausse de la TVA sur les prestations de collecte, de tri et de traitement des déchets se fait lourdement ressentir dans les budgets des collectivités et par conséquent sur les impôts locaux des habitants. L’application du taux de 10% a en effet fait doubler le poids de la TVA en 2 ans, pesant directement sur le pouvoir d’achat des français à hauteur de 150 à 200 millions d’euros par an. Le taux de 5,5% avait été appliqué à la gestion des déchets en raison de la considération de gestion d’un service de première nécessité. L’organisation mondiale de la santé définit en effet les services de première nécessité en tant que « services et programmes fournissant à l’ensemble de la population l’énergie, les systèmes d’assainissement, l’eau et autres services essentiels pour les consommateurs des zones résidentielles et commerciales ». Historiquement, c’est au titre de la salubrité publique que la compétence locale de collecte et traitement des déchets s’est développée. Enfin, à l’heure où le Gouvernement s’engage sur l’économie circulaire, cette augmentation va à l’encontre de ce principe en pénalisant les opérations visant à mobiliser les déchets et en valoriser les ressources en matériau et en énergie. Appliquer le taux réduit de TVA à 5,5 % relève à la fois d’une mesure d’équité et de reconnaissance du caractère indispensable de ce service public local. Ce taux permettra aux collectivités de développer à grande échelle les nouveaux services permettant d’atteindre les objectifs de la loi de transition énergétique (développement des nouvelles filières de recyclage...).
La source — senat_amendements · nº 1099049
↗ https://www.senat.fr/amendements/2016-2017/208/Amdt_353.html
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