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25 janvier 2019 · Gouvernement · Emission La Tribune Le Point Sud Radio · discours Discours

Interview de Mme Roxana Maracineanu, ministre des sports, à Sud Radio le 25 janvier 2019, sur la pratique du sport et le sexisme dans le sport.

Roxana Maracineanu (auteur)

CECILE DE MENIBUS Nous sommes ce matin dans « Le petit déjeuner politique », avec notre invitée, Roxana MARACINEANU, qui est ministre des Sports. PATRICK ROGER Bonjour Roxana MARACINEANU. ROXANA MARACINEANU Bonjour. PATRICK ROGER Vous tombez bien ce matin avec l'attente d'exploits sportifs des Français en demi-finale, les handballeurs face au Danemark ce soir et puis Lucas POUILLE tout à l'heure à l'Open d'Australie de tennis. Tout d'abord, quelques mots sur l'actualité. Emmanuel MACRON s'est invité dans un débat des Gilets jaunes hier soir, est-ce qu'on vous demande vous aussi en tant que ministre des Sports, de mouiller le maillot, si je puis dire, de mouiller la chemise, de vous mobiliser à votre niveau ? ROXANA MARACINEANU Nous, ça fait un an qu'on se mobilise au ministère des Sports, avec… PATRICK ROGER Ah bien il n'y avait pas les Gilets jaunes il y a un an quand même. ROXANA MARACINEANU Eh bien justement, on avait devancé le mouvement puisque avec Laura FLESSEL, la réforme que porte notre ministère a démarré par une grande concertation, déjà des acteurs du sport, des fédérations, du mouvement sportif, des entreprises aussi qui se sont associées pour voir si on ne pouvait pas faire quelque chose pour le sport. Aujourd'hui l'Agence nationale du sport va voir le jour d'ici 2 mois je pense maintenant, au mois de mars/avril, et puis d'ici-là va s'en suivre une grande concertation sur le terrain pour aller voir une grande campagne d'information pour informer les associations de ce qui va se passer pour le sport en France, ces prochaines années. PATRICK ROGER Mais c'est-à-dire, qu'est-ce qui peut se passer ? Qu'est-ce que vous pouvez annoncer ? ROXANA MARACINEANU Eh bien jusqu'à aujourd'hui, le ministère des Sports ne s'occupait que des fédérations et des clubs sportifs. On s'est rendu compte qu'un pratiquant sur quatre, de sport en France, pratiquait dans un club de sport, et trois sur quatre pratiquaient en dehors. Donc il y a vraiment une grande question à se poser sur comment faire mettre plus de Français au sport, de manière générale, il y en a 40 % qui font aujourd'hui aucune activité physique dans l'année, qui ne bougent pas, 40 % des Français et donc 3/4 de ceux qui en pratiquent le font en dehors des associations. Donc si aujourd'hui on veut vraiment parler de sport en France, il ne s'agit plus de parler que des fédérations et que des clubs, mais comprendre le sport dans sa réalité, sur nos territoires, avec les régions, avec les départements, et avec les mairies. Donc une grande concertation pour nous aussi. PATRICK ROGER Donc ce serait une Agence nationale du sport, c'est ça ? ROXANA MARACINEANU Voilà, qui va aller parler sur les territoires, aux associations et aux pratiquants. PATRICK ROGER Et quand est-ce qu'elle verra le jour ? ROXANA MARACINEANU Au mois de mars. PATRICK ROGER Au mois de mars de cette année-là. ROXANA MARACINEANU Voilà. PATRICK ROGER Voilà, c'est ça. Les fédérations ne doivent pas apprécier quand même, non ? ROXANA MARACINEANU Eh bien non, c'est pour ça… PATRICK ROGER Parce que vous allez un peu sur leur terrain-là. ROXANA MARACINEANU Eh bien c'est pour ça que ça a été difficile au moment de mon arrivée, au mois de septembre, où tout le monde était en feu, il y avait la question du budget également avec une baisse des dotations pour l'Etat, et c'était difficile de faire comprendre que justement la réforme allait dans le sens de plus de dialogue et d'utiliser tout l'argent dédié au sport en France, tout le monde autour de la table, nous on a 500 millions d'euros au niveau de l'Etat, dédiés au sport. Toutes les collectivités réunies ça fait 13 milliards d'euros. Donc l'idée c'est de parler tous ensemble, d'y associer aussi le budget dédié au sport à l'Education nationale via les professeurs d'EPS, 4 milliards d'euros qui sont aujourd'hui dédiés à cette dynamique sportive en France, donc il faut qu'on s'associe tous, qu'on associe nos efforts, notre argent, et qu'on finance beaucoup mieux et de manière plus intelligents le sport. PATRICK ROGER Sans développer forcément plus la compétition, c'est plus la pratique en fait du sport, et ça passe dès le plus jeune âge, c'est ça, les enfants. ROXANA MARACINEANU Oui, bien sûr. Jean-Michel BLANQUER va rendre obligatoire l'école à partir de 3 ans, il va y avoir aussi de gros mouvements… PATRICK ROGER Mais pas le sport, si ? ROXANA MARACINEANU Oui, mais l'école déjà, la maternelle, et nous, ce qu'on ce qu'on porte au niveau du ministère des Sports, c'est une plus grande reconnaissance du corps dans le cadre éducatif, dire que le corps, la motricité, l'affectif pour les jeunes enfants, quand ils rentrent en maternelle, c'est tout aussi important que l'intellectuel et le développement de l'écriture et de la lecture, c'est quelque qu'on porte en commun avec Jean-Michel BLANQUER. PATRICK ROGER Roxana MARACINEANU, il faut bien le dire, le sport à l'école, souvent c'est accessoire. Tu dis : « oh ben oui, oui, j'ai sport, bon, ça va, j'y vais, j'y vais pas, quoi ». ROXANA MARACINEANU Oui, on en fait un peu pour préparer le bac, pour avoir une note au bac, et encore, maintenant ce n'est plus obligatoire donc est c'est problématique quand même. PATRICK ROGER Ben oui, ça c'est problématique. Pourquoi, vous vous êtes battue, c'est trop tard ? ROXANA MARACINEANU Parce que je pense qu'à l'école et puis philosophiquement en France on a beaucoup accordé de place au savoir, à l'intellect, et on ne prend pas assez en considération le fait que les hommes et les femmes de demain, eh bien il faut d'abord qu'ils soient bien dans leur corps, bien dans leur tête, pour pouvoir être à l'aise et performant dans notre société. PATRICK ROGER Est-ce que ça peut être l'un de vos objectifs, que le sport devienne obligatoire pourquoi pas au bac ? Dans l'absolu. ROXANA MARACINEANU Eh bien il l'était encore il n'y a pas longtemps, mais surtout ce qu'on veut, c'est que là où c'est obligatoire, par exemple les enfants doivent savoir nager à la sortie de la 6ème, aujourd'hui ce n'est pas le cas, sur ce créneau-là que moi j'ai rencontré le Premier ministre au mois de juillet, pour lui dire que la natation à l'école ça doit mieux se passer pour éviter les noyades que l'on a vues cet été. PATRICK ROGER Oui, mais il faut des piscines. Il faut des piscines, ça coûte quand même assez cher et c'est difficile. ROXANA MARACINEANU Oui mais aujourd'hui sur notre territoire il y a assez de piscines… PATRICK ROGER Ah bon ? ROXANA MARACINEANU C'est vrai qu'elles sont mal réparties, il a assez de piscines pour que tout le monde puisse apprendre à nager, mais les méthodes qui sont aujourd'hui en place et la manière d'organiser la natation scolaire, n'est pas du tout optimale. Donc nous on vient avec des idées nouvelles, avec une envie… PATRICK ROGER Un grand plan natation pour les enfants ? ROXANA MARACINEANU Voilà, un grand plan natation, des grosses subventions sur un nouveau fonctionnement, vraiment une attention portée sur la méthode, sur une nouvelle méthode d'apprentissage, qu'on a envie aussi de diffuser aux parents, aux familles, on a envie de le démocratiser, que ce ne soit pas uniquement les maîtres nageurs, les instituteurs ou les personnes aujourd'hui diplômées qui puisse s'occuper et prendre soin des enfants dans l'eau, mais aussi les familles et les parents, qu'ils sachent les gestes à faire au tout début, dès le plus jeune âge, pour préparer leur enfant à apprendre à nager le plus sereinement possible. PATRICK ROGER Vous maniez bien les chiffres, là, je l'ai vu, je l'ai constaté, il y en a qui s'inquiètent pour les chiffres de l'après JO, justement, à Paris en 2024, j'ai vu qu'il y avait eu un plan qui a été mis en place pour que tout fonctionne et que cet argent ne soit pas dilapidé et perdu la suite. Non ? ROXANA MARACINEANU Eh bien nous, on mène de concert cette organisation des Jeux, avec le COJO, avec Tony ESTANGUET. Notre rôle c'est aussi, au niveau du ministère et de l'Etat plus largement, de veiller à ce que les budgets restent dans l'enveloppe qui était initialement dédiée, 3,8 milliards d'euros dédiés aux Jeux, avec une partie qui viendra des sponsors, donc voilà, à charge d'aller démarcher aussi et que les entreprises nous suivent dans cette aventure des Jeux Olympiques, et puis une autre partie évidemment qui sera sur la construction d'équipements. Mais bon, en France on n'en a pas beaucoup à construire, seulement la piscine en fait, des Jeux, est à construire. PATRICK ROGER Décidément ! ROXANA MARACINEANU Mais sinon toutes les autres installations existent déjà. PATRICK ROGER Oui. Roxana MARACINEANU, alors hier c'était la journée internationale du sport féminin, il y a dans quelques jours le week-end du sport féminin, est-ce que ce n'est pas un peu gadget quand même, ça ? La parité, la mixité, elle doit se faire tous les jours, non ? ROXANA MARACINEANU Bien sûr, mais dans le sport c'est vraiment une grande cause nationale. Aujourd'hui c'est une grande cause… PATRICK ROGER Qu'est ce qui est une grande cause ? ROXANA MARACINEANU Eh bien l'égalité entre les hommes et les femmes, de manière générale, Marlène SCHIAPPA le porte depuis des années maintenant, depuis qu'il est au gouvernement. Moi je suis arrivée depuis 4 mois et c'est ce que je faisais moi dans mon monde associatif avant, j'avais une association dédiée aux femmes, à l'accès aussi aux femmes, aux instances dirigeantes… PATRICK ROGER Mais pourquoi ? Parce qu'il y a de la discrimination dans le sport, c'est ça ? ROXANA MARACINEANU Bien sûr. PATRICK ROGER Où les femmes n'ont pas leur place suffisamment ? ROXANA MARACINEANU Eh bien on se rend compte, sur cette pratique dont je vous ai parlé, qui libre, eh bien c'est 50 % d'hommes, 50 % de femmes qui pratiquent de manière naturelle et libre, c'est constaté par les chiffres. Quand on regarde le monde sportif, il y a seulement 35 % des femmes qui pratiquent, alors que le reste ce sont des hommes, et ça ce n'est pas normal. Donc je ne vous parle même pas… PATRICK ROGER Et pourquoi selon vous ? ROXANA MARACINEANU Parce que le mouvement sportif est fait de telle manière, avec des dirigeants masculins, avec des présidents de fédérations hommes, et pas femmes, qui proposent une vision qui n'est pas celle, voilà, qui pourrait être proposée par, peut-être par plus de femmes aux instances dirigeantes, plus attentives aux besoins… PATRICK ROGER Vous dites aux femmes : engagez-vous dans le sport, ce matin. ROXANA MARACINEANU Bien sûr, parce qu'on a besoin d'un nouveau modèle économique pour le sport, on a besoin d'une autre vision, plus attentifs aux attentes et aux besoins des gens, on n'a pas besoin que du sport de compétition, on a aussi besoin du sport pour tous. PATRICK ROGER Oui, Roxana MARACINEANU, vous avez parlé de Marlène SCHIAPPA, elle va coanimer une émission ce soir de télé sur les Gilets jaunes, vous pourriez coanimer une émission vous, de ce type, pourquoi pas à la télé, sur le sport ? ROXANA MARACINEANU Je suis plus à l'aise à la radio, donc si vous me réinvitez, oui. PATRICK ROGER Ah oui… Bon. CECILE DE MENIBUS Ah, pari tenu ! PATRICK ROGER Non mais à la télévision pour se mobiliser par exemple autour du sport, vous pourriez le faire ? ROXANA MARACINEANU On va se mobiliser sur les territoires mais on va, enfin Marlène aussi rencontre des gens sur les territoires, elle a plus d'expérience que moi dans les médias, mais en tout cas sur les territoires nous on va rencontrer des associations, je vais être à Montpellier, Nantes, Angers bientôt, on va descendre vraiment partout, on va aller partout en France puisqu'on ne descend pas, mais on va aller partout en France pour rencontrer les citoyens. PATRICK ROGER Marlène, comme vous dites, vous la défendez un peu, elle a été un petit peu attaquée ces derniers jours. ROXANA MARACINEANU Bien sûr, je trouve que c'est injustement l'attaquer, parce que c'est facile lorsqu'on s'exprime en politique, surtout dans cette situation de s'en prendre notamment aux femmes aussi, parce que c'est aussi parce qu'elle est une femme et qu'elle défend aussi cette cause aujourd'hui, que pas mal de gens s'en prennent à elle aujourd'hui, et je pense que ce n'est pas justifié, parce qu'elle porte… PATRICK ROGER Vous avez été outré par, Christian ESTROSI il y a deux jours à ce micro a dit qu'elle pourrait aller jusqu'à présenter le Journal du hard. ROXANA MARACINEANU Oui, c'est des propos inacceptables, moi je suis… C'est incroyable que l'on puisse dire ça dans des médias français. PATRICK ROGER Un mot sur la disparition en avion du footballeur Emiliano SALA, la famille demande la poursuite des recherches, qu'est-ce que vous dites, vous ? ROXANA MARACINEANU Eh bien là, ça fait 3 jours maintenant qu'on recherche, c'est vrai que c'est d'une tristesse sans nom. Moi j'ai rencontré le président du club de Nantes récemment et j'ai compris combien ce club était un club familial, avec beaucoup de valeur, et des gens qui s'aiment vraiment et qui aiment le football, et cette disparition est vraiment très attristante. PATRICK ROGER Mais les recherches continuent un petit peu encore pour l'instant, ou pas ? ROXANA MARACINEANU J'ai cru comprendre qu'ils arrêtaient aujourd'hui, mais… PATRICK ROGER Oui. Bon. Venons-en donc aussi au sport français qui brille, Lucas POUILLE qui joue tout à l'heure. C'est un exemple Lucas POUILLE ? Parce que l'année dernière il a été victime d'un burn-out, il s'y est remis, il s'est repris et là il joue une demi-finale tout à l'heure. ROXANA MARACINEANU Eh bien j'ai eu l'occasion de le voir à la Coupe Davis où c'était lui qui avait fait reprendre espoir en fait à l'équipe de France à ce moment-là, donc je l'ai découvert, je l'ai encouragé très fort, j'étais juste derrière lui. Un tennisman entraîné par une fille, donc on peut s'attendre à tout. PATRICK ROGER Ça c'est vrai ! ROXANA MARACINEANU En plus une femme qui a gagné d'autant plus ce e tournoi, c'est une des seules qui a gagné en Australie, déjà, donc je pense qu'elle a beaucoup d'expérience à partager avec Lucas POUILLE, et lui un jeune qui en veut aujourd'hui et… PATRICK ROGER Elle y est pour quelque chose dans son mental, justement, qui est très fort aujourd'hui à Lucas POUILLE, MAURESMO ? ROXANA MARACINEANU Oui, bien sûr, de toute façon, toutes ces belles épopées ça se fait à deux, c'est jamais un champion tout seul, c'est lui qui parle derrière dans les médias, mais c'est surtout à l'entraîneur qui est là pour lui faire croire en lui et lui faire prendre conscience. Et si l'entraîneur lui-même est passé par là et a beaucoup d'expérience à partager, et moi je crois beaucoup dans cette mixité un homme une femme, que ce soit dans ce sens ou l'inverse, je crois que cette mixité elle peut beaucoup apporter, surtout à la performance, on l'a vu avec Philippe LUCAS - Laure MANAUDOU, moi-même avec mon entraîneur, mais c'est vrai que l'inverse n'arrive pas beaucoup, une femme entraîneur et un sportif. PATRICK ROGER Mais ça vient, ça vient progressivement. Vous imaginez l'équipe de France de football masculine, donc avec une femme à la tête pourquoi pas un jour ? ROXANA MARACINEANU Oui, on a vu Corinne DIACRE faire une première émule sur une équipe masculine, aujourd'hui elle s'occupe de l'équipe féminine, et je pense qu'elle a acquis aussi au contact des hommes, beaucoup d'expérience qu'elle va pouvoir faire rejaillir au sein de cette équipe de France féminine de football. PATRICK ROGER Un mot des handballeurs ce soir en demi-finale face au Danemark, ils ont un mental aussi dingue, non, ces handballeurs. ROXANA MARACINEANU Oui, ils sont en passe de réussir vraiment un exploit avec ce troisième titre, s'ils le gagnent ils vont vraiment entrer dans l'histoire. Trois titres de champion du monde ça se serait extraordinaire. PATRICK ROGER Vous allez les voir, s'ils vont en finale ? ROXANA MARACINEANU Oui, je me prépare, en plus ils jouent dans une piscine que je connais bien, puisque c'est dans le même local qu'on monte la piscine et qu'on la démonte au moment des compétitions, et c'est là qu'ils jouent en fait au Danemark leur finale. Là ils sont, ils ont eu un petit peu la pression quand même avec les handballeuses féminines qui commencent à prendre un peu de l'espace médiatique… PATRICK ROGER C'est vrai. Il y a de la rivalité entre… CECILE DE MENIBUS Comme dans le foot. PATRICK ROGER Oui, c'est ça, comme dans le foot, oui. ROXANA MARACINEANU Ouais, je ne dirais pas de la rivalité, mais vraiment un… PATRICK ROGER Il y a la Coupe du monde, il va y avoir la Coupe du monde, c'est la Coupe du monde… ROXANA MARACINEANU C'est vraiment une émanation, une grosse émulation entre les sportifs et là depuis, en tout cas depuis que je suis là, ça gagne bien alors j'espère que ça va continuer. PATRICK ROGER Bon, Roxana MARACINEANU, le mot de la fin avec Cécile de MENIBUS. CECILE DE MENIBUS Oui, dans cette période de défiance vis-à-vis de la politique, le côté populaire des sportifs qui porte des valeurs plutôt de dépassement, est-ce que c'est un atout vis-à-vis des Français, en tout cas ou sur les actions à mener ? ROXANA MARACINEANU Oui c'est sûr que la notion de progrès que portent les champions mais aussi le sport en général, c'est quelque chose qui peut parler et évidemment ça parle à notre président, le président MACRON, Emmanuel MACRON, eh bien c'est sa valeur phare, c'est progresser, c'est se transformer, changer. C'est vrai que le sport… PATRICK ROGER Vous échangez beaucoup avec lui, justement sur le sport et sur ces valeurs avec Emmanuel MACRON ou pas ? ROXANA MARACINEANU Il y est sensible personnellement et puis… CECILE DE MENIBUS Il en fait ? ROXANA MARACINEANU Oui, il en fait, le Premier ministre aussi, ils sont fans de boxe tout les deux je crois… CECILE DE MENIBUS Ouh la ! PATRICK ROGER Emmanuel MACRON fait de la boxe aussi ? ROXANA MARACINEANU Il s'y est mis, je crois, récemment. PATRICK ROGER Ah ben ça c'est une information. Donc le Premier ministre en fait, et Emmanuel MACRON aussi, de la boxe. Je le croyais plutôt footballeur. ROXANA MARACINEANU Comme quoi ça infuse bien. PATRICK ROGER Oui. CECILE DE MENIBUS Et vous avez un invité surprise. THIERRY MAURO IMITANT BERNARD LAPORTE Oui, salut Roxana, c'est Bernard LAPORTE et ex-ministre des Sports, toujours au-dessous de la mêlée. Bon, bravo, tu as assuré la continuité entre autres palmarès sportif et ton parcours en politique, vu que tu es devenue championne du monde en nageant sur le dos, et aujourd'hui tu es ministre d'Edouard PHILIPPE qui lui est champion à plat ventre. Alors voici ma question : si MACRON avait été sportif professionnel, d'après toi il aurait pu devenir : champion de natation pour avancer dans les eaux troubles dans l'affaire BENALLA, ou champion de saut d'obstacles pour passer au-dessus de la crise des Gilets jaunes, comme ça, comme ça tu vois ? ROXANA MARACINEANU Alors pour l'instant il est boxeur et je trouve qu'il est très courageux dans ce paysage social et politique du moment. THIERRY MAURO IMITANT BERNARD LAPORTE Et il met au tapis l'adversaire, là en gros, c'est ça. Il met au tapis l'adversaire ROXANA MARACINEANU Eh bien il donne tout ce qu'il a en tout cas. CECILE DE MENIBUS C'est un bon compétiteur. THIERRY MAURO IMITANT RAMBO Vas-y Adrienne ! PATRICK ROGER Merci Roxana MARACINEANU, ministre des Sports, qui était l'invitée ce matin de Sud Radio. Source : Service d'information du Gouvernement, le 4 février 2019
La source — vie_publique · nº 269562
↗ https://www.vie-publique.fr/discours/269562-roxana-maracineanu-25012019-sexisme-dans-le-sport?egn-publisher=dila_vp&egn-name=informer_opendata_discours
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