Interview de M. Roland Lescure, ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique, à RTL le 18 juin 2026, sur les relations franco-américaines, l'accord de paix entre l'Iran et les États-Unis, la situation
Roland Lescure (auteur), Thomas Sotto (intervenant)
THOMAS SOTTOEt c'est donc le ministre de l'Economie et des Finances, qui ne vont pas très bien, Roland Lescure, qui est l'invité de RTL Matin. Bonjour et bienvenue sur RTL, Roland Lescure.
ROLAND LESCUREBonjour. Merci.
THOMAS SOTTOAlors, c'était comment ce dîner avec Donald Trump, hier soir, à Versailles ?
ROLAND LESCURED'une certaine manière, c'était historique, quand même. Vous savez que c'était, avant tout, pour célébrer les 250 ans des États-Unis, que ça a été monté. Il y a 250 ans, quasiment jour pour jour, en 1778, Benjamin Franklin est venu à Versailles.
THOMAS SOTTOA Versailles, c'est le dossier de presse. Mais c'était sympa ou pas ?
ROLAND LESCURENon, mais c'était... D'abord, il y avait un côté un peu solennel, c'est vrai, parce que c'est les 250 ans d'un allié, d'un ami, dont on sait que la relation a des hauts et des bas. C'était plutôt chaleureux, parce que je pense que le G7 a été un bon G7. En tout cas, le Président des États-Unis a dit que c'était son meilleur. Et puis, on a eu aussi des discussions assez axées sur les sujets du jour. J'étais entre le ministre du Commerce et le ministre des Finances. On a moins parlé de la qualité des asperges que de taxes sur les géants du numérique ou de commerce international, évidemment.
THOMAS SOTTOEst-ce qu'il a aimé les vins qu'on lui a servis, le Président américain ?
ROLAND LESCUREAlors, le Président américain ne boit pas, vous savez.
THOMAS SOTTOIl a bu du coca ?
ROLAND LESCUREAlors, je ne sais pas ce qu'il a bu. Il n'a pas bu de vin, en tout cas.
THOMAS SOTTOIl n'a pas bu de vin ?
ROLAND LESCUREMais mes convives en ont bu, effectivement.
THOMAS SOTTOMais la question est importante, parce qu'il a menacé de mettre des taxes de 100% sur le vin français si Paris ne revient pas sur la taxe sur les services numériques. Il a reculé sur ce point-là ? Vous avez réussi à le faire céder ou on est toujours au statut Co ?
ROLAND LESCUREÉcoutez. On verra. On connaît parfois l'imprévisibilité du Président. Mais en tout cas, je pense que les discussions qu'on a eues, d'ailleurs, y compris hier soir, avec mes deux convives, pour les convaincre qu'au fond, on est aujourd'hui dans un deal qui a été signé entre l'Union Européenne et les États-Unis en juillet dernier, et que le deal, il fallait l'appliquer. J'espère que ça a porté. On verra.
THOMAS SOTTOEt sinon, ça sera oeil pour oeil, dent pour dent ?
ROLAND LESCUREMoi, je me mets plutôt dans l'hypothèse où ça marche. Mais sinon, évidemment, il faudra trouver des mesures de rétorsion. Il y en a. Vous savez qu'on a l'arsenal. Mais je pense qu'aujourd'hui, et ce n'est pas rien, quand même, ce qui s'est passé en trois jours, on a montré que le multilatéralisme, ça fonctionnait, on a montré qu'on pouvait être un partenaire parfois difficile, parfois franc, parfois avec des désaccords, mais qu'on pouvait avancer, discuter ensemble. Le fait qu'il ait voulu signer l'accord avec l'Iran hier...
THOMAS SOTTOVous l'avez vu venir ça ou pas ? C'était prévu, vous le saviez ou...
ROLAND LESCURENon.
THOMAS SOTTOComment ça s'est passé ?
ROLAND LESCUREMoi, je vais être très franc avec vous. Il y a eu deux discours un peu protocolaires, du Président, d'abord, qui a souhaité la bienvenue, et a évoqué les 250 ans. Le président des États-Unis a remercié pour le G7 et pour ce dîner, et dans le cadre de son discours, a dit : " Et d'ailleurs, j'ai un bon accord avec l'Iran. D'ailleurs, je vais le signer ".
THOMAS SOTTOPersonne ne le savait ?
ROLAND LESCUREOn a vu Marco Rubio se lever littéralement, partir, alors, je ne sais pas s'il était déjà imprimé, ou imprimé le mémorandum, revenir. On a nettoyé les assiettes, et le président...
THOMAS SOTTOEmmanuel Macron était au courant ou pas, de ça ?
ROLAND LESCUREMoi, je pense que le président Trump l'avait informé juste avant, puisqu'ils sont arrivés ensemble, mais en tout cas, pour nous, ministre du Gouvernement français, ça a été une surprise.
THOMAS SOTTOAlors, cet accord de paix avec l'Iran, il prévoit un plan de 300 milliards pour la reconstruction et le développement de l'Iran, la fin des sanctions contre l'Iran. Comment vous le qualifiez ? C'est une paix ? C'est une capitulation ? C'est quoi ?
ROLAND LESCURENon, ce n'est pas une capitulation : c'est un accord de paix. Ce que vous dites, hein.
THOMAS SOTTOSatisfaisant ?
ROLAND LESCUREMoi, ce qui me satisfait, je suis ministre de l'Economie et des Finances, c'est qu'on va réouvrir le détroit d'Ormuz. C'était le noeud économique de ce conflit, et de manière très concrète. Ça veut dire qu'aujourd'hui, le diesel, à la pompe, il est à 2 euros. Il était à 2,40 euros il y a 3 semaines. C'est évidemment très important, y compris pour vos auditeurs. Derrière, la levée des sanctions, elle est conditionnée. Donc, elle va se faire progressivement, au gré des discussions. Il y a encore 60 jours de discussions ; donc, tout ça n'est pas terminé.
THOMAS SOTTOLe plus dur est peut-être à venir ?
ROLAND LESCUREJe pense, non. J'espère en tout cas que le plus dur est passé, au contraire. Le plus dur est passé, mais les négociations vont se poursuivre. Et évidemment que toutes négociations, ça ne va pas être facile. Mais il y a eu un moment... Enfin, on a tous traversé un moment difficile, y compris...
THOMAS SOTTOOn continue d'ailleurs. Si on regarde la une des échos ce matin : " L'inquiétant trou d'air de l'économie française ". A combien vous chiffrez les dégâts, les conséquences de cette guerre sur notre économie ?
ROLAND LESCUREAlors, d'abord, sur les comptes, on l'a dit, ça fait quand même quelques milliards, au moins 6, voire un peu plus. Sur la croissance...
THOMAS SOTTOVoire un peu plus. Ça veut dire ? Qu'il va falloir faire plus d'économie que les 6 milliards supplémentaires ?
ROLAND LESCUREPossiblement, oui.
THOMAS SOTTOCombien ?
ROLAND LESCUREJe peux vous dire qu'on a prévu ce qu'on appelle un comité d'alerte des finances publiques, qui aura lieu le 30 juin, et qu'à cette occasion-là, on rassemblera notamment les parlementaires, les partenaires sociaux pour leur dire, je dirais, l'étendue de la note. Mais attention, on a connu un moment difficile. Il y a quand même une probabilité assez forte aujourd'hui pour qu'on soit en train d'en sortir, du fait de cet accord de paix. Donc, beaucoup va dépendre du...
THOMAS SOTTOMais attendez, on va y aller point par point, parce que tout ça est un peu complexe. Ça veut dire que, un, oui, il faudra faire des économies supplémentaires ?
ROLAND LESCURETrès probablement, oui.
THOMAS SOTTOTrès probablement. La Banque de France et l'INSEE sont inquiets pour les prévisions de croissance. La Banque de France voit 0,5% de croissance, alors que le budget avait été bâti sur 1% de croissance.
ROLAND LESCUREOui, 0,9%.
THOMAS SOTTOAprès, revue à 0,9%. Est-ce que vous prenez cette prévision de l'INSEE ? Est-ce que le budget est caduc ?
ROLAND LESCURENon. Alors, d'abord, l'INSEE est à 0,7%. La Banque de France est à 0,5%. L'INSEE est à 0,7%. Ça montre qu'il y a encore beaucoup d'incertitude.
THOMAS SOTTOTout ça est inférieur à ce qui a été prévu.
ROLAND LESCUREEt tout ça a été construit avant l'accord de paix.
THOMAS SOTTOBien sûr.
ROLAND LESCUREDonc, je pense que le troisième trimestre va être très important. Et moi, je peux vous dire une chose : je pense que cet accord de paix, c'est le signal de la relance en France. Il faut qu'on reprenne confiance. Les aides, les fameuses aides sont en train d'arriver. Il y a 660...
THOMAS SOTTOLes aides au carburant ? Les 100 euros ?
ROLAND LESCURELes aides au carburant.
THOMAS SOTTOÇa sera payé quand, parce que ça a été payé sous 10 jours ? Hier.
ROLAND LESCUREAujourd'hui. Hier. Les premiers ont commencé à être payés hier. Donc, il y a eu à peu près un million de demandes. Les premières demandes, 670 000, ont été versées lundi. Ça prend un ou deux jours avant que ça arrive dans votre banque. Donc, normalement, on verra si vos auditeurs vous le confirment, ils ont dû recevoir leur premier versement hier, 670 000 personnes. Et ça, évidemment, ça va aider à la relance. On a besoin de retrouver confiance. L'économie, c'est beaucoup une histoire de confiance. Et on le sait, on a eu un moment difficile. D'abord, parce que l'essence a monté. Puis, parce qu'on était inquiets. Donc, si on est capable, collectivement, de se rassurer, si les entreprises reprennent le chemin de l'investissement, si nos concitoyens, parce que l'essence a baissé, parce que les chèques arrivent, reprennent le chemin de la consommation, si accessoirement, on fait une bonne coupe du monde...
THOMAS SOTTOL'essence, elle a baissé timidement. Il y a quand même beaucoup de stations où on est encore au-dessus de 2 euros. C'est quoi l'objectif pour les vacances, pour les départs en vacances ? Qu'est-ce que vous dites aux distributeurs ?
ROLAND LESCUREOn a baissé 40 centimes. Donc, ça veut dire que sur un plein, c'est à peu près 20 euros, quand même. Ce n'est pas rien. Donc, on était à 1,70, on est passé à 2,40. On est aujourd'hui à 2. Donc, on fait plus de la moitié du chemin.
THOMAS SOTTOL'objectif, c'est de revenir à 1,70 ?
ROLAND LESCURE1,70, à mon avis, ça prendra un peu de temps, parce qu'il va y avoir encore de l'incertitude. Mais le pétrole, il était à 60 en janvier. Il est monté à 120, 130, même 140.
THOMAS SOTTOLà, il est à 80, là.
ROLAND LESCUREVoilà. Un peu en dessous de 80. Donc, on a refait deux-tiers du chemin à la baisse. Vous me demandez ce qu'on attend des distributeurs, c'est qu'eux aussi, ils fassent le chemin à la baisse. On les a reçus à Bercy, dès mardi. On leur a dit. Et ils sont prêts à jouer les jeux, franchement.
THOMAS SOTTOÇa va prendre un peu de temps, ça veut dire combien de temps ? Parce qu'on sait que ça n'a pas pris beaucoup de temps pour monter, hein.
ROLAND LESCURENon, non. Alors, attention. On a indiqué de manière extrêmement ferme, et au fond, ils sont d'accord, aux distributeurs que ça devait baisser aussi vite que ça avait monté. Mais on n'est pas tout à fait encore au niveau de janvier. On était à 60, on est à 80. Donc, on était à1,70 à la pompe. On ne sera pas tout de suite à 1,70.
THOMAS SOTTOOn sera à combien pour les départs en vacances ? Pardon, soyons concrets, à combien vous souhaitez qu'on soit ?
ROLAND LESCUREMoi, ce que j'espère, c'est qu'on soit en dessous de 2. C'est-à-dire que vous partez en vacances, vous avez le totem...
THOMA SOTTOC'est cher, encore.
ROLAND LESCUREC'est cher. C'était à 2,40, Thomas Sotto.
THOMAS SOTTOOui, mais c'était avec un baril à 140, 160.
ROLAND LESCUREExactement. Et donc, on se retrouve aujourd'hui avec une baisse à la pompe, qui, j'espère, va se poursuivre, qui va permettre de donner de l'oxygène à nos concitoyens à un moment ou pas en vacances. Vous vous rendez compte qu'il y a 4 semaines, 5, peut-être, j'étais sur votre plateau, et on me demandait s'il y aurait du kérosène cet été, et si on pourrait prendre l'avion. Donc, on est quand même dans une phase où on a des bonnes nouvelles. Et moi, je veux qu'on les prenne ensemble pour qu'on se dise : écoutez, ça va un peu mieux, profitons-en. En fait, est-ce qu'on peut se faire un peu plaisir dans les semaines qui viennent, après un printemps difficile ?
THOMAS SOTTO2,08 euros, c'est difficile.
ROLAND LESCUREBah oui, mais c'est quand même moins difficile qu'à 2,40. On arrive à un moment où on a la coupe du monde de football. On est en été. On a franchement passé un moment difficile.
THOMAS SOTTOAttendez, j'ai encore quelques questions, parce que la carte postale que vous présentez ce matin est assez jolie, mais...
ROLAND LESCURENon, ce n'est pas une carte postale. Ça, ça sera pour les vacances.
THOMAS SOTTOConcrètement, le déficit, l'objectif, c'est toujours 5 %, cette année ?
ROLAND LESCUREEt ça, ça veut dire qu'il va falloir faire des efforts. Y compris sur... On a parlé des arrêts-maladie, par exemple, qui font partie des combats importants que le Premier ministre va mener. Oui, il faut qu'on fasse des efforts pour tenir nos comptes. Et on ne fait pas ça pour se faire plaisir. On fait ça pour que les taux d'intérêts soient moins élevés, pour que la charge de la dette soit moins élevée, pour qu'on puisse relancer, continuer à relancer la machine.
THOMAS SOTTOEt il y a un autre indicateur qui n'est pas très rassurant : c'est l'inflation. Et là, pour le coup, l'INSEE et la Banque de France sont d'accord : plus de 7 ou plus de 8 sur un an. Les consommateurs qui payent visiblement le prix fort de toutes les difficultés actuelles, comment les aider ? En début de semaine, Olivier Dauvers, notre monsieur Conso, nous disait que vous aviez permis la réouverture de négociations entre la grande distribution et l'industrie agroalimentaire. Et il nous alertait d'un possible mois de septembre rouge pour les prix. Vous partagez cette inquiétude ou pas ?
ROLAND LESCUREDepuis le début, j'ai dit, et je répète, je ne serai ni prophète de malheur, ni marchand de bonheur. Moi, je regarde les faits. Aujourd'hui, l'inflation en Espagne c'est 3,5, aux Etats-Unis, c'est plus de 4. En Allemagne, c'est près de 3. En France, on est pour l'instant à 2,4. Et évidemment, là encore, si les bonnes nouvelles se poursuivent, ça va plutôt baisser d'ici la fin de l'année. Je vous vois sceptique, Thomas Sotto.
THOMAS SOTTONon, je ne suis pas sceptique. Je regarde le rapport de la Banque de France et de l'INSEE...
ROLAND LESCUREJe respecte évidemment, énormément, ces institutions, qui ont fait leurs prévisions avant l'accord de paix. Vous savez ce qu'il y a dans la Banque de France ? Un baril à 100 dollars toute l'année. Ça, c'est la prévision qu'ils font. Si on est à 70 ou 80, on aura de bonnes nouvelles. Donc, attendons. Mais restons à partir des faits, autres faits. Vous savez qu'aujourd'hui, il y a toute une industrie qui est en train de se développer. VivaTech qui est un salon exceptionnel, qui a lieu à Paris. Il y a toute une partie de l'économie française qui est en train de...
THOMAS SOTTOVous êtes quand même très optimiste ce matin.
ROLAND LESCUREDéterminé. Moi, je ne souhaite ni raconter des carabistouilles à la hausse, ni raconter des malheurs à la baisse. Je me base sur les faits.
THOMAS SOTTOJuste, pour le budget de l'année prochaine, on sait que c'est un gros sujet de préoccupation pour le Gouvernement et pour le ministre de l'Economie que vous êtes. L'objectif, ça sera toujours 4,4 % déficit ?
ROLAND LESCURENon. Alors, on n'a pas d'objectif, à ce stade, d'annoncé. On avait prévu un plan de redressement auprès des...
THOMAS SOTTOCelui-là, il est caduc, ce plan ? Il n'est plus valable ?
ROLAND LESCUREEn tout cas, ce que je peux vous dire, c'est que ça va être très difficile. Moi, je suis inquiet pour 2027. Je ne vais pas vous dire que ça va se faire sous les pieds d'un cheval, de manière très facile. Et on va vraiment avoir besoin que toutes les forces présentes au Parlement s'engagent pour qu'on ait un budget ambitieux. Et là encore...
THOMAS SOTTOPardon, mais... Arrêtez avec les qualificatifs. Mais c'est quoi, ambitieux ? C'est quel déficit ? C'est combien d'économie qu'il va falloir faire ?
ROLAND LESCUREUn, il faut qu'on fasse 5 en 2026. Et deux, il faut qu'on se mette d'accord pour continuer à baisser le déficit en 2027.
THOMAS SOTTODonc, moins de 5 ?
ROLAND LESCURESi on arrive à moins de 5, moi, je serai heureux qu'on arrive à un consensus autour de ça. On y a tous intérêt.
THOMAS SOTTOIl y aura encore des hausses d'impôts l'an prochain, ça veut dire ?
ROLAND LESCURENous, on souhaite qu'il n'y en ait pas. C'est-à-dire que nous, on souhaite déposer un budget sans hausse d'impôts. Ensuite, il y aura un débat parlementaire. Et j'espère qu'on tiendra ça.
THOMAS SOTTOJuste, à propos d'impôts, Patrick Pouyanné, le patron de Total, a dit hier : " Nous, on a fait, oui, beaucoup de bénéfices sur les 6 premiers mois. On a fait 500 millions en France. Mais si vous me surtaxez mes profits, j'arrête le plafonnement des prix ".
ROLAND LESCUREEcoutez. En tout cas, il a plafonné. Il n'y a pas un pays dans lequel les distributeurs d'essence ont plafonné.
THOMAS SOTTOVous avez surtaxé ou pas les bénéfices ?
ROLAND LESCURELe débat parlementaire, franchement, il aura lieu. Et on voit bien qu'il y a des groupes qui souhaitent le faire. Il ne faut pas rêver. Il n'y a pas de taxe magique. Les profits de Total, il les a faits au Nigeria, aux États-Unis, au Mexique... Il ne les a pas faits beaucoup en France. Ce n'est pas...
THOMAS SOTTOPardon, mais vous êtes pour ou contre la surtaxation ?
ROLAND LESCUREMoi, je pense que s'il y a eu des excès, pourquoi pas. À ce stade, je n'en vois pas. Franchement, je n'en vois pas.
Source : Service d'information du Gouvernement, le 19 juin 2026
La source —
vie_publique · nº 303763
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