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23 juillet 2026 · Gouvernement · BFM TV · discours Discours

Interview de Mme Maud Bregeon, ministre déléguée chargée de l'Énergie, porte-parole du Gouvernement, à BFM TV le 23 juillet 2026, sur les incendies, TotalEnergies, les aides de l'État au carburant et la préparation du budget 2027.

Maud Bregeon (auteur), Marie Chantrait (intervenant)

MARIE CHANTRAITIl est 8 h 34 et vous êtes bien sur BFMTV. Bonjour, Maud Bregeon. MAUD BREGEONBonjour Marie Chantrait. MARIE CHANTRAITMerci beaucoup d'être avec moi ce matin. Vous êtes la porte-parole du Gouvernement, on le rappelle, le ministre également chargé de l'Énergie, on l'a vu dans le journal. La France, une partie de la France en tout cas, brûle. En Gironde, déjà 2 000 hectares partis en fumée, 12 000 habitants appelés à évacuer. D'autres feux, aussi dans le sud de la France, sont toujours en cours. Les syndicats de pompiers dénoncent encore un manque de moyens. Mise au point sévère du ministre de l'Intérieur hier soir, on va y revenir. Mais il a aussi évoqué, Laurent Nuñez, le déploiement en appui d'un A400M pour lutter contre ces flammes. Est-ce que vous pouvez nous dire ce matin, Maud Bregeon, quand va-t-il entrer en action ? MAUD BREGEONOui, d'abord, je voudrais avoir un mot de solidarité pour les 250 000 sapeurs-pompiers, les 200 000 sapeurs-pompiers volontaires. Beaucoup sont mobilisés sur une situation qui est extraordinaire. Laurent Nuñez l'a dit : les moyens sont déployés, massivement déployés. Et on va aller encore plus loin puisque, vous le savez, on travaille depuis plusieurs semaines à adapter l'A400M de telle sorte qu'il puisse venir en appui, parce que ce ne sont pas du tout ses missions sur les interventions incendies. Et donc je peux vous annoncer que dans quelques jours, d'ici à fin juillet, l'A400M sera en mesure d'être mobilisé et donc de venir en appui de l'ensemble des autres moyens. Pour donner une idée aux auditeurs, aux téléspectateurs qui nous regardent, c'est l'équivalent de trois Canadairs en volume d'eau déployés, donc c'est absolument massif. Ça a nécessité un travail technique d'adaptation dans lequel je ne rentrerai pas ce matin, MARIE CHANTRAITDe formation aussi. MAUD BREGEONDe formation bien sûr, et donc un système spécifique a été déployé, a été mis en œuvre, mis au point. Il permettra à l'A400M, d'ici à la fin juillet, d'être déployé, encore une fois, en appui du reste des moyens conventionnels. MARIE CHANTRAITCela veut dire que, là, vous nous dites : il est en cours d'équipement, les équipages sont encore en train d'être formés, et donc, d'ici quelques jours, il sera en capacité d'intervenir. On sait où précisément, ou pas encore, ça dépendra ? MAUD BREGEONÇa dépendra effectivement de l'évolution, évidemment, de l'évolution de la situation. Les moyens, en tout cas techniques, ont été mis en place. Il y a toute une phase de tests, évidemment, de contrôles, eu égard à la sécurité de l'appareil et des intervenants, chacun le comprend bien. Mais en un temps record, on a réussi, là encore une fois, à s'adapter. Et puis je rappelle quand même qu'on a douze Canadairs, qu'on a huit Dash, que deux nouveaux Canadairs ont été commandés, que lorsque le président de la République a été élu en 2017, six nouveaux Dash qui permettent d'intervenir ont été achetés et ont été livrés depuis. Donc non, les moyens, encore une fois, sont en augmentation croissante et constante depuis neuf ans maintenant. MARIE CHANTRAITMaud Bregeon, si je prends, j'ai envie de dire un questionnement et un raisonnement un peu par l'absurde : vous maintenez depuis des jours maintenant que nous avons assez de moyens, que les Canadairs sont là. Vous répondez aux polémiques, notamment lancées par La France Insoumise sur, justement, l'absence ou le trop petit nombre, notamment de Canadairs. Si vous êtes dans l'obligation aujourd'hui de déployer cet A400M, c'est qu'il y avait peut-être un manque quand même du coup. MAUD BREGEONC'est normal d'adapter les moyens et on les adapte depuis des années. Pas uniquement d'ailleurs les moyens aériens. Les premiers moyens utilisés face aux incendies, ce sont à plus de 90 % des moyens terrestres. C'est évidemment des moyens humains former davantage de sapeurs pompier, former davantage de militaire. MARIE CHANTRAITEt vous entendez la colère, la fatigue de ces hommes et de ces femmes. MAUD BREGEONMais c'est aussi légitime et on le comprend complètement, on l'entend, c'est légitime. C'est aussi pour cela qu'on adapte les moyens. J'en profite pour dire aux Françaises et aux Français qui nous écoutent que la meilleure façon d'aider ces sapeurs-pompiers, c'est de faire preuve de la plus grande vigilance. Neuf départs de feu sur dix sont d'origine humaine - pas d'origine volontaire, mais d'origine humaine. Et donc dans ces temps extraordinaires, chacun doit faire preuve encore une fois de la plus grande attention dans les gestes simples du quotidien. Et ça nous permet comme ça, indirectement, d'aider les sapeurs-pompiers. MARIE CHANTRAITCela va mieux en le disant. En effet. On salue en effet leur travail sur le terrain, toujours actif et sans doute durant tout l'été. Un hommage national a été proposé, je crois, aux familles des deux pompiers décédés à Mérignac il y a quelques jours. À votre connaissance, ont-elles accepté cette proposition de l'État ou c'est encore en discussion ? MAUD BREGEONÇa, je laisserai, encore une fois, l'Élysée, le chef de l'État et ses équipes, communiquer sur les suites qui seront données. Ce que je peux vous dire effectivement, c'est que le président de la République, hier lors du Conseil des ministres, a redit toute sa solidarité, toute la solidarité de la nation avec ces deux sapeurs-pompiers, et plus globalement avec l'ensemble des forces de sécurité civile qui sont mobilisées face à ces feux dans une période extraordinaire, qui est aussi extraordinairement longue puisque nous ne sommes que mi-juillet, nous sommes le 22, le 23 juillet dans le mois de juillet. MARIE CHANTRAITEt 44 000 hectares déjà partis en fumée. MAUD BREGEONEt 44 000 hectares déjà partis en fumée, c'est plus que sur l'ensemble de l'été l'année dernière. MARIE CHANTRAITEffectivement. Maud Bregeon, à cette heure de cet entretien, on l'a appris il y a seulement quelques instants : TotalEnergies double son bénéfice net au deuxième trimestre à près de 5,5 milliards de dollars. Des résultats deux fois plus élevés qu'il y a un an. Vous savez immédiatement ce que vont dire les oppositions, notamment, vous le devinez. Ils les avaient déjà accusés au premier trimestre d'être des profiteurs de guerre. Franchement, quand on voit ces chiffres, on peut difficilement leur donner tort, non ? MAUD BREGEONMoi, je refuserai toujours de rentrer dans le Total bashing. Et pour avoir géré depuis des mois maintenant cette crise du carburant qui a durement affecté nos concitoyens, je peux vous le dire ce matin, même si ce n'est peut-être pas le discours le plus populaire : c'est une chance, c'est une chance d'avoir en France un grand énergéticien mondial capable d'assurer l'approvisionnement des Français et capable de nous aider. Pardonnez-moi, de nous aider à tirer les prix vers le bas. Une fois qu'on a dit ça, il y aura des débats, et notamment des débats fiscaux, durant le projet de loi de finances. Les parlementaires proposeront des amendements. Le débat sur la fiscalité des grandes entreprises aura lieu comme il a lieu chaque année. MARIE CHANTRAITSébastien Lecornu avait dit : "Je ne ferme la porte à rien". C'était il y a trois mois. Faute est de constater que rien n'a été rouvert pour le moment. Vous dites "peut-être pour le débat budgétaire". Juste sur ces chiffres, aux téléspectateurs qui nous regardent ce matin, qui se réveillent avec ces quasiment cinq milliards et demi de dollars juste de bénéfices, des bénéfices doublés : vous comprenez que cela puisse juste choquer. Sans rentrer dans le Total bashing, mais ce sont des chiffres gigantesques quand on connaît l'inflation, quand on connaît les prix qui augmentent, pris comme ça, brut. MAUD BREGEONJe le comprends, en tout cas, je l'entends, et il ne m'appartient pas de juger les réactions et les sentiments des Françaises et des Français qui nous écoutent. MARIE CHANTRAITVous dites : c'est une pépite française, c'est une grande entreprise. MAUD BREGEONMoi, ce que je veux dire aujourd'hui, c'est qu'on a un géant français. On a un leader français dans un secteur qui est absolument clé. On a vu que l'énergie, c'était le nerf de la guerre à proprement parler. Et donc avoir des grandes majors qui, à l'international, sont en capacité d'agir, sont en capacité de garantir et d'assurer l'approvisionnement des Français… On a beaucoup parlé de risque de pénurie. C'est aussi, pas uniquement, mais aussi parce qu'on a un grand leader international comme Total qu'on a pu écarter très vite tout risque de pénurie. MARIE CHANTRAITCe qui est mis en cause aussi, c'est sa communication. On va venir aux aides aux carburants que le Gouvernement a mises en place. Total, lui, j'ai envie de dire, vous accompagne. En tout cas, c'est ce que disent certains de vos détracteurs en disant : "On fait le plafonnement des prix, opération communication géante qui a d'ailleurs été revue parce que fin juin, ils ont dit qu'ils se limitaient à 1 200 stations rurales. Là, ça va concerner tout l'Hexagone. Plafonnement à deux euros environ. C'est une opération à peu de frais pour compenser ces chiffres records". De votre point de vue ? MAUD BREGEONVous appelez cela une opération de communication. Ce que je constate, pour ma part, c'est que beaucoup de Français en ont bénéficié et que cela a fait directement partie des moyens mis en œuvre qui ont permis, encore une fois, de freiner la hausse des prix sur l'ensemble. MARIE CHANTRAITVous discutez, vous, ministre de l'Énergie, avec Total pour les encourager à prolonger ce type d'opération ? MAUD BREGEONOn discute avec Total, on discute avec les distributeurs, on discute avec les raffineurs. On les recevra de nouveau en début de semaine prochaine. Tout ça est parfaitement normal. Nous sommes dans notre rôle. On a toujours d'ailleurs demandé que les baisses, lorsqu'elles existent soit répercutées, aussi vite que les hausses. Donc on suit la situation avec la plus grande vigilance. Je comprends les interrogations qu'il peut y avoir, que ces chiffres peuvent susciter pour les Françaises et les Français. MARIE CHANTRAITElles sont légitimes, de votre point de vue, évidemment. MAUD BREGEONJe les comprends. Pour autant, encore une fois, je le redis : taxer les grandes entreprises françaises ne peut pas être la première réaction face aux difficultés. MARIE CHANTRAITMais ça va faire partie du débat. MAUD BREGEONCe n'est pas ce qui permet derrière d'aider les fins de mois des Français. Ça fera partie du débat, ça a fait partie du débat l'année dernière. Il y a eu une surtaxe d'impôt sur les sociétés qui a été mise en place, notamment par le Gouvernement, et donc on a assumé de faire contribuer davantage les 300 plus grandes entreprises françaises en excluant les ETI pour les préserver. Donc ça fera partie du débat. Mais ne rentrons pas dans le Total bashing qui est extrêmement simpliste. MARIE CHANTRAITPas forcément entendable, j'imagine, du côté de vos opposants à gauche, mais ça on verra comment se passe le débat budgétaire. Juste Maud Bregeon, rapidement, sur ce sujet des carburants, on voit que la situation continue de s'enflammer au Moyen-Orient et dans le détroit d'Ormuz. Précisément, ces aides carburant, vous l'avez dit, elles seront prolongées jusqu'à la fin de l'été. Un peu plus d'un million de Français en ont fait la demande sur les trois millions éligibles. Comment expliquer ces chiffres ? Est-ce que la méthode, est-ce que le fonctionnement est trop complexe ? Est-ce que vous faites un appel ce matin à ceux qui sont éligibles d'y aller et de formuler la demande ? MAUD BREGEONNon pour la première question. Oui, pour la seconde. MARIE CHANTRAITÇa, c'est rapide. MAUD BREGEONBien sûr, il y a un peu plus d'un million de Français qui ont demandé et touché ces aides, c'est une très bonne chose. S'ils l'ont fait, c'est parce qu'ils en avaient profondément besoin. Il y a d'autres Français qui aujourd'hui sont éligibles à cette aide de cent euros qui peut toujours être versée. Et donc il y a un portail dédié. Il suffit de se connecter, d'apporter un certain nombre d'informations. Nous avons travaillé à ce que ce portail soit le plus simple possible. MARIE CHANTRAITLa limite, c'est le 30 juillet… MAUD BREGEON…Facile d'accès possible, et cette limite sera repoussée jusqu'à fin août. Je vous le dis aussi ce matin, je vous l'annonce : repoussée jusqu'à fin août pour permettre, dans une situation qui a évolué encore une fois avec des prix qui ont de nouveau augmenté, de laisser le temps à d'éventuels Français éligibles de faire cette demande. MARIE CHANTRAITSur les mêmes critères que ceux déjà établis ces dernières semaines. MAUD BREGEONSur les mêmes critères déjà établis. Et puis par ailleurs, un mot pour les entreprises aussi. Beaucoup de secteurs d'activité sont directement concernés. Les aides déployées sont mises en œuvre jusqu'à fin août là aussi pour les agriculteurs, les pêcheurs, les transporteurs, le secteur du BTP qui consomme beaucoup de carburant, et donc eux aussi peuvent encore se tourner vers nous et demander, encore une fois, l'aide à laquelle ils ont droit. MARIE CHANTRAITLa politique, à présent. Votre collègue Monique Barbut, au Gouvernement, reste finalement après avoir déposé sa démission. Le Président l'a convaincue, visiblement, de rester. Je reprends cette observation de mes éminents confrères du Parisien ce matin : "Une preuve, s'il en fallait une, qu'en politique comme en écologie, tout est recyclable". Franchement, est-ce que ce n'est pas un très mauvais signal qui est envoyé par cet épisode ? MAUD BREGEONJe ne sais pas qui a écrit la phrase que vous citez. Est-ce que ce sont des confrères à vous ? Est-ce que ce sont des propos rapportés ? MARIE CHANTRAITCe sont des confrères à moi, je vous le confirme. MAUD BREGEONJe me permets de dire à vos confrères que je trouve ces mots d'un grand mépris et d'une grande arrogance. MARIE CHANTRAITJe pense que ce n'était pas leur volonté. Mais encore une fois… MAUD BREGEONEt d'ailleurs, je note, pardonnez-moi et je me permets de le dire, que depuis quelques jours, les commentaires sur les réseaux sociaux provenant parfois de commentateurs médiatiques, souvent de responsables politiques, ne sont pas à la hauteur, sont d'un grand mépris et sont d'une grande arrogance. Une fois que j'ai dit cela, ce qui compte aujourd'hui, c'est ce qu'on veut faire, ce qu'on a fait et ce qu'on va faire pour l'écologie. MARIE CHANTRAITÇa j'entends. Mais je ne prétends pas lire le Maud Bregeon dans le texte, ni vous comprendre parfaitement, mais je vous ai entendue hier, à la sortie du Conseil des ministres, absolument justifier le fait qu'elle reste. Je vous ai connue plus allante. J'ai entendu quelques périphrases autour de votre collègue. Ça a fait débat quand même temps dans vos rangs au sein du Gouvernement, le fait qu'elle reste après cet épisode ? MAUD BREGEONIl y a des comptes rendus de Conseil des ministres qui sont plus faciles que d'autres. Et ça fait partie du job, c'est bien normal. Écoutez, moi ce que je veux vous dire, c'est d'abord, pour commencer, Monique Barbut a proposé sa démission sur la base d'un désaccord qui concernait la possibilité donnée à l'ANSES de réintroduire par voie dérogatoire… MARIE CHANTRAITCes deux pesticides, l'acétamipride notamment. MAUD BREGEONCette mesure n'était pas une mesure proposée par le Gouvernement. Jamais le Gouvernement n'a souhaité la réintroduction à titre dérogatoire, même via l'ANSES, de l'acétamipride dans le texte. Donc, le projet de loi d'urgence agricole, c'est une proposition qui a été introduite par le Parlement. Donc, il n'y a pas de désaccord de fond au sein du Gouvernement. Ensuite, il y a les motivations de Monique Barbut, qui est profondément engagée, militante. MARIE CHANTRAITQui reste libre et loyale, ça rappelle l'ancien Premier ministre. MAUD BREGEONEt d'ailleurs, on lui a proposé de rejoindre le Gouvernement pour cette raison-là, parce qu'elle n'est pas issue de la vie politique. Ce n'est pas une élue, c'est une femme, encore une fois, engagée dans le secteur associatif, qui porte cette cause-là depuis des dizaines d'années maintenant. MARIE CHANTRAITEt donc c'est une bonne chose qu'elle reste ? MAUD BREGEONEt donc, je crois que c'est une bonne chose qu'elle reste. Et je pense que si elle a décidé de rester, c'est parce qu'elle a la conviction qu'elle va pouvoir agir sur les sujets qui sont prioritaires pour elle. MARIE CHANTRAITOn arrive quasiment à la fin de cet entretien. Deux questions rapides d'abord sur le budget, on l'évoquait, sur la taxation des superprofits. Est-ce que vous confirmez cette information de nos confrères de L'Opinion ? La copie du budget qui doit rapidement être présentée, qui prévoit de ramener le déficit à 4,7 % l'an prochain au prix, donc, de 35 milliards d'euros d'efforts ? C'est le sens que va prendre le budget de Sébastien Lecornu ? MAUD BREGEONAlors, je laisserai David Amiel encore une fois préciser l'ensemble des chiffres. Ce que je peux vous dire sur l'objectif général, c'est qu'on va évidemment devoir réduire le déficit dans un contexte économique qui est un contexte difficile. Vous savez que nous avons revu nos prévisions de croissance pour cette année de 0,9 à 0,7. Ce contexte économique est notamment dû à ce qui se passe au Moyen-Orient, et donc on va devoir continuer à faire des efforts. On va devoir continuer à baisser les dépenses et on s'apprête à avoir ce débat au Parlement à l'automne prochain. MARIE CHANTRAITEt possiblement un budget par un 49.3, ça, vous n'excluez pas non plus, ça peut être un mode de… MAUD BREGEONOn ne l'exclut pas, mais sur quel texte ? MARIE CHANTRAITEt ça, ce sera les débats. MAUD BREGEONSur quel texte, sur quels compromis ? MARIE CHANTRAITUne dernière question, la présidentielle. Vous avez pris parti pour un certain Édouard Philippe. François Bayrou, ce matin chez nos confrères de TF1, le dit : le casting visiblement ne convient pas aux Français et d'autres candidats vont arriver. Vous partagez aussi cette analyse de l'ancien Premier ministre ? MAUD BREGEONMoi je trouve qu'il y a déjà beaucoup, beaucoup de candidats et je soutiens Édouard Philippe parce que j'ai la conviction absolue, pour bien le connaître, y compris personnellement, qu'il est en capacité de rassembler les Français de droite, du centre, mais aussi beaucoup de Français qui doutent. Parce qu'il a toujours eu un discours clair, parce que c'est quelqu'un qui fait preuve de sobriété dans une époque qui parfois en manque. MARIE CHANTRAITEt entre lui et Gabriel Attal, il faudra qu'il se décide rapidement. Très rapidement. MAUD BREGEONC'est une évidence. La droite et le centre devront présenter un candidat unique, le mieux placé. Et aujourd'hui, le mieux placé, c'est Édouard Philippe. MARIE CHANTRAITMerci infiniment. MAUD BREGEONMerci à vous. MARIE CHANTRAIT…d'avoir été notre invitée ce matin. Source : Service d'information du Gouvernement, le 27 juillet 2026
La source — vie_publique · nº 304176
↗ https://www.vie-publique.fr/discours/304176-maud-bregeon-23072026-bfm-incendies-total-energie-carburant-budget-2027?egn-publisher=dila_vp&egn-name=informer_opendata_discours
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