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7 juillet 2026 · Président de la République · discours Discours

Déclaration de M. Emmanuel Macron, président de la République, sur les relations économiques entre la France et la Syrie, à Damas le 7 juillet 2026.

Emmanuel Macron (auteur)

Merci beaucoup, Merci Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs les ministres, heureux d'être à vos côtés en cette journée et de pouvoir être là aux côtés d'une délégation d'entreprises françaises considérable et aux côtés de vos entreprises et aussi de vous-mêmes. Je voudrais m'inscrire dans la continuité des propos que le président vient de tenir. Après 14 années de guerre, au fond, le défi de la Syrie est multiple et les opportunités, les intérêts des entreprises françaises sont convergents avec ce défi. C'est d'abord stabiliser le pays et à travers la reconstruction sous toutes ses formes, donner des perspectives d'opportunités de création d'emplois pour les Syriennes et les Syriens qui sont présents ici, ceux qui ont été déplacés dans le pays ou ceux qui sont réfugiés à l'étranger pour leur permettre de revenir dans des bonnes conditions. C'est pour nos entreprises des opportunités à saisir pour participer à ce développement. Au-delà de la première phase, celle de la stabilisation, de la reconstruction, c'est également faire de la Syrie dans la durée un hub régional, vous l'avez dit, c'est-à-dire un lieu où des stratégies plus larges peuvent se développer et en particulier où des chaînes logistiques nouvelles peuvent se construire, des routes énergétiques ou de données peuvent se bâtir qui d'ailleurs réduisent les risques inhérents au fonctionnement de la région aujourd'hui et ce qui se passe encore, même si c'est à moindre intensité dans le détroit d'Ormuz, le montre ô combien. Et des axes qui avaient pu être pensés, certains y reviendront il y a plusieurs décennies, sont à réenvisager. Donc c'est aussi une série d'opportunités pour nos entreprises, nos investisseurs, de participer à cette aventure dans la durée et de pouvoir avancer. Pour réussir cela, la première chose, c'est de multiplier les échanges, les accompagnements. L'Union européenne, la France s'engagent, vous le savez, à vos côtés. Nous avons été les premiers à ouvrir ce cycle de levée de sanctions. Nous avons cherché à convaincre tous nos partenaires, y compris américains. Les prochaines semaines seront marquées par des étapes importantes qui vont permettre de poursuivre tout ce travail que je viens d'évoquer. Ensuite, c'est les discussions qu'il y a entre nos entrepreneurs. La réunion d'aujourd'hui est importante. Je souhaite qu'elle soit suivie par d'autres, qu'il puisse y avoir plusieurs autres visites et échanges, et en particulier que nos conseils d'affaires, CAFSY et CEFS, puissent, à travers la signature de l'accord entre ces deux instances aujourd'hui, renforcer la coordination et les partenariats entre les communautés d'affaires, qu'il y ait un dialogue aussi régional, et qu'à travers cette communauté d'affaires et cette perspective reconstruction et hub régionale, on arrive à bâtir un dialogue nouveau entre, d'une part, la Syrie, les États clés du Golfe qui sont nos partenaires, la France et les Européens. Pour réussir pleinement cela, au-delà des discussions d'affaires que nous avons là et qui couvrent beaucoup de domaines, puisque nos entreprises veulent rouvrir et être accompagnées par des outils financiers, comme le FASEP, qui est bien connu côté français, ou d'autres instruments, on veut couvrir tous les domaines, l'énergie, l'eau, les transports, la logistique. Évidemment, quand je parle d'énergie, je parle d'hydrocarbures offshore, onshore comme d'énergies nouvelles, mais aussi les titres sécurisés, l'aviation civile, on l'a couvert avec M. le Président. Il y a des domaines très variés. Mais pour cela, on a besoin collectivement de réussir à créer un choc de confiance. Je veux ici le dire, notre intention, ce n'est pas de multiplier des annonces en milliards pour qu'on mette des mois, voire des années à les réaliser. Ce choc de confiance suppose un travail intime que nous devons commencer, que nous allons commencer. D'abord, pour vous aider à rebâtir un système fiable de financement, de compensation et de structuration de la chaîne monétaire, économique, financière, qui permette un bon cadre pour les investissements internationaux et le bon fonctionnement d'une économie saine et transparente. La France est prête aussi à être un partenaire par les expertises et la coopération que nous voulons renforcer, par aussi ce que nous voulons faire avec vous et le GAFI pour permettre justement toutes ces clarifications, la coopération avec la banque centrale syrienne. Ensuite, c'est tout ce qu'on a commencé et qu'on veut continuer d'accompagner avec la restructuration du secteur bancaire, qui assurera un bon financement de votre économie, nous sommes en capacité de vous appuyer là aussi à cet égard. Et puis c'est tout le travail à bâtir que vous avez commencé avec le Fonds monétaire international, mais aussi demain avec le Club de Paris pour permettre là aussi la structuration d'un bon financement, la restructuration de la dette passée et ce qui permettra à l'économie d'avancer. Je pense que la fiabilité de ce cadre, sa clarté est la condition pour qu'on ait d'abord une bonne stabilisation et reconstruction et ensuite un partenariat en effet durable comme nos entreprises le souhaitent, et la construction de ce hub régional, de ces nouveaux corridors énergétiques et de connectivité. Donc vous pouvez compter aussi sur nous, sur ce chemin. Je veux remercier en tout cas nos entreprises présentes, MEDEF international en octobre dernier et tout ce qui a été fait pour préparer cette réunion et dire à tous et toutes qu'avec le Président, au fond, nous voulons continuer ce chemin. Ce chemin, il est simple. L'histoire entre la Syrie et la France est une histoire de confiance qui est plus grande que nous. Nous avons été aux côtés du peuple syrien quand il a voulu son unité, sa liberté. Nous n'avons jamais dévié de cette voie, contrairement à beaucoup, y compris ces dernières années quand certains cédaient à d'autres sirènes. Jusqu'au bout, nous avons été là et nous avons été dans les premiers à rouvrir quand il a fallu rouvrir, avec cette nouvelle ère qui commençait. Donc, nous sommes des partenaires fiables, constants, prévisibles et qui avons, je crois, toujours été aux côtés des intérêts du peuple syrien, de son unité et, aujourd'hui, de sa volonté de retrouver la prospérité. C'est là où la France, où ces entreprises, ces investisseurs ici présents, continueront de se trouver. Je vous remercie.
La source — vie_publique · nº 303990
↗ https://www.vie-publique.fr/discours/303990-emmanuel-macron-07072026-france-syrie?egn-publisher=dila_vp&egn-name=informer_opendata_discours
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