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9 décembre 2022 · Gouvernement · Sud Radio · discours Discours

Interview de Mme Sarah El Haïry, secrétaire d'État chargée de la jeunesse et de l'engagement, à Sud Radio le 9 décembre 2022, sur la journée nationale de la laïcité, la jeunesse et les réseaux sociaux, le service national universel et les propos jugés se

Sarah El Haïry (auteur), Patrick Roger (intervenant)

LAURIE LECLÈREL'invitée ce matin, Sarah El HAÏRY, secrétaire d'État chargée de la Jeunesse et du Service national universel. PATRICK ROGERBonjour Sarah El HAÏRY. SARAH EL HAÏRYBonjour. PATRICK ROGERLa Journée nationale de la laïcité. Est-ce qu'il y a des tabous à l'école, entre l'histoire, la religion ? La jeunesse et les réseaux sociaux, le service national universel et puis cette affaire aussi de professeure de danse écartée à Sciences Po, à la suite de "plaintes" d'étudiants. C'est donc la Journée nationale de la laïcité, aujourd'hui 9 décembre, une question : est-ce qu'il y a vraiment de l'autocensure des professeurs en cours, sur les questions de religion et de laïcité ? SARAH EL HAÏRYVous savez, aujourd'hui, c'est une journée qui compte énormément, parce que c'est la Journée de la laïcité, mais ça devrait être toute l'année. C'est tellement essentiel dans notre pays, que ça devrait être célébré, protégé, défendu, tous les jours. Maintenant, pour répondre à votre question, il y a du tabou et de l'autocensure partout, et donc l'école n'y échappe pas, de fait. Et là il faut se poser pourquoi en fait il y a de l'autocensure. Mais, dans la discussion à la table, en famille, dans l'entreprise, à l'école, dans des assos, parce que la laïcité, pendant longtemps, on a considéré que c'était un acquis, qu'il ne fallait plus l'explique. Résultat des courses, eh bien nous ne l'avons pas suffisamment défendue, on ne l'a pas, on n'a pas tenu tous ses maillons de la chaîne, et donc aujourd'hui, s'il y a réponse, ça doit être une réponse plus globale. Moi, mon job avec le ministre de l'Éducation nationale, c'est de donner des outils aux enseignants, d'être protégés réellement, avec le soutien fonctionnel par la loi, par les forces de l'ordre… PATRICK ROGERMais alors, oui, comment on fait ça, comment précisément ? Parce que certains professeurs, quand même, ne se sentent pas suffisamment soutenus. Bon, on se souvient de ce qui est arrivé à Samuel PATY, bien sûr, mais depuis il y en a qui ont renoncé parfois. Donc comment les aider ? SARAH EL HAÏRYLe renoncement, c'est le début de la fin. Je le dis comme je le pense, par contre, déjà la première des choses ce n'est pas de poussière sous le tapis, ça veut dire, quand il y a des situations, il faut les déclarer et donc dire quand il y a des problèmes. Deux, être formé. Parce que vous savez, le nombre d'enseignants qui disent : "mais je ne sais même pas par quel bout le prendre". La laïcité, pour les jeunes aujourd'hui, c'est un truc un peu vieux, un peu parfois ringard, qui fait que priver de liberté et qui vient t'empêcher. Non, absolument pas. Et c'est là où il faut regagner la bataille, en leur donnant les moyens de mettre des mots. La laïcité, c'est d'abord un principe de liberté. Ça ne vient à combattre le fait de croire en Dieu ou pas croire en Dieu, ça vient poser un cadre commun, et il a des règles particulières au sein de l'école. PATRICK ROGERSans stigmatiser, Sarah El HAÏRY… SARAH EL HAÏRYJamais ! PATRICK ROGER… est-ce que ces atteintes viennent surtout d'élèves musulmans ? SARAH EL HAÏRYAlors, là il y a 2 points, sans évidemment stigmatiser personne, il y a une idéologie aujourd'hui qui attaque notre modèle de société, qui est une idéologie d'islam politique. Est-ce que l'islam politique c'est la religion des musulmans, la réponse est non. L'islam politique est une idéologie, et cette idéologie, aujourd'hui, eh bien elle utilise les réseaux sociaux pour draguer d'une certaine manière nos adolescents, et pour qu'ils se retournent d'une certaine manière contre nos principes et nos fondamentaux. C'est exactement ce qui se passe sur TikTok en particulier, avec la question de… PATRICK ROGERAlors, justement, qu'est-ce que vous pouvez faire ? Vous annoncez une contre-offensive républicaine sur les réseaux sociaux. SARAH EL HAÏRYExactement. PATRICK ROGERQuelle est-elle, comment agir ? SARAH EL HAÏRYQuand je disais que la laïcité ça doit être tous les jours… PATRICK ROGEROui. SARAH EL HAÏRY… une contre-offensive républicaine c'est le fait que les parents, les grands-parents, les jeunes eux-mêmes, eh bien ne soient plus des consommateurs passifs de ces offensives qu'on voit sur les réseaux sociaux, qui te disent : allez, bouscule les la règle, mets par exemple un voile à l'intérieur, ou encore d'autres, mets des signes religieux, mais au contraire, la contre-offensive elle doit être, elle doit permettre de créer du contenu numérique en particulier, avec le soutien du CIPR qui dépend et qui est porté par ma collègue Sonia BACKES, et donc c'est une sorte de jeu en concert, ministre de l'Éducation nationale, ministre de l'Intérieur, ministre de la Citoyenneté, ministre des Associations, en créer une sorte d'énergie qui donne les moyens aux jeunes eux-mêmes de rendre la laïcité moderne, contemporaine. PATRICK ROGEROui, mais alors, très concrètement, ça va être quoi, il va y avoir des contenus de votre part, c'est ça ? Enfin, de votre part… SARAH EL HAÏRYMais bien sûr. On célèbre, on fête, dans quelques minutes après notre interview, je vais aller dans un lycée, le lycée Diderot, où il y a la Fête de la laïcité aujourd'hui. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il faut du support artistique, culturel, du débat, poser les choses. Ça veut dire que c'est des jeunes qui vont débattre de la laïcité, faire de la musique autour… PATRICK ROGEROui, mais est-ce qu'ils iront voir sur TikTok cela ? SARAH EL HAÏRYMais moi, ce que je souhaite… PATRICK ROGERParce que c'est des vidéos du gouvernement, ils vont prendre ça comme de la propagande. SARAH EL HAÏRYNon, bien sûr qu'on fera évidemment des vidéos du gouvernement en direct, et on le fait déjà, mais on va l'amplifier. Ce qui est nécessaire, c'est que les jeunes eux-mêmes, en réalité, créent leur propre support. Et puis je vais vous dire une chose très simple, quand je discute avec un jeune, je me rends compte parfois malheureusement qu'il considère que c'est dépassé la laïcité. Alors, je vais sur son terrain, de manière assez simple. Moi j'en ai marre d'entendre dire que la laïcité elle réduit des libertés, et donc je dis quoi ? La laïcité c'est quoi dans le fond ? C'est ce qui protège le fait de ne pas avoir de différence entre les femmes et les hommes. Aujourd'hui, on a une génération qui est hyper attachée à l'égalité entre les femmes et les hommes. Et là, quand je lui dis : pourquoi à ton avis des femmes iraniennes arrachent leur voile au prix de leur vie ? Parce qu'il se trouve qu'en Iran il y a la loi de Dieu qui porte et qui pèse plus que la loi, eh bien qui reconnaît l'égalité. Et puis tu vas plus loin, pourquoi aujourd'hui en Chine les Ouigours sont fondamentalement bousculés, oppressés par le régime chinois ? C'est encore pour des raisons confessionnelles. Et donc, là tu te dis : mais la laïcité, c'est exactement l'inverse, c'est ce qui permet à chacun, qu'il croit ou qu'il ne croit pas, de ne pas avoir, être jugé par rapport à ce prisme-là. Ça c'est mon job, c'est de faire que ça redevienne en réalité le fruit, en réalité le quotidien protégé. PATRICK ROGERBon, très bien, on comprend le bien-fondé de ce que vous voulez défendre, Sarah El HAÏRY, sur la laïcité… SARAH EL HAÏRYParce que c'est si français… PATRICK ROGEROui, mais d'une façon très concrète, comment vous faites face aux contenus sur l'ensemble en fait de ces plateformes, qui mettent en évidence en fait des tenues religieuses, qui incitent en fait des gamins à aller avec ces tenues religieuses à l'école ? SARAH EL HAÏRYIl ne faut pas être naïf. PATRICK ROGEROui, bien sûr. SARAH EL HAÏRYMoi, j'ai convoqué TikTok, avec mon homologue et mon collègue Jean-Noël BARROT, qui est en plus pour le coup… PATRICK ROGEREn charge du Numérique. SARAH EL HAÏRYEn charge du Numérique, qui est hyper offensif. On leur a demandé deux choses. Un, de virer les vidéos avec de la géolocalisation. C'est-à-dire que quand une vidéo elle est faite en France, et elle appelle à en réalité bousculer les lois françaises, ils ont la capacité de le faire, et je vous assure qu'on les suit à la culotte, pour être clair. PATRICK ROGERD'accord, oui. SARAH EL HAÏRYEt puis il y a aussi une offensive qui est portée, nous, avec les enseignants et avec des capacités à signaler, et donc on crée du contenu contre-offensif, et c'est là où j'ai besoin de la mobilisation de tous. Pour gagner ce combat… PATRICK ROGERMais, est-ce qu'il peut y avoir des sanctions contre TikTok, et qui pourrait s'en charger ? Est-ce qu'il y a une instance en charge de ça ou pas ? SARAH EL HAÏRYAujourd'hui, il y a des offensives, il y a des instances, bien sûr. On peut engager la responsabilité des uns et des autres, mais l'algorithme… PATRICK ROGERC'est qui, c'est l'ARCOM, c'est les ministères ? SARAH EL HAÏRYOn a l'ARCOM, il y a l'ANJ, mais sur d'autres sujets, au-delà de la diffusion de vidéos. Et donc la question c'est comment les signalements sont plus rapides et plus effectifs. Il y a TikTok, Snapchat, Twitter, Facebook. En fonction de ses algorithmes il y a, comment dire, il y a des différences d'appréciation. Moi, ce que je veux, c'est que l'on sorte de ces chipouilles, en réalité, et que quand une vidéo crée du trouble dans notre pays ou essaie de fragiliser ce qu'est être Français, alors on la bloque. PATRICK ROGERLe Service national universel, vous en êtes en charge. Il y a l'idée de le rendre obligatoire pour les jeunes, ça va venir ou pas, ça ? SARAH EL HAÏRYSoyons très clairs. Le Service national universel, c'est d'abord une aventure qui permet aux jeunes de se rencontrer, de vivre un temps où l'on célèbre la France, on lève un drapeau, on fait du sport, on crée de la mixité sociale, où il y a le goût aussi d'une certaine manière de l'effort collectif, on quitte son département pour la première fois, c'est presque 60 000 jeunes qui l'ont fait depuis. On est à un moment aussi où il y a plusieurs hypothèses qui sont sur la table, on fait des retours d'expérience, et le président de la République aura l'occasion de revenir sur le les conclusions du Service national universel, et donc ses orientations futures. PATRICK ROGERQuand ça ? SARAH EL HAÏRYEh bien écoutez, dans les prochaines semaines, prochains mois. PATRICK ROGEREn janvier, en février ? Le Service national universel va devenir obligatoire pour les jeunes ? SARAH EL HAÏRYCe que je suis en train de vous dire… PATRICK ROGERAh ben dites-nous ! SARAH EL HAÏRYNon, ce que je suis en train de vous dire, c'est qu'il y a des hypothèses qui sont étudiées, nous sommes en train de faire un état des lieux et un bilan et de fait, par contre… PATRICK ROGERMais on se dirige plutôt vers ça ou pas ? SARAH EL HAÏRYCe qui est certain… PATRICK ROGERNon mais attendez, une indication. SARAH EL HAÏRYNon non, mais ce qui est certain, c'est qu'aujourd'hui les inscriptions du Service universel sont ouvertes, et tous les auditeurs que ça intéresse, parce que c'est des jeunes de 15 à 17 ans, moi je les invite à aller sur snu.gouv.fr, et de regarder ce que c'est. Parce que, dans le fond, allier engagement, sport, un peu de patriotisme, d'une certaine manière responsabilités individuelles et goût de l'effort, aujourd'hui ça s'appelle le Service national universel, et c'est encore trop peu connu à mon goût. Et ce qui est certain, c'est que les parents et les jeunes adorent. PATRICK ROGERVous, vous y êtes favorable pour le rendre obligatoire, Sarah El HAÏRY, plutôt. SARAH EL HAÏRYMoi, la mission… PATRICK ROGERAh non, mais quand on vous entend… SARAH EL HAÏRYMais moi la mission que m'a donné le président de la République est très claire, il a dit, avec le ministre des Armées Sébastien LECORNU, et avec le ministre de l'Éducation nationale Pap NDIAYE, tu as comme mission de créer le plein déploiement et la généralisation. C'est-ce que je suis en train de faire, avec plusieurs hypothèses. PATRICK ROGERLa gratuité des préservatifs pour les 18/25 ans en pharmacie, l'année prochaine, dès le 1e janvier, pourquoi ? SARAH EL HAÏRYParce que c'est absolument essentiel pour les jeunes de se protéger, de rappeler qu'il y a à peine quelques jours on se rappelait à quel point le sida avait fait des ravages. Aujourd'hui, on est en train de voter, en train d'inscrire dans la Constitution, le chemin elle a commencé, le droit à l'IVG. Les protections menstruelles sont une vraie avancée, la précarité des jeunes est telle parfois malheureusement que les protéger et leur donner accès c'est une avancée, en réalité progressiste et sociale énorme. Moi je suis extrêmement heureuse que mon gouvernement, par la voix du président de la République, rend le préservatif gratuit à l'attention des jeunes, juste simplement en allant à la pharmacie. PATRICK ROGERUn mot des jeunes et de la vaccination, alors qu'il y a le retour du Covid, beaucoup évidemment n'ont pas forcément, parce qu'ils ont déjà été touchés, contaminés, quelles sont vos recommandations vous, alors que le ministre de la Santé va se prononcer cet après-midi sur le port du masque potentiellement dans les transports ? SARAH EL HAÏRYTrès sincèrement, on a vécu ensemble une période assez dingue, vraiment avec les confinements. Aujourd'hui il y a les fêtes de Noël, je crois qu'on aime tous nos familles, le plus simple et le plus judicieux, en tout cas c'est la liberté de le faire, mais si on aime les gens on le fait, on va la pharmacie, on dit qu'on va voir son grand-père, sa grand-mère ou ses parents, et qu'ils sont peut-être âgés, et donc pour eux, se vacciner c'est aussi les protéger. Il faut rappeler qu'il y a quand même un pic à nouveau qui arrive, on a de plus en plus de contaminations, le port du masque dans les transports en commun franchement c'est important, c'est pour se protéger, et surtout c'est pour éviter d'être tout seul pendant de Noël et de le faire via Zoom ou WhatsApp. PATRICK ROGEROn sait que la vaccination chez les jeunes, la transmission peut se faire malgré tout, même si… SARAH EL HAÏRYÇa protège. Ça protège cependant des cas graves… PATRICK ROGERMais ça c'est les personnes âgées surtout. SARAH EL HAÏRYOui, mais quand on les aime, on se donne tous les moyens. Moi, après, chacun est libre de faire comme il veut, mais collectivement on peut faire que, de ne pas vivre déjà tout seul le Noël ou la fin d'année, et le vivre ensemble. Je veux dire, ça nous a tellement manqué, que ce serait dommage de ne pas participer à l'effort collectif. PATRICK ROGERSarah El HAÏRY, vous êtes en charge donc de la Jeunesse et du Service national universel, on vient d'en parler. Il y a cette histoire, cette professeure de danse à Sciences Po Paris, qui a été écartée, parce que, pour des propos jugés sexistes et discriminants, parce que grosso modo elle voulait dire hommes et femmes et pas leader, follower. Qu'est-ce que… que vous inspire cette histoire ? SARAH EL HAÏRYMoi j'aime bien que l'on parle en français, déjà. PATRICK ROGERC'est ce qu'elle a dit elle-même. SARAH EL HAÏRYNon mais moi j'aime bien qu'on parle en français, donc, hommes et femmes, je sais ce que c'est, leader, follower, j'arrive à deviner, mais pour être plus clair, je n'ai pas les tenants et les aboutissants de cette histoire à Sciences-Po, je suis comme vous, j'ai lu deux, trois articles de Presse. PATRICK ROGERNous, nous avions tout à l'heure Valérie, en question, qui a été écartée. SARAH EL HAÏRYJ'ai vu en venant sur votre plateau, une réaction de Sciences Po lui-même, donc je ne vais pas m'exprimer sur ce cas particulier. Par contre, ce qui est certain, c'est que moi ce que je combats, c'est exactement l'idéologie qui terrorise les gens qui veulent nommer les choses. Donc tout ce "Bouli boulga", qui nous vient des États-Unis, du modèle anglo-saxon, qui fait que l'on a une génération qui va être d'une susceptibilité folle, ce n'est pas bon. Il faut pouvoir nommer les choses, être en accord ou en désaccord, débattre bien sûr, mais ne pas poser cette, une sorte de terreur moralisatrice, quels que soient les mots. PATRICK ROGERLà, on cède à cette terreur du woquisme en quelque sorte, c'est ça, Sarah El HAÏRY ? SARAH EL HAÏRYExactement, ça en fait partie, c'est une des formes d'expression. Moi je crois qu'il faut montrer… Mon combat est un combat antiraciste et anti-discrimination. Nommer une femme, un homme, eh bien ce n'est pas en réalité stigmatiser une personne, ce n'est pas pour autant, quand il y a une situation discriminante, eh bien c'est tout un pays qui se lève, que ce soit homophobe, transophobe, raciste, antisémite, peu importe. Ça c'est le modèle universaliste. Par contre, aller faire l… aller créer finalement du doute, de la peur ou dans le fond de la censure à certains égards, c'est dangereux bon sang, et c'est exactement l'idéologie que je combats. PATRICK ROGERMerci Sarah El HAÏRY, secrétaire d'État en charge de la Jeunesse et du Service national universel, qui était mon invitée, l'invitée de Sud Radio ce matin. SARAH EL HAÏRYBonne journée à tous. PATRICK ROGERDans un instant, la revue de Presse, et puis les débats du matin, et petite surprise, on va aussi parler d'un certain France – Angleterre. Tiens, vous avez un pronostique France – Angleterre ce week-end ? SARAH EL HAÏRY2 – 1 pour la France. PATRICK ROGEREt vous savez qu'après il peut y avoir France – Maroc, peut-être, potentiellement. SARAH EL HAÏRYPeut-être, effectivement. PATRICK ROGERVous êtes d'origine marocaine, vous supporterez… SARAH EL HAÏRYEt fondamentalement française, donc ça sera un magnifique drapeau, même si je suis très heureuse que le Maroc arrive si loin dans la compétition, parce que c'est la première fois, et ça crée un bel élan, mais pour le coup, moi j'ai envie d'une 3e étoile. PATRICK ROGERBon. Merci Sarah El HAÏRY d'avoir été avec nous ce matin source : Service d'information du Gouvernement, le 12 décembre 2022
La source — vie_publique · nº 287517
↗ https://www.vie-publique.fr/discours/287517-sarah-el-hairy-09122022-journee-nationale-de-la-laicite-reseaux-sociaux?egn-publisher=dila_vp&egn-name=informer_opendata_discours
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