geheim.land Recherche Politique
24 décembre 2013 · Assemblée nationale · Ministère chargé du développement · question Question

pandémies ; lutte et prévention ; actions de la France

· Réponse publiée

François Loncle (auteur)

M. François Loncle interroge M. le ministre délégué auprès du ministre des affaires étrangères, chargé du développement, sur les politiques et les moyens mis en œuvre au niveau international pour combattre les principales pandémies. En ce domaine, l'un des principaux intervenants est le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, créé en janvier 2002. Cette fondation n'est pas une agence de l'ONU, mais elle travaille en partenariat étroit avec l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Au cours de la décennie écoulée, ce fonds a soutenu 136 pays, ce qui a contribué à sauver des millions de vies et à soigner des millions de malades. En 2000, seulement 50 000 personnes vivant en Afrique subsaharienne bénéficiaient de traitements antirétroviraux ; il y en a maintenant plus de 7 millions. Dans le même laps de temps, le taux de guérison de la tuberculose est passé de 67 % à 87 %. Au lieu de 5 % en 2000, ce sont à présent plus de la moitié des familles subsahariennes qui disposent de moustiquaires imprégnées d'insecticide. Il s'en est suivi un recul significatif du taux de la mortalité infantile dans toute cette région d'Afrique. Celle-ci reste certes la principale victime du sida puisque 25 millions des 35 millions d'individus contaminés y vivent. Mais une évolution positive est enregistrée dans 16 pays de cette zone, tels que le Ghana, le Malawi, le Burkina Faso et la Zambie, puisque le nombre de personnes soignées dépasse celui des personnes nouvellement infectées. Par exemple, en Afrique du sud, trois quarts des malades du sida reçoivent désormais un traitement antirétroviral, alors qu'ils n'étaient que 8,3 % en 2005. Au total, les progrès sont spectaculaires. En dix ans, le nombre de décès causés par le sida dans le monde a diminué de 24 %, de 26 % pour le paludisme et de 41 % pour la tuberculose. La France participe, d'une manière exemplaire, à ce vaste programme humanitaire. Ainsi, le Président de la République a confirmé, en juillet 2013, le maintien de la contribution française au Fonds mondial à hauteur de 360 millions d'euros annuels pour la période 2014-2016, ce qui fait de notre pays le premier donateur européen et le deuxième sur le plan international après les États-Unis. La France a fourni 14 % du budget total de ce fonds depuis sa création. Il lui demande de lui exposer les perspectives de la lutte contre ces trois grandes maladies, compte tenu que le fonds mondial espère obtenir auprès des différents donateurs des engagements à hauteur de 15 milliards de dollars pour la période 2014-2016. Il aimerait savoir ce que le Gouvernement français entreprend pour inciter nos partenaires européens et les pays émergents à suivre son exemple et donc accroître les efforts financiers nécessaires pour permettre à des millions de malades d'être soignés et à prévenir le développement de ces épidémies.
La source — assemblee_questions_ecrites · nº QANR5L14QE47065
↗ https://questions.assemblee-nationale.fr/q14/14-47065QE.htm
Fichier d'origine conservé
Ce texte n'a été ni résumé ni corrigé