Interview de M. Olivier Véran, ministre délégué chargé du Renouveau démocratique, porte-parole du Gouvernement, à France 2 le 6 décembre 2022, sur la nouvelle vague de covid-19, la vaccination, le risque de pénurie d'électricité, la réforme des retraites
Olivier Véran (auteur), Thomas Sotto (intervenant)
THOMAS SOTTOBonjour et bienvenue dans les "4V", Olivier VÉRAN.
OLIVIER VÉRANBonjour.
THOMAS SOTTOOn va parler du Covid parce que là on est tous un peu perdus, est-ce que vous comprenez, vous, quelque chose aux règles vaccinales du moment ?
OLIVIER VÉRANOui, et heureusement.
THOMAS SOTTOEst-ce que vous pouvez nous les expliquer simplement ?
OLIVIER VÉRANJe les rappelle brièvement. Si vous n'êtes pas à jour de votre rappel de vaccin contre la Covid, que vous êtes âgé de 60 ans, ou plus, ou que vous êtes porteur de maladies chroniques, ou que vous êtes en contact régulier avec des gens qui sont fragiles, vous êtes invité à recevoir un rappel de vaccin, ce rappel…
THOMAS SOTTOPourquoi ça ne marche pas…
OLIVIER VÉRANCes rappels ils sont aussi efficaces contre le virus omicron.
THOMAS SOTTOPourquoi les personnes âgées ne sont pas vaccinées ?
OLIVIER VÉRANParce qu'il y a eu de la perte en ligne, parce qu'il y a eu une réduction de l'angoisse liée à la Covid, parce que la perte des réflexes, etc., néanmoins depuis que les messages recommencent à être passés avec insistance, le nombre de vaccinations quotidien augmente, on était aux alentours de 90.000 vaccinations sur une journée vendredi, ce qui est un record depuis longtemps, donc c'est en train de bouger, et c'est tant mieux parce qu'en plus de la Covid il y a la grippe, et en plus de la Covid et de la grippe il y a la bronchiolite, et que tout ça ça fait pression sur l'hôpital…
THOMAS SOTTOOn va y venir.
OLIVIER VÉRANEt on veut protéger notre hôpital.
THOMAS SOTTOQuand on a dans son entourage des personnes âgées ou fragiles, est-ce qu'on doit faire une dose supplémentaire, même quand on est jeune ?
OLIVIER VÉRANQuand on est en contact avec des gens qui sont fragiles, ou quand on est jeune et qu'on est porteur de maladies chroniques, on se fait vacciner.
THOMAS SOTTODonc le pharmacien je suis allé voir avant-hier, à qui j'ai expliqué ça et qui m'a dit "non, vous n'êtes pas dans la cible", n'a pas les informations ?
OLIVIER VÉRANSi vous êtes en contact avec des personnes qui sont fragiles, vous pouvez vous faire vacciner, vous êtes dans la cible.
THOMAS SOTTOA Noël on va tous les voir, il va y avoir des brassages.
OLIVIER VÉRANÇa veut dire qu'avant Noël il faut faire encore plus attention, et au-delà de la vaccination, porter le masque, quand on le peut, et quand on est en contact avec beaucoup de gens, comme par exemple dans les transports en commun.
THOMAS SOTTOLes masques on va y venir aussi. Les soignants, est-ce qu'ils sont à jour, est-ce qu'ils ont tous eu une dose supplémentaire les soignants, eux ils sont en contact ?
OLIVIER VÉRANEh bien les soignants qui étaient invités à recevoir un rappel, ils sont en général à jour. Les soignants, vous savez, ils font en particulier attention, c'est aussi eux qui sont le plus souvent vaccinés contre la grippe, par exemple.
THOMAS SOTTOEst-ce que vous envisagez de rouvrir des centres de vaccination pour booster les vaccinations ou pas du tout ?
OLIVIER VÉRANVu le rythme actuel de la vaccination, et vu surtout l'organisation que notre pays a acquise au fil des ans en matière de vaccination de masse, on peut s'appuyer sur les pharmacies et les médecins, qui sont quasiment tous équipés de vaccins, et qui attendent sans difficulté les patients pour pouvoir les mettre à jour de rappel.
THOMAS SOTTOEn fait je vous pose toutes ces questions parce que dans les épisodes précédents on avait l'impression que les choses étaient assez claires, parfois contestées, mais claires, et que là ce n'est pas très carré, c'est comme avec le masque, les scientifiques ils disent il faudrait le rendre de nouveau obligatoire, mais c'est une décision politique, et les politiques ils disent peut-être qu'il faut le rendre obligatoire, mais ça il faut demander aux scientifiques, et puis on a François BRAUN, le ministre de la Santé, qui dit "ma main ne tremblera pas", mais qui ne le rend pas obligatoire. Pourquoi ne pas rendre le masque, le port du masque obligatoire notamment dans les transports ?
OLIVIER VÉRAND'abord François BRAUN aura l'occasion, je crois vendredi, de donner une conférence de presse sur la question générale de l'épidémie de la Covid…
THOMAS SOTTOÇa veut dire quoi, qu'il va annoncer le masque obligatoire dans les transports ?
OLIVIER VÉRANS'il devait annoncer le masque je vous l'annoncerai bien volontiers ce matin, il fera une conférence de presse pour donner des éléments d'explications, et apporter de l'information, de la pédagogie, c'est nécessaire, vous l'avez dit, à un moment où des gens s'interrogent. Ensuite, on pourrait rendre obligatoire le port du masque, mais en même temps on viendrait là entériner quelque chose que les Français ont acquis comme compétences, comme savoir-faire, c'est-à-dire que les Français savent que quand on est dans un lieu à risque, on porte un masque pour se protéger. Mais je vais vous dire…
THOMAS SOTTOPrenez le métro, vous verrez qu'on n'a pas acquis toutes les compétences !
OLIVIER VÉRANNon, mais j'ai pris cinq trains, cinq TGV et TER hier, j'étais à Dijon, à Hautin, etc., bon, je portais le masque dans le wagon, pour le coup on n'était pas nombreux, donc j'ai parfaitement conscience qu'il faut qu'on mette un petit coup d'effort collectif supplémentaire pour se protéger davantage, en plus il y a les fêtes de Noël qui arrivent bientôt, on sera en contact avec les personnes fragiles, âgées, etc.
THOMAS SOTTOOlivier VÉRAN, quand vous étiez ministre de la Santé on vous a beaucoup reproché d'infantiliser les Français et maintenant on a l'impression que vous ne savez plus trancher au gouvernement, vous ne savez plus décider.
OLIVIER VÉRANOn sait trancher au gouvernement, et j'étais encore ministre de la Santé lorsqu'on avait décidé qu'on arrêtait l'obligation de port de masque dans la mesure où toute l'information avait été donnée et qu'en responsabilité les Français montraient qu'ils se protégeaient. Je le redis, il y a la période des fêtes, ce n'est pas le moment de choper le Covid, ce n'est pas le moment de le refiler à sa famille, ce n'est pas le moment de se gâcher les vacances, et ce n'est pas le moment non plus de prendre le risque de faire saturer nos hôpitaux.
THOMAS SOTTOS'il le faut le masque deviendra obligatoire, si ça ne suffit pas, si ça continue à augmenter, on est autour de 50 à 60.000 nouveaux cas quotidiens ?
OLIVIER VÉRANJe vous dirais la même chose que le ministre de la Santé, qu'il a dit, la main ne tremble pas au moment où il faut prendre des décisions, même difficiles, pour protéger la population, mais on préfère encore une fois le principe de responsabilité.
THOMAS SOTTOL'autre inquiétude des Français, et celle-là est assez inédite, c'est le risque de coupures de courant cet hiver, déjà on aimerait comprendre, RTE dit jusqu'à 28 coupures cet hiver dans le pire des scénarios, s'il fait froid, si ça ne fonctionne pas bien, comment peut-on en être arrivé là Olivier VÉRAN ?
OLIVIER VÉRANVous voulez ma conviction Thomas SOTTO ?
THOMAS SOTTOJ'aimerais bien.
OLIVIER VÉRANDéjà le principe numéro un c'est qu'il n'y a rien d'inéluctable, rien d'inéluctable.
THOMAS SOTTOOn sent que ça arrive quand même !
OLIVIER VÉRANNon, non, attendez, il n'y a rien d'inéluctable, on est là dans la prévision de risque, et on prend les devants…
THOMAS SOTTOMais il existe vraiment ce risque ou pas, ou est-ce que vous jouez à nous dire il y a un risque et regardez comment on a bien géré ?
OLIVIER VÉRANLaissez-moi juste dire une phrase là-dessus, parce qu'après vous direz que je ne suis pas clair.
THOMAS SOTTOAllez-y.
OLIVIER VÉRANOn prend la décision de faire de l'alerte, de l'alerte, de la prévention, d'expliquer qu'on se prépare à tous les scénarios, mais le message principal qui est le nôtre, c'est que nous avons la pleine capacité collectivement d'éviter tout risque de coupure, quelles que soient les conditions hivernales, on a commencé à faire le job, collectivement, on a commencé à réduire notre consommation électrique, si certains jour c'est EcoWatt rouge, et qu'on dit aux gens attention à 8h du matin, ou à 19h, si vous pouvez différer votre plaque de cuisson ou éviter d'allumer 50 appareils électroménagers en même temps, eh bien vous éviterez un risque de coupure. Je vais dire une chose, moi je suis comme les Français, je suis français, je n'aime pas trop qu'on m'explique ce qu'il faut que je fasse chez moi ou ce qu'il ne faut pas que je fasse, mais il y a un truc que j'aime encore moins, c'est l'idée de me retrouver sans courant à l'heure où je dois préparer mes gamins pour les amener à l'école.
THOMAS SOTTOC'est-à-dire que si on respecte l'EcoWatt rouge il n'y aura pas de coupures ?
OLIVIER VÉRANÇa veut dire qu'on va tous faire collectivement, les moments où il y aura des tensions, qui sont anticipées, on va tous faire collectivement un petit geste supplémentaire, et là pour le coup ce n'est pas question de dire je fais déjà plein d'efforts dans le quotidien, on ne demande pas aux gens d'annuler des choses, on demande parfois de différer de quelques minutes l'allumage de certains appareils, comme le lave-linge, la plaque de cuisson ou le grille-pain.
THOMAS SOTTOEt si on fait ça il n'y aura pas de coupures Olivier VÉRAN ?
OLIVIER VÉRANSi on fait ça il n'y aura pas de coupures Thomas SOTTO. Donc je veux dire, on passe beaucoup de temps à envisager tous les scénarios catastrophes, etc., alors qu'en réalité, je pense, je suis même convaincu, que notre effort collectif en tant que citoyens il doit porter sur ces mesures simples, honnêtement qui sont peu coûteuses d'énergie, pour le coût, sans mauvais sans mauvais jeu de mots, et qui permettront d'éviter tout risque de coupures.
THOMAS SOTTODonc le pire n'est pas certain, c'est ce que vous nous dites…
OLIVIER VÉRANEn fait je suis même certain qu'on on a les moyens totalement d'éviter ces coupures.
THOMAS SOTTOUne autre curiosité de l'époque, on ne trouve plus de Doliprane pour les enfants dans les pharmacies, là encore on se demande comment on peut en arriver là. On se souvient quand on cherchait de l'aspirine pendant le Covid, on disait on va relocaliser tout ça, on va faire en sorte que…
OLIVIER VÉRANPour le coup on le fait.
THOMAS SOTTOIl n'y a plus de doliprane, vous disiez il y a la bronchiolite, il y a le Covid, il y a la grippe, il y a toutes les…
OLIVIER VÉRANIl y a une explosion de la demande mondiale, avec la Covid, de demandes de paracétamol, et notamment de demandes pédiatriques, et donc il y a une augmentation très forte. Ce n'est pas qu'il y a une baisse de la production, c'est à l'inverse en fait, on a même, comme on l'avait fait, comme le président de la République, s'y était engagé, on réimplante des usines de fabrication de paracétamol en France, d'ailleurs c'est en Isère, ce n'est pas loin de chez moi, on refabrique à nouveau du paracétamol, donc on en produit davantage, mais là on est dans une période très forte consommation, avec une tension mondiale sur les stocks, ce qui, un, montre qu'on a raison de réimplanter des usines, deux, nous oblige à trouver des parades, des solutions, pour qu'aucun patient ne soit en manque de paracétamol, et donc on continue de travailler, les services de la santé travaillent, les services de Bercy aussi, pour qu'on puisse répondre à toutes les demandes.
THOMAS SOTTOOlivier VÉRAN, est-ce qu'on aura du Covid, un risque de coupures d'électricité, et des grèves à Noël ?
OLIVIER VÉRANNon, mais encore une fois c'est le… vous savez, moi j'ai confiance dans mon pays, parce que on a montré pendant deux ans et demi de pandémie qu'on savait faire, qu'on était solidaire, qu'on était costaud, qu'on était solide, donc il ne s'agit pas de se faire peur, il s'agit, en transparence, d'informer les Français qu'ils sont utiles, toujours, et qu'ils ont toujours un rôle citoyen à jouer.
THOMAS SOTTOD'accord, mais pourquoi je vous pose cette question, parce que la réforme des retraites arrive, Élisabeth BORNE à a détaillé son calendrier, "on atteint la limite du foutage de gueule" a dit le patron de la CFE-CGC, qui estime qu'il n'y a plus rien à négocier, alors qu'il y a un troisième round de négociations qui est censé s'ouvrir dans quelques jours, plus policé, mais pas forcément moins ferme, écoutez ce que disait hier ici même Laurent BERGER, le secrétaire général de la CFDT.
LAURENT BERGERMoi je l'ai dit au gouvernement, je l'ai dit en face, les yeux dans les yeux, vous allez créer de la conflictualité au pire moment, soyez raisonnables, écoutez le monde du travail, Monsieur le président de la République, Madame la Première ministre, attention à ne pas créer en janvier un gros conflit social parce que vous n'aurez pas écouté les organisations syndicales.
THOMAS SOTTOQu'est-ce que vous lui répondez à Laurent BERGER, qui en général n'est pas le plus radical de tous ?
OLIVIER VÉRANNon bien sûr, mais Laurent BERGER il est à la table de la concertation des négociations avec le ministre du Travail. Encore une fois on pose juste le cadre une seconde. On a un système des retraites qui repose sur des cotisations, c'est l'argent des Français, et des pensions de retraites qui sont versées aux retraités, ce système est déséquilibré, il y a moins d'argent qui rentre que d'argent qui sort, donc on ne veut pas augmenter les impôts des Français, on ne veut pas baisser les pensions des retraités, donc il faut allonger un petit peu la durée de travail.
THOMAS SOTTOSauf que ce cadre c'est que des lignes rouges pour Laurent BERGER.
OLIVIER VÉRANMais attendez, ce n'est pas des décisions qui sont faciles à prendre, mais les pouvoirs publics ils ont justement été élus pour prendre des décisions parfois difficiles pour garantir aux Français un système juste, équitable et pérenne. Tout le monde n'aura pas à travailler jusqu'à 65 ans, si vous commencez à travailler tôt, aujourd'hui vous partez plus tôt, demain ce sera pareil, on fait extrêmement attention aux gens qui ont des bas revenus, on fait attention aux femmes, aux carrières hachées, et on veut une juste répartition…
THOMAS SOTTODonc vous lui dites venez à la table, il y a encore des choses à discuter ?
OLIVIER VÉRANUne juste répartition de l'effort, ça me semble être totalement dans la ligne CFDT que je connais bien.
THOMAS SOTTOOn est presque au bout, j'ai encore deux petites questions. Les députés vont parler immigration à l'Assemblée aujourd'hui, débat sans vote, la philosophie du futur projet de loi sur l'immigration, c'est Élisabeth BORNE qui l'a résumée, c'est décider plus vite, éloigner plus efficacement et mieux intégrer ceux qui doivent rester sur notre territoire, on aura l'occasion d'en reparler, moi j'ai une question très concrète. Le chef Thierry MARX, qui est le nouveau président de l'UMIH, le syndicat de l'hôtellerie et de la restauration, appelle à une régularisation des salariés étrangers, les serveurs, les cuisiniers, qui travaillent aujourd'hui, est-ce que ça va être le cas, est-ce que c'est la ligne qui va être décidée par le gouvernement ?
OLIVIER VÉRANIl n'y aura pas de régularisation massive et globale de toute personne qui a un contrat de travail, par contre il y a du pragmatisme, et de l'humanisme…
THOMAS SOTTOEst-ce que la restauration c'est un métier sous tension ?
OLIVIER VÉRANAh la restauration fait partie des métiers qui sont plutôt sous tension aujourd'hui, je peux vous présenter, je suis sûr que vous en connaissez, des restaurateurs qui n'arrivent pas aujourd'hui à embaucher des personnes sur le territoire national, dans le cadre du service ou de la cuisine, donc ça fait partie des sujets pour lesquels il faut qu'on soit pragmatique, efficace, humaniste et en même temps juste.
THOMAS SOTTOMais là sur la question que vous pose Thierry MARX ?
OLIVIER VÉRANPardon ?
THOMAS SOTTOSur la question que vous pose Thierry MARX ?
OLIVIER VÉRANIl ne s'agit pas, il n'y aura pas de plan de régularisation massive de tout le monde, c'est des situations au cas par cas, et surtout c'est aller plus vite, aller plus simplement, effectivement quand un chef d'entreprise vous dis "moi ce salarié-là il bosse depuis je ne sais pas combien de temps chez moi, il a un salaire, il peut nourrir sa famille, mais il n'est toujours pas régularisé", bon, on ne va pas l'expulser, donc autant regarder la situation et si c'est justifié pouvoir le régulariser.
THOMAS SOTTOCourage, on est dans le temps additionnel, ma dernière question elle concerne le football, les Bleus sont en quart de finale, ils affronteront l'Angleterre samedi, est-ce qu'Emmanuel MACRON va aller assister au match ?
OLIVIER VÉRANJe ne sais pas s'il assistera au match, mais il est très important qu'on gagne.
THOMAS SOTTOIl est très important qu'on gagne ?
OLIVIER VÉRAND'abord c'est la Coupe du monde, et puis ensuite c'est les Anglais.
THOMAS SOTTOVous risquez un pronostic, comme Emmanuel MACRON la semaine dernière, il a eu bon lui !
OLIVIER VÉRANIl a eu très très bon d'ailleurs, il a été vraiment très très bon, moi je n'aurais pas fait le pronostic comme ça. Je ne suis pas super fort en foot, mais vous voulez un pronostic ?
THOMAS SOTTOAllez-y.
OLIVIER VÉRANVous me soufflez quelque chose ? Allez, 2-0 pour la France.
THOMAS SOTTOIl a donné le nom des buteurs aussi !
OLIVIER VÉRANPar contre les buts de MBAPPÉ étaient tellement incroyables ; alors Olivier GIROUD parce qu'il a été grenoblois, et je pense que c'est bien qu'il entre ce record, et puis MBAPPÉ là j'enfonce une porte ouverte.
THOMAS SOTTOC'est le patriotisme footballistique d'Olivier VÉRAN.
Source : Service d'information du Gouvernement, le 7 décembre 2022
La source —
vie_publique · nº 287467
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