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10 décembre 2025 · Gouvernement · Sud Radio · discours Discours

Interview de M. Serge Papin, ministre des PME, du commerce, de l'artisanat, du tourisme et du pouvoir d'achat, à Sud Radio le 10 décembre 2025, sur les budgets de la Sécurité sociale et de la Nation, la taxe petit colis, les impôts de production, les all

Serge Papin (auteur), Jean-François Achilli (intervenant)

JEAN-FRANÇOIS ACHILLIBonjour Serge PAPIN. SERGE PAPINBonjour Jean-François ACHILLLI. JEAN-FRANÇOIS ACHILLI13 voix d'écart, c'est passé ric-rac pour le vote du budget de la Sécu. Le plus dur est à venir, c'est le budget tout court, celui de l'État. Est-ce que vous n'êtes pas inquiet, ne serait-ce que pour les patrons, les petits patrons français ? SERGE PAPINAlors d'abord, c'est une étape importante que ce budget de la Sécurité sociale ait été voté, et c'est un signal aussi qui est envoyé par le Parlement, qui, voilà, sont d'accord pour une stabilité. Et ça va permettre quand même que l'État ait ce budget pour la Sécurité sociale. Ça va permettre aux hôpitaux, aux EHPAD, aux allocations familiales, etc., de pouvoir bénéficier de ce budget. JEAN-FRANÇOIS ACHILLIMais vous avez vu le cirque, c'est lunaire tout ça quand même, non ? Vous qui venez de l'entreprise, c'est lunaire. SERGE PAPINBah écoutez, c'est un budget de compromis. Oui, mais c'est la première fois que ça arrive. Il n'y a pas de majorité. Le Premier ministre s'est engagé à ne pas avoir de 49.3, donc c'est un budget qui oblige à des discussions, et il faut saluer d'ailleurs à la fois cet esprit de compromis, et en même temps avec la détermination qui est la sienne. Et moi je trouve que ce sont des nouvelles façons de travailler. Peut-être que ça ouvre des voies aussi à ce qui va se passer, parce que c'est possible que cette recherche de compromis soit peut-être un modèle d'évolution aussi de notre démocratie. JEAN-FRANÇOIS ACHILLINous verrons bien. Serge PAPIN, ça va être dur pour le budget tout court, parce qu'il y a toutes ces taxes qui arrivent, il y a tous ces impôts pour les patrons. Vous les entendez les petits patrons, ceux des PME en colère ? Vous savez, ils nous appellent tous les jours sur l'antenne de Sud Radio pour nous dire qu'ils n'en peuvent plus, ils ne peuvent plus embaucher, ça coûte trop cher, ils croulent sous la fiscalité, sous la paperasse. Comment vous pouvez les rassurer ce matin ? SERGE PAPINBah écoutez, le budget prévu, le budget de la Nation, donc le PLF qui est prévu, est un budget qui veut accompagner ce que j'appelle moi l'économie de proximité. Donc les PME, les TPE, les petits commerces. Je vais vous donner des exemples, parce que ce sont des choix stratégiques qui ont été faits. On va baisser la CVAE, qui est un impôt injuste, un impôt sur la valeur ajoutée, ce n'est quand même pas rien, ça a été salué d'ailleurs par les PME. Il y a une baisse aussi prévue pour la fiscalité, donc ce qu'on appelle l'impôt sur les sociétés de 15% aussi, qui est prévu dans ce budget. Donc pour les PME et les ETI. Enfin troisième point, il y a la fameuse taxe petit colis, qui va protéger aussi... JEAN-FRANÇOIS ACHILLIElle va exister ? SERGE PAPINOui, elle est prévue dans le budget. Elle est prévue à 2 Euros, ce qui est un début. Le Sénat, je crois savoir, veut la monter à 5 Euros. Evidemment moi, j'y serais favorable. JEAN-FRANÇOIS ACHILLIDonc ça, c'est une mise en route au 1er janvier, si ça passe ? SERGE PAPINOui. Dès que le budget est prévu. C'est une mise en route au 1er janvier. JEAN-FRANÇOIS ACHILLI2 Euros par petit colis qui arrive. SERGE PAPINPar catégorie d'articles. JEAN-FRANÇOIS ACHILLINotamment SHEIN SERGE PAPINNotamment pour SHEIN, Oui. JEAN-FRANÇOIS ACHILLIOui. Et de Chine et pour SHEIN. SERGE PAPINOui. Exactement. JEAN-FRANÇOIS ACHILLIOn va en parler, c'est votre choix de bataille. Vous jouez les petites boîtes contre les grosses, parce qu'il y a quand même pas mal de taxes qui dégringolent sur les grosses boîtes. SERGE PAPINNon mais attendez, je ne joue pas les uns contre les autres. JEAN-FRANÇOIS ACHILLIC'est un peu ça. SERGE PAPINNon. L'économie de proximité, c'est 98% des entreprises. C'est ce qui structure la vie des salariés dans les territoires. C'est très important, et donc il faut la protéger. Je vais vous dire, si on ne protège pas cette économie de proximité, on va le payer plus tard. Donc moi, je suis pour mettre un peu de protectionnisme dans le libéralisme… JEAN-FRANÇOIS ACHILLISur les PME, donc vous insistez, vous faites baisser les impôts de production. SERGE PAPINPME et TPE. JEAN-FRANÇOIS ACHILLIPME et TPE. Serge PAPIN, le MEDEF, la CPME, l'U2P, les trois principales organisations patronales de ce pays s'inquiètent. C'est le Communiqué que vous avez évidemment lu et relu. Nouvelle réduction des allègements de cotisations sociales pour les entreprises. C'était 1,5 milliard cette année. On doublerait ça l'an prochain. C'est un décret que doit signer le Gouvernement. Est-ce qu'il va être signé ? SERGE PAPINÉcoutez, à ma connaissance, non. JEAN-FRANÇOIS ACHILLINon. SERGE PAPINSur les allègements de charges, ce Gouvernement ne veut pas les bouger. JEAN-FRANÇOIS ACHILLIParce que là, Patrick MARTIN et les autres, ils dénoncent une taxe sur l'emploi. Ils disent que le travail va coûter plus cher si vous signez, quand je dis vous c'est le Gouvernement, ce décret. SERGE PAPINNon mais écoutez. JEAN-FRANÇOIS ACHILLIDonc c'est non. SERGE PAPINLe problème des charges patronales et des charges sociales, c'est un gros sujet, c'est-à-dire comment on peut rapprocher le salaire brut du salaire net. C'est un peu le coût du travail en France. On sait que c'est un gros sujet. Pour moi, c'est un sujet qui va être porté aux prochaines échéances, notamment les présidentielles. Pour l'instant, il n'est pas question d'y toucher. JEAN-FRANÇOIS ACHILLIEncore un mot, 4 dirigeants de PME-TPE, c'est pour vous, mais des ETI aussi, c'est sur 10, 4 sur 10, projettent de céder leurs boîtes, leurs sociétés d'ici à 2030. 370 000 entreprises, au bas mot. Pas touche au pacte Dutreil également ? SERGE PAPINNon, bien sûr. Il y a 500 000 entreprises, Jean-François ACHILLI, qui prévoient de changer de main. On est face à un choc démographique. JEAN-FRANÇOIS ACHILLIDonc le pacte Dutreil ne bouge pas. SERGE PAPINNon. C'est un pacte avec la Nation. C'est la souveraineté économique de notre pays qui est enjeu. Donc on n'y touche pas, bien sûr. JEAN-FRANÇOIS ACHILLIAlors une question qui vous concerne également. Le PLF, le projet de loi de finances, il est voté. Nous verrons bien. C'est dans moins de 15 jours, maintenant. Il prévoit de liquider l'Institut national de la consommation qui est jugé au fond peu performant, ce qui signifie la vente de 60 Millions de consommateurs. Le magazine qui est public, très indépendant, qui était quand même un lanceur d'alerte depuis toujours, il l'est toujours. Ça va être le cas ? SERGE PAPINPour l'instant, il y a un amendement qui a été porté pour ne pas toucher à 60 Millions de consommateurs. Donc je ne sais pas ce qu'il en sera. Le Gouvernement avait un objectif d'optimisation. Ça ne voulait pas dire forcément la disparition de 60 Millions de consommateurs. JEAN-FRANÇOIS ACHILLIÇa serait vendu à un acteur privé. SERGE PAPINNon pas nécessairement. JEAN-FRANÇOIS ACHILLIVous avez vu, il y a une tribune dans Le Monde là-dessus. SERGE PAPINOui. Pas nécessairement. J'ai reçu des associations. J'ai discuté aussi avec le délégué général. Il y a peut-être des options qui sont d'aller dans le monde associatif, par exemple. Il y a des gens qui se sont portés candidats, avec l'accord bien sûr du directeur général, avec lequel j'ai discuté. Je ne peux pas vous dire ce qu'il en sera aujourd'hui. Mais dans tous les cas, moi, je ne crois pas que ça soit une bonne chose qu'il y ait la disparition de 60 Millions de consommateurs. JEAN-FRANÇOIS ACHILLIMais vous seriez favorable à ce que ça reste quelque chose d'indépendant, en fait. On ne vend pas ça à un tel ou tel groupe privé ? SERGE PAPINOui, mais ce n'est pas obligé d'être dans le secteur public, vous voyez. On ne va pas toujours tout demander à l'État. Entre l'intérêt de 60 Millions de consommateurs et le fait qu'il soit dépendant de l'État, c'est deux choses qui ne sont pas forcément liées. Vous voyez ce que je veux dire. JEAN-FRANÇOIS ACHILLIDonc cession oui, mais protéger le titre. SERGE PAPINOui, protéger le titre. Puis ça dépend, cession à qui. Moi, j'y regarderai, bien sûr. Bien sûr, si on doit en être là. Ce qu'il faut, c'est aussi avoir un petit peu de temps. JEAN-FRANÇOIS ACHILLINoël approche. Parlons du pouvoir d'achat des Français, de la consommation. C'est votre rayon, Serge PAPIN. SERGE PAPINOui. J'étais commerçant. JEAN-FRANÇOIS ACHILLIOui, il faut le rappeler. Foodwatch, l'association de défense des consommateurs, qui épingle toute une série de produits de fête qui parle de marketing abusif vendu en supermarché. C'est votre ancien monde. Des produits qui sont soi-disant français, mais qui, au fond, en fait, ne le sont pas vraiment. Vous avez des foies gras, des chocolats qui sont bourrés d'additifs, d'huile de palme. Est-ce que vous allez faire le ménage dans tout ça ? Parce que c'est dans les rayons des grandes surfaces. SERGE PAPINOui. Il y a aujourd'hui un engagement. D'ailleurs, beaucoup de distributeurs en font leur communication sur l'arrêt des substances... Ce que vous appelez, ce que vous dites, là, ce qu'on appelle les substances controversées. Donc il y a des engagements pour... Moi, d'ailleurs, quand j'étais dans ce groupement de commerçants indépendants, je m'étais beaucoup engagé sur ce terrain-là. JEAN-FRANÇOIS ACHILLIC'est important. SERGE PAPINNon. Bien sûr, c'est très important. Le manger sain, c'est très important. Le lien entre l'alimentation et la santé, c'est très important. Par contre, sur les fêtes de Noël spécifiquement, la question que vous me posiez... Donc j'ai un peu passé quelques coups de fil pour savoir comment ça se passait. Donc déjà, ce qui est intéressant, c'est que l'inflation est derrière nous. Donc il y a plutôt une stabilité des prix. JEAN-FRANÇOIS ACHILLIÇa, vous confirmez. L'inflation, c'est fini. SERGE PAPINOui. On est aux alentours de 1%, 1,20%… JEAN-FRANÇOIS ACHILLIÇa, c'est 2026. SERGE PAPINLà, maintenant, oui. Là, en année glissante. Donc on est sur 1% d'inflation. Après, ce que les consommateurs choisissent, c'est les promotions. Et en fait, il y a une augmentation des achats en promotion. Voilà. C'est-à-dire qu'ils sont attentifs aux offres qui sont faites. Et là, il y a des promotions qui sont proposées par toutes les enseignes avant les fêtes. Et les consommateurs achètent beaucoup plus, par exemple, que l'an dernier, en promotion. C'est le constat qu'on peut faire aujourd'hui. JEAN-FRANÇOIS ACHILLIEt là, vous allez, je répète ma question, faire le ménage sur ces promos ou ces produits qui sont vendus au tout-venant dans les grandes surfaces mais qui ne respectent pas les règles. SERGE PAPINBah écoutez… JEAN-FRANÇOIS ACHILLIIl faut aller les chercher ? SERGE PAPINNon. Mais la DGCCRF, quand vous avez des produits qui ne respectent pas les codes de la consommation, ils sont sanctionnés. Donc ça, c'est quelque chose... Enfin c'est la loi. Vous voyez ce que je veux dire. Après, qu'il y ait des initiatives, des enseignes, des transformateurs pour enlever les substances malsaines, il y a des engagements qui sont pris par ces enseignes. Et je vois que ça a produit des effets. JEAN-FRANÇOIS ACHILLI... veiller à ce que ces engagements soient respectés. SERGE PAPINOui. Alors j'ai vu tout le monde. On a d'ailleurs débouché, dans le cadre des négo qui sont en train de s'ouvrir là, sur un pacte, une charte pour les PME. Et dans les discussions que j'ai pu avoir, pour les PME françaises avant les négo... Et donc on est sur des négo, cette année, qui sont beaucoup plus apaisés. Et dans les discussions que j'ai pu avoir, la partie manger sain, l'accessibilité aux produits sains, notamment les fruits et légumes, a été quelque chose de discuté avec les parties prenantes. JEAN-FRANÇOIS ACHILLISerge PAPIN, vous évoquiez SHEIN tout à l'heure, la marque SHEINE chinoise. SHEIN au BHV, ça ne marche pas. Vous vous en réjouissez ? SERGE PAPINNon mais vous savez pourquoi ça ne marche pas ? JEAN-FRANÇOIS ACHILLINon. SERGE PAPINParce que quand on demande à SHEIN de respecter nos codes de la consommation dans un commerce physique, donc ils sont tenus, ils savent qu'ils sont contrôlés, donc ils sont tenus de proposer des choses respectueuses de nos codes de la consommation, comme les commerces physiques en France. À ce moment-là, il n'y a plus deux poids, deux mesures. Donc c'est la même chose pour tout le monde. Eh ben on s'aperçoit qu'il n'y a plus beaucoup d'écart de prix. Et les gens qui vont voir SHEIN au BHV, ils se disent : " Mais bon, au fond, voilà, il n'y a pas d'écart important avec d'autres enseignes qui commercialisent le même type de produit ". Donc il y a une déception, sans doute. JEAN-FRANÇOIS ACHILLIIl faut interdire la plateforme ? SERGE PAPINEn tous les cas, à partir du moment où, dans le système de vente de la plateforme, la non-conformité, c'est le modèle, donc ils vendent à 8 sur 10 des produits qui ne sont pas respectueux du tout de nos codes de la consommation, qui sont même dangereux, toxiques, voire illicites quand il s'agit d'armes ou de poupées pédopornographiques, moi je dis qu'à ce moment-là, oui, il faut l'interdire. JEAN-FRANÇOIS ACHILLILà, vous agissez au niveau Bruxelles, européen ? SERGE PAPINJ'étais lundi à Bruxelles. JEAN-FRANÇOIS ACHILLIOui. Ça se joue là ? SERGE PAPINOui, bien sûr. Mais on a la solidarité des grands pays. Il y a la Pologne, il y a l'Espagne… JEAN-FRANÇOIS ACHILLISauf l'Allemagne. SERGE PAPINNon mais il y a l'Italie, il y a la Belgique, il y a 50% de la population européenne qui est représentée. Et ils ont les mêmes difficultés, ces pays. Ils disent : « Bon, mais il faut sanctionner ». J'ai vu le commissaire européen chargé de ces questions-là. Et donc il nous a entendus, on lui a porté une lettre, ensemble, qui demande à ce que l'Europe sanctionne, soit ferme, que l'Europe fasse respecter… JEAN-FRANÇOIS ACHILLICe n'est pas garanti de résultats. Il n'y a pas l'Allemagne qui est quand même un pilier. SERGE PAPINNon mais bon on n'a pas forcément besoin de tout le monde. Mais en tous les cas, on avance. Et j'ai eu beaucoup d'écoutes sur le fait qu'il faille un peu muscler les choses au niveau de l'Europe. JEAN-FRANÇOIS ACHILLINous verrons bien. SERGE PAPINOn verra. JEAN-FRANÇOIS ACHILLIIl n'y a pas d'horizon, il n'y a pas d'échéance, pour l'instant, là-dessus, sur SHEIN. SERGE PAPINIl y a des choses qui ont été votées en 2026 et qui étaient prévues pour 2028, comme par exemple la franchise douanière qui était à partir de 150 Euros et qui démarre là à 1 Euro. Et la taxe petit colis, beaucoup de pays veulent regarder ce que fait la France et veulent aussi la mettre en place en 2026. JEAN-FRANÇOIS ACHILLIUltime question, le temps tourne. Serge PAPIN, comment est-ce qu'on reproduit, en marge de SHEIN, c'est en creux, comment est-ce qu'on refait du " made in France " pas cher ? SERGE PAPINAccessible. Oui. JEAN-FRANÇOIS ACHILLITout est cher. Dès que c'est tricolore, c'est cher. SERGE PAPINNon. JEAN-FRANÇOIS ACHILLIMais si. SERGE PAPINMais justement, ça, c'est l'image que vous en avez. JEAN-FRANÇOIS ACHILLIBah non, c'est le consommateur qui parle aussi. SERGE PAPINNon, mais attendez. Non, mais il y a des jeans aujourd'hui. Vous savez les jeans ? Combien, d'après vous, Jean-François ACHILLI, se vendent de jeans en France par an ? JEAN-FRANÇOIS ACHILLIAucune idée. Allez-y. SERGE PAPIN70 millions. Sur 70 millions de jeans, il y en a 10 millions qui sont vendus, donc là, un peu premium à 120 Euros, le jean, et qui viennent de l'étranger. Mais il en reste 60 millions. Les 60 millions de jeans, on est capable d'en vendre à moins de 40 Euros. On est capable de vendre des t-shirts à 7 Euros. Et ce sont des produits qui sont durables, qui sont une vraie alternative. On est capable de produire des vélos qui sont comparables en prix, qui sont faits à Machecoul, pas très loin… JEAN-FRANÇOIS ACHILLIDonc vous allez insister sur le Made in France accessible SERGE PAPINBien sûr. C'est ça, mon projet pour 2026. JEAN-FRANÇOIS ACHILLIC'est la clé ? SERGE PAPINC'est la clé. C'est la réponse, bien sûr. Et les entreprises françaises sont prêtes à ça. Et bien sûr, moi, mon projet de ministre des PME en 2026, c'est de promouvoir le Made in France accessible, le Made in France pour tous. JEAN-FRANÇOIS ACHILLI... vous y arrivez dans ce monde politique que vous découvrez, Serge PAPIN. SERGE PAPINOui, mais on va changer. Il faut aussi changer les états d'esprit. JEAN-FRANÇOIS ACHILLIMerci à vous, Serge PAPIN. Merci. PATRICK ROGERSerge PAPIN, juste d'un mot, quand même, parce que j'ai vu... Vous avez dit : " Si le budget passe, ensuite, je veux lancer un débat plus démocratique sur le capitalisme et plus social ". C'est dans la foulée de ce que disait Jean-François. C'est-à-dire c'est comment, c'est quoi, le capitalisme ? SERGE PAPINIl faut qu'on aille vers plus de partage de la valeur. Aujourd'hui, alors, je regarde un peu plus dans mon secteur, PME, TPE, il y a des choses qui existent. Vous savez, il y a les contrats d'intéressement. Il y a la participation. Donc il faut que ce soient des choses qui soient plus ouvertes à l'ensemble des salariés. PATRICK ROGERMais c'est quoi ? C'est une prime d'intéressement que vous allez lancer ? Il va y avoir la prime Papin ? Non mais attendez. Il y a eu des primes, etc. Est-ce que vous seriez… SERGE PAPINÇa serait intéressant qu'on puisse donner facilement, simplement, une prime qui soit fléchée pour la consommation immédiate et pas pour l'épargne. Aujourd'hui, beaucoup de choses sont tournées vers l'épargne. PATRICK ROGERÇa pourrait venir quand ? En janvier ? Une prime d'intéressement ? Oui, c'est ça, c'est la prime Papin en janvier ? SERGE PAPINC'est la prime Macron défiscalisée plus, quoi. En tous les cas, c'est un bon modèle. PATRICK ROGERD'accord. SERGE PAPINC'est un bon modèle. Ce que disait Jean-François ACHILLI, c'est un bon modèle. C'est inspirant. PATRICK ROGEROui. Défiscaliser. Donc ça pourrait arriver janvier, février ? SERGE PAPINJe discute sur cette possibilité. Bon, on est dans une période, vous l'avez bien compris, un peu tendue sur le plan budgétaire. Donc il faut... Voilà. La démocratie, c'est du dialogue. C'est du compromis. C'est comme à l'Assemblée nationale. PATRICK ROGEREt des droits de douane, aussi. La guerre contre la Chine. C'est une guerre contre la Chine. SERGE PAPINOui. Et puis les droits de douane qui sont coordonnés au niveau de l'Europe. Il faut que toutes les douanes… PATRICK ROGEROui, ce n'est pas facile. Ce que vous avez dit à Jean-François, l'Allemagne n'est pas forcément toujours… JEAN-FRANÇOIS ACHILLIIl est là, le choc de consommation, Serge PAPIN. Parce qu'il le faut, ce choc de consommation en France. Il le faut, aujourd'hui. SERGE PAPINNon mais il faut dire à nos concitoyens, il faut dire aux auditeurs qui nous écoutent ce matin que le made in France, ce n'est pas réservé à une élite, que le made in France, ce ne sont pas des produits de niche. Ce sont des produits qui sont une alternative accessible. Et regardez-les... J'ai été visité SMOBY. Ça vous dit quelque chose ? Les jouets se portent bien. JEAN-FRANÇOIS ACHILLIOui, bien sûr. SERGE PAPINPlus 10%. SMOBY, il est leader sur les jouets avec des produits qui sont durables, qui sont accessibles. Et évidemment, il a une modernité d'usine importante. Mais il faut qu'il y ait des volumes aussi. JEAN-FRANÇOIS ACHILLILe choc de consommation, il doit être made in France. C'est ça, l'idée ? SERGE PAPINC'est l'idée, bien sûr. PATRICK ROGEROui. Bon, tout n'est pas foutu. C'est ce que vous dites ce matin. SERGE PAPINNon. Mais il faut s'en occuper dès maintenant. Il faut s'en occuper dès maintenant. PATRICK ROGERBon, on vous laisse filer en Conseil des ministres. Il paraît qu'Emmanuel MACRON vous glisse des petits mots pendant le Conseil des ministres. J'ai vu, notamment pour cibler TikTok. C'est vrai, ça ? Il vous a glissé un petit mot pendant le Conseil ? SERGE PAPINOui, évidemment. Le Président, il a d'ailleurs fait des déclarations en revenant de Chine, où il est sensible à cette question de protection de notre économie. PATRICK ROGEROui, absolument. Merci Serge PAPIN. Source : Service d'information du Gouvernement, le 11 décembre 2025
La source — vie_publique · nº 301311
↗ https://www.vie-publique.fr/discours/301311-serge-papin-10122025-politique-economique?egn-publisher=dila_vp&egn-name=informer_opendata_discours
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