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23 juillet 2026 · Gouvernement · Sud Radio · discours Discours

Interview de Mme Marina Ferrari, ministre des sports, de la jeunesse, et de la vie associative, à Sud Radio le 23 juillet 2026, sur les dispositions de la réforme du sport professionnel, le prochain sélectionneur de l'équipe de France de football, l'orga

Marina Ferrari (auteur), Benjamin Glaise (intervenant)

Benjamin GlaiseMon invité politique ce matin, c'est Marina Ferrari. Elle est ministre des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative. Marina Ferrari, bonjour. Marina FerrariBonjour Benjamin Glaise. Benjamin GlaiseEt merci d'être avec nous ce matin. Beaucoup d'actualités vous concernant, en ce moment. On parlera notamment, bien sûr, de Zinedine Zidane, qui devrait officiellement devenir le sélectionneur des Bleus, mardi prochain. On verra cela. Est-ce que vous allez lui accorder d'ailleurs une dérogation pour déplafonner son salaire ? Vous nous le direz. Mais d'abord, parlons de cette proposition de loi, elle est importante, que vient d'adopter le Parlement : un texte qui vise à améliorer la gouvernance du sport professionnel. L'idée, c'était notamment d'apporter une réponse aux dérives qu'on a constatées dans le foot français, plus spécialement au sein de la ligue de football professionnel. Concrètement, pour bien comprendre, est-ce que cette réforme entraîne, de facto, la disparition de la LFP ? Marina FerrariAlors, cette réforme, d'abord, merci d'aborder ce texte, vous concentrez sur le football, mais elle ne concerne pas que le football, d'abord. C'est ce que je voudrais dire. Ça concerne tout le sport professionnel en France. Ce qui est important, puisqu'on est à un moment aussi charnière, aujourd'hui, du sport professionnel. D'abord, dans le texte, il y a des dispositions très importantes concernant la lutte contre le piratage. Vous savez qu'aujourd'hui, c'est un fléau, tant pour la culture que pour le sport ; puisque l'utilisation de plateformes… Benjamin GlaiseCe qu'on appelle les IPTV, notamment. Marina FerrariIl y a les IPTV, mais il y a aussi les plateformes, parce qu'on peut passer via les réseaux sociaux pour aller voir des matchs de manière gratuite. Mais du coup, ce sont des droits médias qui sont perdus pour l'économie du foot. Et du coup, ça affaiblit nos clubs, ça affaiblit nos capacités économiques à soutenir le foot français ou le sport français en général. Benjamin GlaiseOn lutte comment d'ailleurs, puisque vous parlez du piratage ? On sanctionne les usagers directement, ou pas, à travers ce texte ? Marina FerrariEn fait, ce texte, il dispose de plusieurs mesures qui sont très intéressantes pour revaloriser ces droits médias. D'abord, ce qu'on va permettre dans ce texte, c'est d'avoir la possibilité, en live, de couper l'accès au visionnage des matchs. Et ça, c'est très important, parce que jusqu'à l'adoption de ce texte, il fallait saisir la justice. En général, c'était deux jours de réponse, de délais de réponse. Donc, le match, autant vous dire que le match était terminé. Donc, on pouvait regarder facilement son match de manière frauduleuse. Là, on va pouvoir, dès qu'on aura identifié les adresses IP, on pourra couper en live. Donc, c'est une espèce d'autorisation permanente de couper : ce qui a été fait en Italie, qui fonctionne très bien. Donc, il était temps que la France se mette aussi à ce standard pour nous permettre justement de mieux lutter. Deuxièmement, on va pouvoir commercialiser les droits médias en un seul lot. Et ça, c'est extrêmement important, puisqu'aujourd'hui, vous le savez, pour voir un championnat, malheureusement, un amoureux du football, par exemple, va devoir souscrire plusieurs abonnements. Donc, c'est aussi ce qui pousse, quelque part, pour une contrainte économique, parfois, à recourir à une IPTV pour pouvoir voir tous les matchs. Donc, en donnant la possibilité de commercialiser les droits médias en un seul lot, ça va permettre de n'avoir qu'un seul abonnement. Et donc, bien évidemment, c'est le prix du marché qui va s'exercer derrière. Et donc, nous aurons forcément une baisse. Et ça, c'est très attendu, je pense, par tous les amoureux du foot, notamment. Ils pourront voir ainsi, avec plus de confort et surtout avec moins de besoins, les matchs. Benjamin GlaisePour bien comprendre, sur les IPTV, qu'est-ce que vous allez faire concrètement pour lutter contre cela ? Marina FerrariAlors, concrètement, il y a bien sûr dans le texte, aussi, des mesures qui vont renforcer les sanctions contre ceux qui regardent de manière frauduleuse. Benjamin GlaiseC'est-à-dire, sur les sanctions ? Marina FerrariNotamment sur ceux qui diffusent ces matchs, où là, les sanctions seront renforcées, puisqu'on est maintenant en capacité de les identifier. Vous le savez, on a des algorithmes qui tournent, notamment la Ligue, aujourd'hui, a des algorithmes qui tournent et qui permettent d'identifier ces adresses. Donc, on pourra couper et les sanctionner. Benjamin GlaiseRevenons sur cette question de la LFP, la Ligue de Football Professionnel. Effectivement, ça touche tous les sports, mais la LFP est particulièrement concernée. On a beaucoup parlé des dérives. La LFP, elle va disparaître, ou pas, la saison prochaine ? Marina FerrariAutre volet de ce texte qui est important, c'est la possibilité, effectivement, de transformer la Ligue Professionnel en société commerciale, à l'instar de ce qui se fait par exemple en Grande-Bretagne, puisque c'est le modèle britannique. Ce texte, il était attendu. Pourquoi ? Parce qu'il va permettre d'associer, en fait, la fédération et les clubs, donc, c'est-à-dire la Ligue, à la gouvernance du football professionnel. C'est-à-dire que cette société commerciale, elle aura comme actionnaire la fédération et les clubs. Et ça, c'était attendu. Benjamin GlaiseDonc, la fédération prend le pouvoir ? Marina FerrariNon, la fédération ne prend pas le pouvoir, puisqu'après, il va leur appartenir de créer les statuts de cette société commerciale, et donc, d'avoir une gouvernance partagée. En tout cas, je vois ça d'un angle très positif, puisque ça va permettre d'associer tout le monde à cette gouvernance. Il ne faut pas avoir une prise de pouvoir. C'est plutôt une responsabilisation de tous les acteurs. Benjamin GlaiseVous savez, on suit beaucoup le rugby sur Sud-Radio. Est-ce que ça peut être le cas du rugby aussi, pour la Ligue de rugby ? Marina FerrariAlors, ça pourrait être le cas, un jour, du rugby, s'ils le décident. C'est une possibilité… Benjamin GlaiseSi la fédération le décide ? Marina FerrariNon. Dans le cas du football, effectivement, le texte le prévoit clairement, puisqu'aujourd'hui, seule, en fait, la Ligue est organisée comme cela en France. Vous le savez, pour le rugby, c'est une autre organisation. Ça, vous en avez bien conscience. Donc, à l'avenir, d'autres sports professionnels pourraient décider de se structurer comme ça. Ce texte offre cette possibilité. Mais là, on est vraiment sur le cas du football. Parce que ce texte, il vise aussi à permettre aux autres sports professionnels français à mieux se structurer. Je pense notamment au développement de la pratique féminine. C'est un sujet qui est crucial dans le texte. Vous savez qu'aujourd'hui, malheureusement, nous avons des équipes professionnelles féminines qui disparaissent, parce qu'elles sont encore trop dépendantes économiquement de la santé du secteur masculin. Je pense à l'équipe de foot de Dijon, par exemple. Parce que l'équipe masculine a des grosses difficultés, et la société professionnelle sportive a des grosses difficultés, sur la section masculine, on a coupé la section féminine. Ce qui est quand même dommageable pour le développement du sport professionnel féminin. Benjamin GlaiseOui ou non, le décret d'application, il est prêt ? Marina FerrariAlors, il y a plusieurs décrets d'application à prendre sur cette loi. Il y en a plusieurs, il n'y en a pas qu'un. Benjamin GlaiseD'accord, oui. Marina FerrariDonc, ils ne sont pas encore prêts. Le ministère travaille déjà dessus, puisque la loi, vous l'avez vu, elle a été adoptée… Benjamin GlaiseC'est tout récent, ouais. Marina FerrariVoilà. C'est tout récent, mardi : lundi à l'Assemblée, mardi au Sénat. J'ai signé la loi hier, pour sa promulgation. Donc, ensuite, le Président de la République, le Premier ministre, tous les ministres intéressés, puisque je ne suis pas la seule ministre intéressée sur cette loi, doivent la signer. Ensuite, elle va être promulguée. Ensuite, les décrets d'application. L'idée, c'est d'aller le plus vite possible pour que toutes ces mesures qui sont très attendues par le secteur puissent être mises en œuvre rapidement. Benjamin GlaiseAutre aspect très important de cette loi, c'est le plafonnement des salaires pour les présidents de fédérations et leurs salariés. Ils ne pourront pas gagner plus de 450 000 euros par mois. Le sélectionneur des Bleus est un salarié de la fédération. Zinedine Zidane qui devrait succéder à Didier Deschamps. L'équipe, d'ailleurs, assure que ce sera pour mardi. Vous avez l'information ? Marina FerrariAh non, moi, je n'ai pas l'information. Benjamin GlaiseAh, vous ne savez pas ? Marina FerrariAh non. Benjamin GlaiseBon. En tout cas, est-ce que vous confirmez que vous lui accorderez, à Zinedine Zidane, une dérogation, puisque vous, vous en avez la capacité, pour déplafonner son salaire ? Marina FerrariAlors, je crois qu'il faut décorer la personne du sélectionneur, quelle qu'il sera. Benjamin GlaiseD'accord. Oui. Marina FerrariEn fait, c'est la possibilité, puisqu'il y a eu un débat très important. Moi, je m'étais positionnée contre cette idée de plafonnement de toutes les rémunérations. Puisque dans le texte initial, tel qu'il avait été écrit par le sénateur Savin, il y avait un plafond de rémunération pour président de fédération et secrétaire général. Ce qui permettait, puisque là, on est vraiment en lien direct avec une délégation de services publics, donc, ce qui permettait de… C'était de remettre un peu de l'éthique, si vous voulez, dans tout cela. Ensuite, un amendement parlementaire à l'Assemblée nationale a décidé de plafonner toutes les rémunérations des salariés. Moi, j'ai jugé que ce n'était pas du ressort de la loi, puisque, vous le savez, les fédérations sont des entités de droits privés, et qui, pour certaines, et c'est le cas de la Fédération Française de Foot notamment, ont des revenus qui proviennent essentiellement, pour une grande partie, non pas de subventions publiques, mais de ressources privées. Les licences, les droits médias dont on vient de parler, et les recettes sur les grands événements, ou les partenariats. Benjamin GlaisePour répondre à ma question, Marina Ferrari, un ministre des Sports, je le rappelle, est-ce que, à priori, ce sera officialisé mardi, c'est ce que dit L'équipe en tout cas, est-ce que vous avez, ça y est, accordé une dérogation pour le futur sélectionneur, quel qu'il soit ? Marina FerrariEn tout état de cause, la loi n'est pas encore en application aujourd'hui. Benjamin GlaiseDonc, il n'y a pas besoin, aujourd'hui, d'une dérogation pour Zinedine Zidane ? Marina FerrariLe prochain sélectionneur, je n'ai pas, vous semblez sûr de votre coup en disant que ce sera mardi, moi, je n'ai pas cette information, à ce jour, qui est confirmée. Dès que la loi sera promulguée, il faudra effectivement, il appartiendra au ministre des Sports, de déroger, d'accepter le principe d'une dérogation par rapport à ce plafonnement de rémunération. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que demain, sur un autre poste, puisqu'il n'y a pas que le sélectionneur qui pourrait avoir un salaire supérieur, eh bien on interrogera le ministre des Sports sur la fonction. Benjamin GlaisePlusieurs dérogations seront possibles. Vous l'envisagiez, en tout cas. Marina FerrariDonc, le rôle du ministre des Sports ou de la ministre des Sports, ça serait quoi ? Ça sera de regarder ce qui se passe dans l'écosystème, ailleurs dans le monde aussi, pour bien évidemment faire en sorte… Benjamin GlaisePour vous, un sélectionneur des Bleus, du coup, doit gagner plus que 450 000 euros ? Marina FerrariOn va aller regarder ce qui se fait ailleurs : combien est payé le sélectionneur de l'Allemagne, combien est payé le sélectionneur des autres nations sportives. Benjamin GlaiseC'était le cas de Didier Deschamps en tout cas. Donc, on imagine que ça sera le cas. Marina FerrariL'idée, c'est bien qu'on puisse offrir à nos équipes de France le meilleur. Benjamin GlaiseMarina Ferrari, donc, ministre des Sports, de la Jeunesse et de la Vie Associative, les Jeux Olympiques d'hiver de 2030, dans les Alpes. Le maire de Nice, Eric Ciotti, demande une commission d'enquête sur l'organisation et le financement de ces Jeux. Il dénonce, je le cite, de graves dysfonctionnements internes, une mauvaise gestion. Qu'est-ce que vous voulez lui dire, lui répondre ce matin, sur Sud Radio ? Marina FerrariBon, écoutez. Vous avez suivi comme moi ce qui s'est passé à Nice. Moi, j'ai déploré la position du maire de Nice qui, pendant toute sa campagne, a dit que nous n'aurions pas la possibilité de faire usage du stade de l'Allianz Riviera pour l'organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques en 2030. A partir de là, il lui appartenait de nous proposer des solutions alternatives. Nous avons étudié toutes les solutions alternatives, et nous l'avons fait très sérieusement. Il le sait. Nous avons regardé toutes les options et nous les avons chiffrées. Tout ce qu'il nous proposait était de l'ordre de 100 millions d'euros plus cher que la solution initiale. Bien évidemment, moi, je dois le dire à regret, puisque pour moi, Nice reste une destination importante en matière de sport de glace en France, comme vous le savez, à regret. Nous avons été conduits à déplacer le pôle de glace. En fait, nous avons travaillé en plusieurs temps. D'abord, on a envisagé de déplacer le hockey. Puis la Fédération Internationale de Hockey nous a dit : "Si vous déplacez le hockey masculin, déplacez le hockey féminin". Et à partir du moment où le gros des sports de glace en termes de billetterie était déplacé, alors, tenant les conséquences aussi du retour d'expérience de Milano Cortina, où ses pôles éclatés ont nuit un peu à l'expérience athlète, ce qui nous a été remonté, mais aussi, a créé des problèmes de flux et de déplacement des visiteurs et des spectateurs. Alors, le CIO nous a recommandé de regrouper en un seul endroit les sports de glace. Et de ce fait, nous avons décidé, donc, de nous retourner pour trouver une solution alternative. Et la métropole lyonnaise était présente pour nous aider. Benjamin GlaiseC'est juste de la posture, Eric Ciotti ? Marina FerrariJe pense que c'est de la posture. Et puis ça sent un peu, je le dis, le règlement de compte politique. Moi, je n'ai aucun sujet, aujourd'hui, à me présenter devant une commission d'enquête parlementaire pour expliquer ce qui s'est passé, et puis, pour aussi montrer que nous faisons les choses de la manière la plus responsable possible. Benjamin GlaiseMarina Ferrari, un mot sur les pierres porte-bonheur que vous avez offerts aux Bleus avant la Coupe du Monde. Ça vous fait sourire. On en a beaucoup parlé, hein. Marina FerrariOui. Benjamin GlaiseÇa fait réagir. L'équipe de France a atteint les demi-finale final. Marina FerrariEt d'ailleurs, assez étonnement, je vais vous dire. Benjamin GlaiseEst-ce que ça a fonctionné ou pas selon vous ? Marina FerrariJe vais vous dire, assez étonnamment, parce que j'ai eu un geste d'amitié vis-à-vis des Bleus. Je leur ai offert un petit porte-bonheur. En plus, c'étaient des étoiles. Alors, tout le monde raconte n'importe quoi sur le sujet. Des petites étoiles bleues, blancs. Et la troisième, si elle était arrivée, hutte, était rouge. Donc, vous voyez bien le symbole. C'était un petit geste d'amitié qui n'avait pas vocation à être dans la presse. Après, il y a des bonnes âmes qui s'en sont saisies pour me faire passer pour une douce dingue. Bon, ce n'est pas grave, c'est comme ça. Moi, je conserve mon amitié et toute mon affection aux joueurs. Ils le savent. Voilà. Benjamin GlaiseLes demi-finale, elles ont porté chance ou pas, alors, ces étoiles ? Marina FerrariNon, mais ce n'est pas au niveau de ce qu'on a… Benjamin GlaiseC'était un geste d'amitié. Marina FerrariC'est un geste d'amitié. Et ce n'est pas au niveau de ce qu'on a aujourd'hui devant nous. Benjamin GlaiseKylian Mbappé, ballon d'or, vous y croyez ? Il a ses chances selon vous ? Meilleur buteur de la Coupe du Monde, de l'histoire de la Coupe du Monde, meilleur buteur de la Liga, de la Ligue des Champions ? Ouais, ballon d'or ? Marina FerrariÉcoutez. Je pense que… Pourquoi pas ? En tout cas, je trouve que ça serait bien pour lui et pour sa carrière, parce que c'est vrai que vous avez rappelé son palmarès. Il s'est illustré parfaitement pendant cette Coupe du Monde, malgré, je dois le dire, toutes les attaques ignobles dont il a été la victime. Je tiens encore, aujourd'hui, à dénoncer tout ce qui s'est passé, parce que ça n'a pas sa place dans le sport. Benjamin GlaiseÇa n'a pas été le seul, d'ailleurs. Vous avez vu un Lucas Digne sur les réseaux sociaux. Marina FerrariÇa n'a pas été le seul, ouais. Malheureusement, ça n'a pas été le seul. Benjamin GlaiseAvec pas mal de commentaires, après la demi-finale perdue face à l'Espagne. Marina FerrariAbsolument. Benjamin Glaise"Éloignez ce blanc". Il avait provoqué un pénalty. Ça vous concerne véritablement ? Marina FerrariOui, ça nous concerne. Ça fait partie de la lutte contre toute forme de discrimination et de violence, sur lesquelles nous sommes très engagés. Ça n'est pas acceptable aujourd'hui, ni dans le sport, ni dans la société en général. Donc, nous devons lutter absolument contre toutes ces formes de discrimination. Benjamin GlaiseUne candidature de la France et de l'Allemagne, candidature commune pour la Coupe du Monde de 2038 ou de 2042. Vous avez vu ça. C'est le Parisien qui l'annonce. Je ne sais pas si c'est confirmé ou pas. On en est où ? C'est vraiment envisagé ? Marina FerrariAlors, ce n'est pas confirmé à ce stade. Il appartient, vous le savez, aux fédérations de faire les demandes et de se poser comme candidat. Benjamin GlaiseLa fédération vous a forcément consulté à ce sujet ? Marina FerrariAlors, pas encore à ce stade. Benjamin GlaiseD'accord. Marina FerrariVoilà. Donc, je suis très claire sur le sujet. Mais c'est quelque chose qui était déjà dans l'ambiance depuis un moment. Sachez qu'en tout cas, ça correspond à la politique d'organisation des grands événements sportifs internationaux sur lesquels nous sommes très allant en France. D'ailleurs, nous travaillons de plus en plus aussi avec nos partenaires européens. Je vous rappelle qu'on va avoir une coupe du monde de handball, France-Allemagne également, en 2029. Donc, ça fait partie aussi de la politique de développement de l'économie du sport, pour le coup, que nous portons beaucoup en France. Benjamin GlaiseDonc, vous soutiendrez cette candidature si on fait appel à vous ? Marina FerrariTous les grands événements sportifs internationaux, bien évidemment. Vous allez les voir. Benjamin GlaiseVous êtes favorable. Ouais. Marina FerrariD'ailleurs, ça va rythmer. Chaque année, en France, on va accueillir un grand événement sportif international. Bien sûr, le point d'orgue, c'est à nouveau les Jeux Olympiques et Paralympiques à la maison en 2030. Benjamin GlaiseBien sûr. Marina FerrariMais c'est vrai que depuis 2024, on a acquis une certaine expertise, qui nous est enviée, d'ailleurs, dans le monde entier aujourd'hui, que nous exportons également sur le sujet. Et nous avons surtout des infrastructures qui nous permettent aujourd'hui d'accueillir ces grands événements. Benjamin GlaiseDonc, vous soutiendrez une éventuelle candidature France-Allemagne pour la Coupe du Monde 2038-2040 ? Marina FerrariNous soutenons, d'une manière générale, tous les grands événements sportifs internationaux qui nous sont proposés. Benjamin GlaiseUn mot pour conclure, tout de même, Marina Ferrari, un ministre des Sports. Le journaliste sportif Christophe Gleizes, qui est toujours détenu en Algérie. Il a reçu une deuxième visite consulaire le 7 juillet dernier. Sa libération, elle est proche ? Marina FerrariAlors, je n'ai pas d'informations sur sa libération. Ce que je peux vous dire, c'est que le Gouvernement français reste très en lien, bien évidemment, avec les autorités algériennes pour favoriser la libération de notre compatriote. Moi, j'ai rencontré à plusieurs reprises la famille de Christophe Gleizes, sa maman notamment, que je salue et que j'embrasse, qui fait preuve de beaucoup de courage et de résilience, qui accompagne beaucoup Christophe. Voilà. Et nous espérons qu'il sera bientôt de retour parmi nous. Benjamin GlaiseJ'avais oublié, je voudrais terminer, quand même, d'un mot sur les athlètes russes, qui reviennent pour les Jeux Olympiques de Los Angeles. Vous le regrettez ? Marina FerrariAlors, non seulement, je le regrette, mais nous le dénonçons au niveau européen, avec, notamment, le commissaire Mikhalev, avec lequel je suis très en lien sur le sujet. Nous sommes plusieurs pays européens à nous être exprimés clairement contre le retour. Alors, soyons précis, nous sommes contre le retour sous hymne et bannière des athlètes russes et biélorusses, parce que la situation internationale n'a pas changé aujourd'hui, et que le conflit entre la Russie et l'Ukraine fait toujours rage. On sait malheureusement que dans certains pays, le sport est utilisé comme une arme politique, et c'est le cas sur ces deux pays que je viens de citer. C'est pour ça que la participation des athlètes russes et biélorusses ne nous pose pas de problème, mais dès lors qu'elle reste sous bannière neutre. Je crois que c'est le distinguo auquel je tiens beaucoup, entre la politique et le sport. Et c'est pour ça que la décision qui a été prise par le CIO n'est pas si claire que ça, puisqu'en fait, ils réintroduisent le comité national olympique russe, mais pas les athlètes, sous hymne et bannière pour le moment. Vous voyez, c'est un peu… Mais on voit que c'est une politique des petits pas, que je juge néfaste, qui est en train de se mettre en œuvre, et sur laquelle nous avons une grande vigilance. Benjamin GlaiseMerci beaucoup Marina Ferrari. Marina FerrariMerci à vous. Benjamin GlaiseJe rappelle que vous êtes la ministre des Sports, de la Jeunesse, et de la Vie associative. Merci d'avoir été avec nous ce matin, sur Sud radio. Je vous souhaite une très belle journée. Marina FerrariMerci. A vous aussi. Source : Service d'information du Gouvernement, le 27 juillet 2026
La source — vie_publique · nº 304175
↗ https://www.vie-publique.fr/discours/304175-marina-ferrari-23072026-reforme-sport-professionnel-football?egn-publisher=dila_vp&egn-name=informer_opendata_discours
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