Amendement 96 au texte PRJLANR5L14B0541
· Rejeté
Hervé Mariton (auteur), Marie-Christine Dalloz (cosignataire), Gilles Carrez (cosignataire)
Grâce à l’opposition, le Gouvernement a renoncé à son projet inouï de créer une surtaxe d’habitation sur les résidences secondaires – inouï dans la mesure où ce serait la première fois que l’État ferait une préemption sur la fiscalité locale.
Pour autant, cette taxe nouvelle a été écartée au profit d’une surtaxation des plus-values immobilières. Or, ce prélèvement confiscatoire (puisqu’il pourrait atteindre 40,5 %), décidé sans aucune étude d’impact va porter un coup fatal au marché de l’immobilier et, par conséquent, aux recettes des collectivités locales.
Ce nouvel acharnement anti classes-moyennes n’est pas acceptable. D’une part, le Gouvernement continue d’avancer « masqué » dès lors qu’il s’agit d’augmenter les impôts. D’autre part, il confirme son choix de traquer le patrimoine des français moyens plutôt que de faire des économies en dépenses.
A défaut de supprimer cette taxe, il convient a minima de préciser qu’elle s’applique bien à la fraction de la plus-value imposable et non à son montant total mais aussi d’en revoir le barème à la baisse afin qu’elle ne soit plus confiscatoire.
La source —
assemblee_amendements · nº AMANR5L14SEA644420B0541P0D1N96
Fichier d'origine conservé
Ce texte n'a été ni résumé ni corrigé