geheim.land Recherche Politique
26 décembre 1991 · Sénat · Éducation · question Question

Enseignement optionnel d'une seconde langue vivante en quatrième

· Clôturée

Michel Doublet (auteur)

M. Michel Doublet attire l'attention de M. le ministre d'Etat, ministre de l'éducation nationale, sur le rapport du Conseil national des programmes qui envisage de rendre optionnelle la deuxième langue vivante en quatrième et d'en repousser l'apprentissage jusqu'en classe de seconde. La proposition du Conseil national des programmes est en totale contradiction avec la politique actuelle des recrutements, et notamment avec l'augmentation des postes offerts aux concours internes et externes des C.A.P.E.S. et agrégations. Comment gérer l'arrivée massive d'enseignants certifiés ou agrégés dans les collèges et le tarissement inévitable des élèves dans les classes de langues ? A plus ou long terme cela conduirait les enseignants de langues à enseigner une autre discipline, pour laquelle ils n'auraient reçu aucune formation suffisante. Autre contradiction, à l'heure de l'Europe, quels moyens compte-t-on donner aux jeunes pour qu'ils s'intègrent au marché du travail européen ? La liste des professions exigeant la connaissance et la pratique d'une, voire deux langues n'est pas exhaustive et concerne quasiment tous les secteurs socioprofessionnels. De plus, ce n'est pas en classe de quatrième qu'il faudrait commencer l'apprentissage d'une seconde langue vivante, mais bien dès la sixième. Les conséquences d'une telle mesure risquent d'être catastrophiques, pour l'éducation, l'enseignement en général, et surtout pour l'avenir de nos enfants. C'est pourquoi il lui demande que ce projet soit immédiatement annulé.
La source — senat_questions · nº 1010058:10245eb4383:-57f4
↗ https://www.senat.fr/questions/base/1991/qSEQ911219252.html
Fichier d'origine conservé
Ce texte n'a été ni résumé ni corrigé