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29 juin 2026 · Gouvernement · Sud Radio · discours Discours

Interview de Mme Annie Genevard, ministre de l'agriculture, de l'agro-alimentaire et de la souveraineté alimentaire, à Sud Radio le 29 juin 2026, sur la canicule, la loi d'urgence agricole et l'élection présidentielle de 2027.

Annie Genevard (auteur), Jean-François Achilli (intervenant)

JEAN-FRANÇOIS ACHILLIBonjour Annie Genevard. ANNIE GENEVARDBonjour Jean-François Achilli. JEAN-FRANÇOIS ACHILLIL'épisode caniculaire a été particulièrement intense, peut-on parler de catastrophe pour l'agriculture ? ANNIE GENEVARDSans aucun doute, l'agriculture est aussi en première ligne dans cet épisode de très graves canicules. Les hommes souffrent, les récoltes souffrent, les élevages souffrent. C'est une énième crise : les crises sanitaires animales, la DNB, les droits de douane, la crise au Moyen et au Proche-Orient avec l'augmentation du gasoil pour nos routiers, les engrais… JEAN-FRANÇOIS ACHILLIVous voulez dire qu'il n'y a pas de répit pour nos agriculteurs, oui. ANNIE GENEVARDIl n'y a pas de répit pour le monde agricole et je veux dire, évidemment, d'abord mon soutien et mon engagement à leurs côtés. JEAN-FRANÇOIS ACHILLIUn premier bilan peut-être, Annie Genevard, sur les animaux, sur les élevages, notamment de bovins et de volailles également ? ANNIE GENEVARDAlors, on est en train d'évaluer tout ça au jour le jour, à l'heure par heure, parce que les dégâts sont extrêmement importants dans des régions qui jusqu'alors étaient épargnées, par exemple la Bretagne. En Bretagne, c'est plus de 5 000 tonnes d'animaux qui sont morts. JEAN-FRANÇOIS ACHILLIQuels animaux, plus précisément, en Bretagne ? ANNIE GENEVARDPlus particulièrement les volailles : elles sont au-delà de quarante degrés, qu'elles soient en bâtiment ou qu'elles soient en plein air, elles sont très exposées. Donc se pose la question sanitaire de l'élimination de ces carcasses. C'est un suivi vraiment de chaque instant. JEAN-FRANÇOIS ACHILLIEst-ce qu'il y a également, Annie Genevard, un impact sur les récoltes ? ANNIE GENEVARDAlors, il aura un impact sur les récoltes. La première canicule en mai a été particulièrement préjudiciable pour les céréales, parce que c'est là où les épis se remplissent. JEAN-FRANÇOIS ACHILLILes moissons, donc. ANNIE GENEVARDDonc les moissons. Alors, il est trop tôt pour en faire le bilan. Il faudra attendre que les moissons aient eu lieu pour dire exactement ce qu'il en est. Mais là, il faudra que le système assurantiel et que la solidarité nationale puissent s'exercer, parce que les récoltes vont sans doute accuser le coup aussi. JEAN-FRANÇOIS ACHILLIL'État va-t-il débloquer des fonds d'urgence pour nos agriculteurs ? ANNIE GENEVARDAlors, l'État est au rendez-vous. Vous le savez, chaque fois que le monde agricole a traversé des crises, l'État a toujours été au rendez-vous. J'ai obtenu pour les engrais, qui ont beaucoup renchéri, une aide européenne qui sera complétée par une aide nationale. Voilà le dernier exemple d'aide d'urgence que nous avons mise en place. Et puis, nous verrons lorsque le moment du bilan de cette canicule pourra être fait, les réponses à apporter. Mais il est clair que nous devons tous être unis aux côtés de nos agriculteurs à la suite de cet épisode caniculaire qui pourrait connaître une troisième lame, si j'ai bien compris. JEAN-FRANÇOIS ACHILLIOui, une troisième lame à partir supposément, nous verrons bien, du 6 juillet. ANNIE GENEVARDSupposément, oui, il le faut, bien sûr, bien sûr. JEAN-FRANÇOIS ACHILLIAnnie Genevard, Sébastien Lecornu organise une nouvelle réunion aujourd'hui. Je ne sais pas si vous avez le loisir d'y participer ou si vous êtes appelée ailleurs, il me semble. ANNIE GENEVARDLe Premier ministre est extrêmement attentif et conduit, dirige des cellules de crise interministérielles. JEAN-FRANÇOIS ACHILLIMais qu'est-ce qu'on peut prévoir à ce niveau-là ? Est-ce qu'il n'est pas trop tard pour prévoir ? ANNIE GENEVARDMais ça demande une gestion, ça demande une gestion de chaque instant. Je vous donne l'exemple en matière agricole : on a autorisé la fauche des jachères pour pouvoir à la fois nourrir les animaux, parce que le foin manque, la ressource fourragère manque, et puis aussi pour prévenir les feux. Et d'ailleurs, j'invite les agriculteurs à être extrêmement attentifs. Cette semaine va être une grosse semaine de moissons et il faut tout faire pour éviter les feux de moissons à un moment où les feux de forêt risquent là aussi d'arriver. Et il faut qu'on ait les pompiers mobilisés pour les uns et pour les autres. Donc, il faut être extrêmement attentifs. Il y a des heures privilégiées pour les moissons qui exposent moins au risque de départ de feu. Et puis, le Premier ministre suit heure par heure la situation, bien sûr. JEAN-FRANÇOIS ACHILLIParce que la question, Annie Genevard - on va parler de la DNC dans un instant -, mais c'est : que faire à l'avenir ? Parce que tout ça va recommencer, au juste. ANNIE GENEVARDOui, alors il y a la gestion de crise et puis il y a aussi comment on s'y prépare. JEAN-FRANÇOIS ACHILLILe long terme, le moyen terme même d'ailleurs. ANNIE GENEVARDDu reste, la canicule de 2003 a livré des enseignements qui ont conduit à revoir l'assurance récolte, à mettre en place des mesures pour le transport des animaux pendant les périodes de canicule, à gérer les feux avec des stratégies. Donc moi je pense, si vous voulez, que la réponse est multiple. D'abord, la science va nous apporter des réponses avec des cultures qui seront moins gourmandes en eau, plus résistantes à la sécheresse, et en hiver plus résistantes au gel. Il faudra adapter les bâtiments d'élevage avec de la brumisation systématique, parce qu'on sait que ces épisodes de dérèglement climatique vont se multiplier. Et puis il y a l'eau, il y a la gestion de l'eau. JEAN-FRANÇOIS ACHILLIOn va en parler avec la loi d'urgence agricole qui arrive au Sénat. Juste une question sur la DNC, la dermatose nodulaire bovine, vous l'avez évoquée brièvement. C'était il y a un an, le premier cas. ANNIE GENEVARDTout pile. JEAN-FRANÇOIS ACHILLILe 29 juin 2025, en Savoie. ANNIE GENEVARDLe 29 juin : cette date est gravée dans mon esprit, le 29 juin 2025. La DNC apparaît et est confirmée dans notre pays, une maladie très grave, très contagieuse. JEAN-FRANÇOIS ACHILLINous en sommes où aujourd'hui ? ANNIE GENEVARDNous en sommes que depuis le 2 janvier, nous n'avons plus de cas, que la meilleure réponse, c'est la vaccination. Aujourd'hui, elle se poursuit et il y a des rappels de vaccination en cours jusqu'à la fin de l'année. Et je pense que nous avons fait face, nous ferons face. Mais aujourd'hui, à date, il n'y a plus de cas depuis le 2 janvier. JEAN-FRANÇOIS ACHILLIDonc, vous ne regrettez pas la méthode qui a consisté à dire : on abat les troupeaux et on vaccine. Ça a été contesté, vous vous rappelez. ANNIE GENEVARDÇa a été contesté, ça a été soutenu aussi, et la majorité des éleveurs ont soutenu très courageusement. Il y a eu un moment de solidarité, de mobilisation exceptionnelle. Vous savez, le monde agricole, je le connais depuis longtemps, et quelque chose qui m'a toujours énormément frappé, c'est leur capacité, d'abord leur courage pour résister aux crises, et leur solidarité. Et ils se sont montrés très solidaires. Et aujourd'hui, si on a pu protéger 99% des élevages - enfin la quasi-totalité, même plus de 99, parce qu'on a dû euthanasier 0,02% -, donc au final, on a protégé l'élevage français. JEAN-FRANÇOIS ACHILLIDonc, au final, vous continuez la vaccination. ANNIE GENEVARDOn continue la vaccination parce que c'est la meilleure des protections. JEAN-FRANÇOIS ACHILLIEt les vaches absentes au Salon de l'agriculture seront présentes au Sommet de l'élevage de Cournon-d'Auvergne. C'est dans le Puy-de-Dôme, c'est en octobre. Elle sont de retour. ANNIE GENEVARDOui, je l'espère, parce qu'aujourd'hui, on peut présenter les animaux sans risque. S'ils sont vaccinés, il n'y a pas de problème. JEAN-FRANÇOIS ACHILLILe projet de loi d'urgence agricole qui arrive au Sénat, et le retour de l'acétamipride, Annie Genevard, ça y est, c'est de retour. C'est un amendement cette fois, parce que c'est une loi d'urgence agricole du Gouvernement, avec un amendement qui est accepté par le Sénat du retour de ce pesticide, souvenez-vous, qui avait été censuré par le Conseil constitutionnel, qui avait fait l'objet d'une pétition à deux millions de signataires. Ça revient donc. ANNIE GENEVARDIl n'y a pas que ça dans ce texte. Dans la proposition du Gouvernement, j'aurais quand même rappelé que ce texte de loi... Mais je vais vous répondre sur cette question singulièrement, mais permettez-moi de rappeler quand même que cette loi d'urgence agricole, elle a été faite par et avec, pour les agriculteurs, qu'elle est attendue, qu'il s'agisse... Elle est pleine de mesures très concrètes qui sont vraiment espérées par les agriculteurs. Faciliter l'accès à l'eau : on irrigue très peu en France. JEAN-FRANÇOIS ACHILLILes bassines vont être autorisées ou pas ? ANNIE GENEVARDIl n'y a pas que les bassines dans le stockage de l'eau. D'ailleurs, je n'appelle pas ça les bassines, ça c'est le vocabulaire des opposants de l'écologie politique. JEAN-FRANÇOIS ACHILLILes réserves d'eau, on va dire. ANNIE GENEVARDL'écologie politique a arbitré contre le stockage de l'eau. On n'irrigue que 7% des terres. Elle a arbitré pour le loup, contre les éleveurs. Elle a arbitré contre les mesures que j'avais prises pour interdire les importations traitées avec des pesticides. Et donc, objectivement, elle va favoriser les importations. Donc, moi, je ne veux pas parler de ça. Je veux parler de ce qui est utile dans ce texte. Ce qui est utile dans ce texte, ça concerne l'approvisionnement des cantines en produits exclusivement européens, et donc plus particulièrement français. Je veux parler de la simplification des projets pour les bâtiments d'élevage. Je veux parler de la lutte contre le vol et les dégradations. JEAN-FRANÇOIS ACHILLIDonc, il y a beaucoup de choses dedans. ANNIE GENEVARDIl y a énormément de choses, il y a énormément de choses. Je veux parler de l'origine : je prends une disposition qui obligera à ce qu'on connaisse l'origine des produits transformés. Voilà des mesures concrètes qui vont protéger nos agriculteurs. Les sénateurs ont souhaité... On va venir à votre sujet. JEAN-FRANÇOIS ACHILLINon, parce que Le texte doit être voté avant la mi-juillet, c'est le 15 juillet. ANNIE GENEVARDJe souhaite qu'il soit voté rapidement. Et j'avais dit aux sénateurs : je ne suis pas favorable à ce qu'on réintroduise l'acétamipride. JEAN-FRANÇOIS ACHILLIIl y a un autre produit, le flupiradifurone, c'est l'autre pesticide. ANNIE GENEVARDLe flupiradifurone, effectivement. Ce sont des substances qui sont autorisées dans l'Union européenne et interdites en France. Je conçois que les agriculteurs qui attendent ces produits pour protéger leurs cultures soient demandeurs. JEAN-FRANÇOIS ACHILLIDonc, vous y êtes défavorable, vous. ANNIE GENEVARDMa position a toujours été celle de ne pas surtransposer des dispositions européennes. Mais il n'empêche que ce texte de loi, si on veut qu'il soit adopté rapidement, si on réintroduit l'acétamipride, on court le risque que la loi ne soit pas votée. Parce que, comme vous l'avez rappelé, le sujet est très éruptif, très discuté, d'ailleurs avec quelquefois des excès qui ne méritent pas le sujet. Il y a aujourd'hui une proposition de loi sénatoriale qui est dédiée à ce sujet et je pense qu'il faut la laisser faire. Moi, j'ai demandé aux sénateurs... Vous savez, le Gouvernement propose, les parlementaires disposent. JEAN-FRANÇOIS ACHILLIVous demander quoi ? Le retrait de cet amendement ? ANNIE GENEVARDJe ne peux pas imposer aux sénateurs de voter ou de ne pas voter telle ou telle disposition. Ils feront en leur âme et conscience ce qui leur semble bien. Ce que je leur dis, c'est que, attention, si la loi n'est pas adoptée, ou si elle n'est pas adoptée rapidement, ce sont les agriculteurs qui en paieront le prix. JEAN-FRANÇOIS ACHILLIVous demandez donc une sorte de retrait, en quelque sorte le retrait de l'amendement pour que ça aille à son terme. ANNIE GENEVARDOn jugera de l'aboutissement à la CMP, ce qu'on appelle la commission mixte paritaire. Le débat commence cet après-midi, nous verrons bien ce que décident les sénateurs. JEAN-FRANÇOIS ACHILLIVous avez vu que la ministre de l'Écologie, Monique Barbut, désapprouve le texte, elle l'a dit en séance même. ANNIE GENEVARDNon, elle ne désapprouve pas le texte du Gouvernement parce qu'elle y a contribué, et nous nous sommes mis d'accord sur un certain nombre de dispositions. Elle désapprouve certaines dispositions qui ont été adoptées en commission par les sénateurs. Mais je veux insister sur le fait, et je le dis aux agriculteurs qui nous écoutent : on ne jugera du texte qu'à l'issue de la CMP, quand les parlementaires voteront les conclusions de la CMP. JEAN-FRANÇOIS ACHILLIDeux questions, Annie Genevard. D'abord la politique, qui s'invite ce matin : la porte-parole du Gouvernement, Maud Bregeon, l'a dit sur BFM tv, qui annonce soutenir Édouard Philippe à la présidentielle. Est-ce qu'un ministre du Gouvernement peut entrer en campagne là, maintenant, comme ça ? ANNIE GENEVARDÉcoutez, un ministre du Gouvernement a tout loisir pour soutenir un candidat à la présidentielle. JEAN-FRANÇOIS ACHILLIÇa n'a pas posé problème, ça, finalement ? ANNIE GENEVARDDe poser problème, non, ce n'est pas un problème de soutenir un candidat. Il appartiendra à Maud Bregeon et au Premier ministre d'en décider. Ça, je ne peux pas vous le dire, ça n'est pas de mon ressort, mais en tout cas, les ministres sont libres de leurs choix politiques. JEAN-FRANÇOIS ACHILLIEt vous, vous soutenez Bruno Retailleau ? ANNIE GENEVARDMoi, je soutiens ma famille politique. JEAN-FRANÇOIS ACHILLIMême si elle vous a mise de corner ? ANNIE GENEVARDMême si. Mais j'avais, de moi-même, lorsque j'ai pris la décision en conscience de rester au Gouvernement, c'est-à-dire de rester auprès des agriculteurs, je m'étais de moi-même mise en retrait de la politique nationale. Mais je soutiens ma famille politique. Et je reprends les termes de Valérie Pécresse cette semaine : je pense que la droite est ce qu'il faut au pays aujourd'hui. Et donc, je fais mienne cette parole de Valérie Pécresse parce que je le crois profondément. Donc, ce que je crois aussi, c'est qu'il ne faudra qu'un seul candidat de la droite et du centre à la prochaine présidentielle. Ça, ça me paraît de première nécessité si nous voulons exister au deuxième tour et proposer les mesures qu'attendent les Français et la France. JEAN-FRANÇOIS ACHILLIUltime question qui dépasse la simple politique, Annie Genevard, et je voudrais conclure là-dessus avec vous : la fin de vie. Le vote solennel est prévu demain à l'Assemblée nationale avant une adoption définitive, là encore avant le 15 juillet. Que dites-vous de ce texte ? ANNIE GENEVARDMa position a été constante quand j'ai été parlementaire : je n'y étais pas favorable. C'est un basculement… JEAN-FRANÇOIS ACHILLIToujours. ANNIE GENEVARDOui. C'est un basculement anthropologique, civilisationnel, éthique. Et je pense que, de ce point de vue-là, ce texte de loi est contraire à… JEAN-FRANÇOIS ACHILLIVoulu par Emmanuel Macron. Il y tient. ANNIE GENEVARDOui, mais en même temps, vous savez, les sujets sociétaux échappent à la stricte lecture politique des choses. Pour moi, c'est une position en conscience. Et puis aussi parce que, vous savez, les soignants, ils sont majoritairement hostiles. Ils sont là pour soigner, pas pour administrer la mort. Et j'ajoute qu'il se fait que, dans mon entourage personnel, j'ai un membre de ma famille qui est atteint de la maladie de Charcot. Et chaque fois que ce proche entend évoquer, à propos de la maladie, à propos de la loi sur la fin de vie, la maladie de Charcot, c'est extrêmement douloureux et difficile pour ces malades. Parce qu'eux, ils veulent vivre le plus longtemps possible auprès de leurs proches, et en profiter au maximum. Et donc, pour ces trois raisons - parce que c'est une bascule éthique fondamentale, parce qu'on demande aux soignants quelque chose pour lequel ils ne sont pas faits, et parce qu'on renvoie aux malades non pas la lutte contre la situation douloureuse qu'ils vivent, mais l'idée qu'il faudrait en finir -, pour toutes ces raisons, je ne peux pas y être favorable. JEAN-FRANÇOIS ACHILLIMerci Annie Genevard. JACQUES CARDOZEAnnie Genevard était l'invitée de Jean-François Achilli. Toute dernière question vraiment très très courte, Madame, s'il vous plaît, parce qu'un certain nombre d'agriculteurs nous ont appelés en ce sens : pourquoi ne peuvent-ils pas moissonner le soir ou tôt le matin pour faire face aux épisodes caniculaires ? Un certain nombre d'entre eux voudraient pouvoir aménager les horaires, et a priori ce n'est pas possible parce qu'il y a des histoires de contraintes d'horaires, et puis on n'a pas le droit de moissonner notamment la nuit à cause du bruit. ANNIE GENEVARDAlors moi je pense que là, il faut que chacun se rende bien compte que dans une période aussi exceptionnelle, il faut des mesures exceptionnelles. Moi, je suis favorable à l'assouplissement. JACQUES CARDOZEEst-ce que ça peut faire partie, par exemple, d'un plan canicule ? Les plans canicules existent. ANNIE GENEVARDAbsolument. Il faut adapter les horaires de moisson à la situation, et moi je suis favorable à ce qu'on puisse moissonner en dehors des heures habituelles. Parce que sinon, alors, on dit aux agriculteurs : " Ne moissonnez pas le jour parce que ça risque de faire partir des feux ", et " Ne moissonnez pas le soir et la nuit parce que ça dérange les voisins. " Donc, ça ce n'est pas possible. Un peu de solidarité, s'il vous plaît. Source : Service d'information du Gouvernement, le 30 juin 2026
La source — vie_publique · nº 303890
↗ https://www.vie-publique.fr/discours/303890-annie-genevard-29062026-sud-radio-politique-agricole?egn-publisher=dila_vp&egn-name=informer_opendata_discours
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