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3 janvier 2014 · Assemblée nationale · PO644420 · exposé des motifs Amendement

Amendement 1682 au texte PRJLANR5L14BTC1639

· Irrecevable

Bernard Reynès (auteur)

Le droit de préemption des Safer ne peut aujourd’hui appréhender que les cessions de biens immobiliers, à l’exclusion des biens meubles incorporels tels que les parts ou actions, et ce alors même que cette faculté leur est consentie à l’amiable. Les Safer sont de ce fait actuellement impuissantes lorsqu’un bien immobilier agricole est incorporé dans une société civile (GFA, GFR, SCEA, EARL, SCI, etc.) ou commerciale (SA, SARL, SAS, etc.) dont les parts sont très souvent vendues séparément, favorisant ainsi le morcellement parcellaire. Cette impossibilité de préempter met en difficulté les Safer, qui de fait ne peuvent poursuivre leur mission d’intérêt général :promouvoir l’installation des agriculteurs et lutter contre la spéculation foncière dans un marché sociétaire en pleine expansion. Par ailleurs, outre des conséquences pour les Safer, ce dispositif n'est pas sans conséquence pour les collectivités territoriales, qui constatent bien souvent la division parcellaires d'un terrain agricole en vue d'y installer des habitations précaires (mobil-homes, cabanon, etc....). Face aux changements constatés dans le processus de mise en vente des terrains agricoles, il est important d'adapter les moyens d'action des Safer, en élargissant le champ d'application du droit de préemption aux parts de sociétés civiles ou commerciales immobilière (comme c'est déjà le cas avec le droit de préemption urbain) afin qu'elles puissent continuer à remplir leurs missions et objectifs.
La source — assemblee_amendements · nº AMANR5L14SEA644420BTC1639P0D1N1682
↗ https://www.assemblee-nationale.fr/14/amendements/1639/AN/1682.pdf
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