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17 novembre 2022 · Gouvernement · France 2 · discours Discours

Interview de M. Olivier Véran, ministre délégué, chargé du renouveau démocratique, porte-parole du Gouvernement, à France 2 le 17 novembre 2022, sur l'augmentation du prix de l'essence, l'inflation et la baisse du pouvoir d'achat, l'épidémie de bronchiol

Olivier Véran (auteur), Thomas Sotto (intervenant)

THOMAS SOTTOBonjour et bienvenue dans les « 4V » Olivier VERAN. OLIVIER VERANBonjour. THOMAS SOTTODepuis hier le prix de l'essence est reparti nettement à la hausse puisque la ristourne à la pompe accordée par le gouvernement est passée de 30 à 10 centimes par litre. Le gouvernement le répète, un nouveau dispositif plus ciblé sera mis en place dès le début de l'année prochaine, à quoi est-ce qu'il va ressembler, est-ce que vous le savez ? OLIVIER VERAND'abord la ristourne n'a pas disparu… THOMAS SOTTONon, ce n'est pas ce que j'ai dit ! OLIVIER VERANVoilà, elle est passée de 30 à 10 centimes par litre d'essence, et jusqu'à la fin d'année, et donc on a jusqu'à la fin de l'année pour présenter un dispositif, alors il sera présenté plus tôt que ça, qui permettra à ce qu'on appelle les « gros rouleurs », c'est-à-dire les Français qui utilisent leur voiture au quotidien pour aller travailler, qui profitera aux Français dont les revenus ne leur permettent pas de faire face à une hausse. THOMAS SOTTOC'est qui, c'est quel niveau à peu près ? OLIVIER VERANC'est à définir, c'est actuellement… le dispositif complet je ne peux pas vous le présenter aujourd'hui, il est en train d'être calibré, ce qu'on veut c'est un dispositif simple… THOMAS SOTTOCe sera, c'est quoi, c'est un chèque… OLIVIER VERANVous faites une demande sur Internet… THOMAS SOTTOC'est un crédit d'impôt, c'est à la pompe avec un justificatif, c'est tranché ça ou pas encore ? OLIVIER VERANCe sera un dispositif simple, vous ferez une demande sur Internet, vous serez identifié comme tel et vous aurez, d'une manière qui sera annoncée bientôt, l'équivalent d'une ristourne. THOMAS SOTTODonc un dispositif « gros rouleurs, « gros bosseurs » ? OLIVIER VERANJe continue de dire qu'on reste, même si c'est 10 centimes par litre, on est le seul pays européen, aujourd'hui, à continuer de baisser le prix du carburant à la pompe pour les consommateurs. THOMAS SOTTOCe dispositif est-ce qu'il sera en place dès le 1er janvier 2023 ? OLIVIER VERANIl sera en place vraisemblablement dès le début de l'année, oui. THOMAS SOTTODès le 1er janvier ? OLIVIER VERANJe vous dis, toutes les précisions techniques, je sais que vous voulez les avoir mais… THOMAS SOTTOOn aimerait bien… OLIVIER VERANOui, mais il nous reste un mois et demi, et un mois et demi à l'échelle de Bercy, vous savez, à l'échelle du fonctionnement d'une loi qui vient d'être adoptée par les parlementaires, ça laisse un petit peu de temps. THOMAS SOTTOOn parle d'une enveloppe d'environ 1,5 milliard, ça c'est à peu près dans les clous ou pas, ou c'est pareil, c'est trop tôt ? OLIVIER VERANC'est trop tôt pour vous donner le montant précis, mais ce sera dans cet ordre-là. THOMAS SOTTOJe n'aurai rien là-dessus, j'ai bien compris. On a appris cette semaine… OLIVIER VERANVous avez le principe, ce sera simple et ça bénéficiera à ceux qui en ont besoin. THOMAS SOTTOEt donc combien de personnes à peu près, 10 millions, 11 millions ? OLIVIER VERANC'est moi qui relance la machine… THOMAS SOTTOAh oui, c'est vous qui m'avez relancé. OLIVIER VERANVous aurez la suite. THOMAS SOTTOAu moment où on cherche de l'argent, le gouvernement cherche de l'argent un peu partout, on a appris cette semaine que les dividendes versés par les entreprises du CAC 40 ont atteint un montant record de 57,5 milliards l'an dernier, est-ce que ce n'est pas par-là qu'il faut aller chercher un peu de sous quand même ? OLIVIER VERANCe que nous allons faire surtout c'est booster ce qu'on appelle les dividendes salariés, c'est-à-dire on dit si une entreprise a dégagé du bénéfice, parce qu'elle fonctionne bien, tant mieux, si elle verse des dividendes aux actionnaires il faut qu'elle en verse aux salariés, c'est un engagement de campagne. THOMAS SOTTOMécaniquement elle devra en verser une partie… ? OLIVIER VERANExactement, il faut que les salariés puissent devenir quelque part… THOMAS SOTTOÇa sera obligatoire. OLIVIER VERANUn peu propriétaires de leur outil de travail. Il y a beaucoup d'entreprises qui le font déjà, d'autres ne le font pas, et on fera, par la loi, passer une disposition qui contraindra les entreprises qui versent des dividendes aux actionnaires à en verser aux salariés, donc c'est plus de pouvoir d'achat. THOMAS SOTTODans le même temps, et de manière obligatoire. OLIVIER VERANEt de manière obligatoire. THOMAS SOTTOA partir de quand ? OLIVIER VERANC'est dans le projet présidentiel, donc il faut qu'on puisse adopter cette loi, ça viendra en cours de quinquennat. THOMAS SOTTOÇa c'est un peu flou, pardon, en cours de quinquennat… OLIVIER VERANNon, non, en cours de quinquennat ça veut dire que… THOMAS SOTTOQuand on connaît l'urgence de la situation c'est un peu flou. OLIVIER VERANVous savez, là pour l'instant on fait face à l'inflation, à la montée des prix, on met en place des mesures pour protéger le pouvoir d'achat des Français, on fait aussi face à la montée des taux, aux difficultés de la dette et du déficit, et on protège l'économie de la France… THOMAS SOTTOLes Français… le quotidien c'est ça, « Se chauffer ou manger » à la Une de « Nice-matin » ce matin. OLIVIER VERANOn ne veut pas que les Français doivent choisir entre se chauffer et manger, la France est le seul pays… THOMAS SOTTOC'est la réalité aujourd'hui. OLIVIER VERANLa France est aussi le seul pays, européen, à mettre en place un dispositif qui, jusqu'ici, gelé le prix de l'électricité, et quasiment gelé le prix du gaz, et vous savez qu'on a un bouclier tarifaire… THOMAS SOTTO15 %. OLIVIER VERANQui va faire une économie, ce sera un équivalent d'économie, à partir de janvier, jusqu'à 400 euros par mois et par Français. THOMAS SOTTOAvec une facture qui va augmenter quand même. Je ne conteste pas, il y a beaucoup de choses qui sont faites, mais la vérité c'est que pour les Français la note s'allonge et s'alourdit tous les jours. OLIVIER VERANAucun pays au monde ne comble totalement le gap de l'inflation… THOMAS SOTTOOn est d'accord. OLIVIER VERANPar contre la France est l'un des seuls pays à faire en sorte que les Français n'aient pas à faire des choix qui leur soient trop coûteux, même si, je le sais, il y a un certain nombre de nos compatriotes qui, déjà aujourd'hui, sont obligés de choisir, ou de réduire la voilure sur des activités de loisirs, parce que l'inflation leur coûte. Donc, on est à leur côté, on est à leur côté, on le sera dans la durée… THOMAS SOTTOLa taxe sur les superprofits ça pourrait être maintenant, le dividende salarié vous dites ça sera dans le cours du quinquennat, c'est flou, la taxe sur les superprofits ça pourrait être maintenant, aller chercher sur les dividendes exceptionnels ça pourrait être maintenant. OLIVIER VERANThomas SOTTO, pardon, rien que sur l'énergie on en est à 40 milliards d'argent public pour accompagner les Français, donc même si vous mettiez une taxe à 10 % sur des profits, que vous pourriez appeler surprofits, de l'ordre de… ça ne fait pas la maille, ce que je veux vous dire c'est qu'on a un dispositif qui est plus simple et plus juste. On a une contribution à l'échelle européenne sur toutes les entreprises qui ont fait beaucoup de bénefs sur l'énergie, et je peux vous garantir qu'on récupère beaucoup plus que s'il y avait une taxe sur les superprofits, et on dit ensuite aux autres entreprises, toutes celles qui ont dégagé de l'argent dans la période, vous la donnez aussi aux salariés. THOMAS SOTTOLa société française on la sent fatiguée, dans un état de fébrilité rarement vu, ils n'arrivent plus à boucler les fins de mois pour beaucoup, ils voient bien qu'à l'hôpital on n'est plus sûr d'être bien soigné, qu'est-ce qui vous inquiète le plus, vous aujourd'hui Olivier VERAN ? OLIVIER VERANMoi je ne suis pas d'un naturel inquiet, par contre je constate qu'il y a des successions de crises, il y a des crises de long, de moyen et de court terme, et que les Français y font face avec beaucoup de courage, et qu'à chaque fois le gouvernement est évidemment à leur côté. On est face à la crise de la guerre aux portes de l'Europe, avec l'Ukraine, la crise de l'inflation qui, on le sait, ne va pas s'arrêter en une semaine, même si elle est maîtrisée… THOMAS SOTTOLa crise de l'hôpital. OLIVIER VERANIl y a la crise des déserts médicaux, mais ça on paye un arriéré de quasiment 50 ans parce qu'on manquait de médecins, et on en forme davantage, donc ça ça viendra, je veux dire les solutions on les connaît, elles sont déjà mises en place, elles seront bientôt opérationnelles, et puis vous avez la crise énergétique, donc tout cela donne parfois le sentiment… THOMAS SOTTOPardon, il y a la crise de l'hôpital aussi avec l'épidémie de bronchiolite. Dans « Paris-Match » ce matin des pédiatres s'insurgent que le ministre de la Santé, François BRAUN, ait demandé qu'on ne parle pas tri, qu'on n'utilise pas le mot de tri des enfants dans les hôpitaux face à l'épidémie de bronchiolite, alors qu'ils racontent, ces médecins, que c'est leur quotidien. J'en cite un : « serrer les fesses, prier, espérer, voilà notre quotidien. » On en est là Olivier VERAN ? OLIVIER VERANOn en est au fait que les soignants sont costauds et qu'ils font un boulot remarquable dans des conditions difficiles, mais ils le font. Ils le font, pas dans les conditions habituelles d'un jour normal, parce qu'on est au pic quasiment, enfin on est dans une forte épidémie de bronchiolite, qui touche beaucoup de nourrissons dans notre pays. Le tri n'existe pas en médecine, j'ai été, je suis médecin, on ne fait pas le choix entre deux patients et encore moins entre deux enfants, par contre on a des procédures de soins qui peuvent être différentes, et on peut notamment rappeler à l'aide d'autres services, voire d'autres hôpitaux, quand on n'arrive plus à faire face, mais tous les enfants sont évidemment soignés dans notre pays. THOMAS SOTTOEst-ce qu'il faut réintégrer les soignants non vaccinés, c'est une petite musique qui monte ces jours-ci ? OLIVIER VERANUn, ça ne changerait rien au schmilblick, si je puis me permettre l'expression, j'en étais resté à, il y a plus de six mois, à 70 ou 80 médecins, plus pharmaciens cumulés, qui avaient démissionné en disant que c'était en raison de la vaccination, certains d'ailleurs ont été réintégrés depuis, et d'autres sont partis pour d'autres raisons, donc ça ne changerait rien à l'offre médicale. THOMAS SOTTOEt symboliquement est-ce qu'il faut les réintégrer aujourd'hui dans un hôpital qui est exsangue ? OLIVIER VERANJustement symboliquement plutôt non, parce que si vous posez la question, d'abord aux soignants hospitaliers, ils ne sont pas forcément férus de l'idée que leurs collègues qui n'ont pas voulu se faire vacciner reviennent travailler avec eux, ensuite vous avez les autorités sanitaires, les autorités scientifiques, qui considèrent que c'est trop dangereux encore, avec un virus qui circule beaucoup, d'exposer des malades fragiles à des soignants non vaccinés, d'accord, et enfin les parlementaires ont eu l'occasion de s'exprimer sur le sujet hier, puisqu'il y avait une proposition de loi du groupe LFI visant à réintégrer les soignants non vaccinés, et que les parlementaires ont voté non. THOMAS SOTTODonc pour l'instant le sujet est réglé. Sur la fin de vie, une nouvelle réunion a eu lieu hier avec les groupes parlementaires, la Convention citoyenne sera lancée dans environ trois semaines, début décembre. Est-ce qu'il faut une nouvelle loi, quelle est votre conviction, vous qui êtes médecin ? OLIVIER VERANCe n'est pas ma conviction qui va compter, ma conviction c'est qu'il faut le courage de la nuance, que c'est un sujet très attendu par les Français, qu'il y a une forme de consensus, dans la population, qui s'est dégagé, qu'il faut embarquer tout le monde, il faut embarquer évidemment les soignants, parce que sans les soignants ça ne marche pas, les usagers du système de soins, mais aussi les philosophes, les politiques, ce que nous sommes en train de faire à la demande du président de la République. THOMAS SOTTOLe mot « euthanasie » gêne Emmanuel MACRON visiblement. OLIVIER VERANLe mot « euthanasie » n'est pas un joli mot, c'est un mot qui est connoté dans la langue française, le Conseil consultatif national d'éthique, qui invite les pouvoirs publics à réfléchir à une nouvelle loi, parle d'aide active à mourir. THOMAS SOTTOIl y a plusieurs degrés là-dedans, on le sait bien, il y a la Belgique et puis il y a des choses où c'est plus feutré, ou c'est plus… OLIVIER VERAND'ailleurs je suis allé en Belgique le mois dernier pour rencontrer les équipes des soins palliatifs et qui procèdent à de l'aide active à mourir, nous irons bientôt en soins palliatifs en France, puis en Suisse, en Espagne, etc. THOMAS SOTTOVous êtes favorable, vous, à ce que le modèle belge soit appliqué en France, est-ce qu'il faut une nouvelle loi selon vous ? OLIVIER VERANS'il était décidé par la Convention citoyenne, en tout cas si la Convention citoyenne proposait de faire évoluer la loi, alors c'est ensuite au gouvernement de proposer une loi et aux parlementaires de la voter. THOMAS SOTTOEt il suivra ce que dira la Convention citoyenne ? OLIVIER VERANOn n'est pas tenu par la Convention citoyenne, on doit être éclairé collectivement par la Convention. Vous savez, quand on parle de fin de vie, d'aide active à mourir, il y a beaucoup de questions qui se posent, qui fait le geste, est-ce que c'est une décision collégiale ou individuelle, est-ce qu'il faut être en état, au moment venu, de donner son intention soi-même, est-ce qu'on embarque des troubles de santé mentale, est-ce que, comme la Belgique, ça peut concerner, dans des situations exceptionnelles de grande souffrance, des mineurs, enfin voyez, il y a énormément de questions, moi je n'ai pas les réponses, donc quand vous me posez la question de ma conviction, j'en ai une, je la garde, parce que je veux être le garant de la neutralité des débats. THOMAS SOTTOElle est intéressante votre conviction quand même, vous êtes ministre, vous êtes porte-parole du Gouvernement, vous êtes ancien ministre de la Santé… OLIVIER VERANEt médecin. THOMAS SOTTOEt médecin, donc vous ne voulez pas nous donner votre conviction ? OLIVIER VERANJe suis, si vous voulez, en charge de la phase de concertation, de consultation des uns et des autres, si je vais les voir en disant « moi je veux qu'on fasse ça, et vous, qu'est-ce que vous en pensez ? », ce n'est pas la même chose que si je leur dis « la parole est à vous, vous êtes utiles, c'est vous qu'on écoute, ce n'est pas moi. » THOMAS SOTTOHier la Commission des lois a adopté un texte visant à inscrire le droit à l'IVG dans la Constitution, est-ce que vous y êtes favorable, est-ce que le gouvernement y est favorable ? OLIVIER VERANOui. THOMAS SOTTODonc ça c'est clair et net ? OLIVIER VERANOui. THOMAS SOTTOÇa va se faire ? OLIVIER VERANNous souhaitons que ce soit fait. THOMAS SOTTOVous souhaitez que ce soit fait. Je ne vais pas vous refaire le coup du ministre de la Santé pendant toute l'interview, on va donc passer à autre chose. Une autre proposition de loi, issue d'un député de la majorité, prévoit d'alourdir les peines et de raccourcir les procédures d'expulsion des squatteurs avec des peines qui iraient jusqu'à trois ans de prison et 45.000 euros d'amende, là encore est-ce que le gouvernement va soutenir ce texte ? OLIVIER VERANMais le texte de Guillaume KASBARIAN, qui est un député de la majorité, est un texte nécessaire. Aujourd'hui si vous squattez, enfin si vous louez, vous êtes un petit propriétaire, vous louez votre logement à quelqu'un qui décide de ne plus vous payer, ça peut prendre trois ans avant qu'on lui demande de quitter les lieux, trois ans pendant lesquels vous êtes privé de revenus et parfois vous continuez de rembourser, et la pire des choses c'est que, si vous êtes excédé, et que vous finissez par dire « je vais quand même aller récupérer des choses chez moi », et donc que vous rentrez, vous risquez une peine… THOMAS SOTTOC'est vous qui étiez délinquant. OLIVIER VERANAvant cette loi vous risquiez une peine plus importante, devant la justice, que celui qui squatte votre logement, ce n'est pas normal. Donc, il faut rétablir l'ordre républicain, le droit, et protéger, aussi, les propriétaires lorsqu'ils sont dans leur droit. THOMAS SOTTODonc cette proposition de loi aura le soutien du gouvernement ? OLIVIER VERANElle a été adoptée, en première lecture, par la majorité. THOMAS SOTTODonc elle aura le soutien du gouvernement. OLIVIER VERANVous verrez… THOMAS SOTTOVous n'êtes pas facile ce matin, vous n'avez pas très envie de… OLIVIER VERANNon, mais je vous ai dit ce que j'en pensais, c'est une bonne PPL, c'est une bonne proposition parlementaire de loi, donc on la soutiendra, oui. THOMAS SOTTOJ'ai une dernière question. Vous avez vu les Phryges, les petites mascottes des Jeux olympiques 2024, on en parlait tout à l'heure avec Arnauld MIGUET à Shanghai, elles sont très très jolies, elles sont très très républicaines, et elles sont très très « Made in China. » OLIVIER VERANOui, alors, il faut savoir un truc. Moi j'adorerais que, et d'ailleurs on se bat pour ça, en France on soit capable d'avoir suffisamment de matières premières et d'usines textile pour fabriquer 2 millions de peluches en quelques mois, le constat c'est qu'aujourd'hui on ne sait pas faire, mais par contre ce qu'on sait faire c'est pousser les entreprises françaises, qui fabriquent en Chine, à relocaliser en France, ça fait le lien avec ce que vous disiez tout à l'heure sur les Etats-Unis, à relocaliser en France, donc le contrat qui était passé à des entreprises françaises, comme Doudou et Compagnie, par exemple, considère aussi que ces entreprises doivent rapatrier une partie de leur production sur le territoire national, et on veut accélérer… THOMAS SOTTOMais est-ce qu'il ne faut pas leur imposer… OLIVIER VERANEt on veut accélérer. THOMAS SOTTOEst-ce qu'il ne faut pas qu'elles soient fabriquées en France pendant deux ans ? OLIVIER VERAN…Encore une fois j'adorerais, et il n'y a personne, ni au gouvernement, ni dans les oppositions, qui vous diront le contraire, le fait est que la capacité productive française de peluches comme celles-ci, par millions d'exemplaires, en un temps aussi court, aujourd'hui elle n'existe plus, et on veut qu'elle existe à nouveau, donc en donnant un contrat à des entreprises françaises on les pousse à venir reproduire en France. THOMAS SOTTOOn a un problème quand même ! OLIVIER VERANJe vous l'ai dit, c'est un problème à la base, bien sûr que c'est un problème à la base, c'est pour ça qu'on agit, et on a demandé d'ailleurs d'accélérer la relocalisation de ces entreprises, en France, pour pouvoir produire ces peluches en France. Bien sûr que c'est un problème, mais ce n'est pas un problème lié à un bon de commande, c'est un problème structurel lié au fait que la France a perdu ses usines pendant des années et que la France est redevenue le pays le plus attractif d'Europe, depuis plusieurs années consécutives, parce que la politique du président de la République elle fonctionne et que donc on sera demain en capacité de produire ce qu'on ne sait plus produire aujourd'hui. THOMAS SOTTOMerci beaucoup Olivier VERAN, merci d'être venu dans les « 4V. » source : Service d'information du Gouvernement, le 18 novembre 2022
La source — vie_publique · nº 287217
↗ https://www.vie-publique.fr/discours/287217-olivier-veran-17112022-prix-de-l-essence-et-de-energie-pouvoir-d-achat?egn-publisher=dila_vp&egn-name=informer_opendata_discours
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