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4 décembre 2018 · Gouvernement · Emission La Tribune Le Point Sud Radio · discours Discours

Interview de Mme Jacqueline Gourault, ministre de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales, à Sud Radio le 4 décembre 2018, sur la violence dans les manifestations concernant le prix des carburants.

Jacqueline Gourault (auteur), Patrick Roger (intervenant)

PATRICK ROGER Bonjour Jacqueline GOURAULT. JACQUELINE GOURAULT Bonjour. PATRICK ROGER Une réunion de crise a eu lieu hier soir à l'Elysée, il en est ressorti qu'Edouard PHILIPPE alors devrait faire une annonce ou des annonces fortes dans les prochaines heures, est-ce qu'on ira au-delà peut-être d'un report des taxes ? JACQUELINE GOURAULT Ecoutez, ça, je ne sais pas quel sera le contenu, et puis, même si je le savais, je laisse bien sûr au Premier ministre faire les annonces, mais il est clair qu'il y a nécessité de faire des annonces. PATRICK ROGER Oui, de faire des annonces, mais qui soient fortes, au-delà, on parle d'un moratoire, là, depuis quelques jours, au-delà sans doute, quoi, non ? JACQUELINE GOURAULT Ecoutez, vraiment, je ne connais pas le détail, donc je ne peux pas vous dire, mais je pense que la situation nécessite que le gouvernement, effectivement, fasse des annonces, prenne des décisions. PATRICK ROGER Oui, et qu'Emmanuel MACRON parle à un moment ou à un autre aussi ? JACQUELINE GOURAULT Je pense qu'il faudra bien sûr que le président de la République parle, alors, après, le timing lui appartient, mais je suis allée beaucoup sur le terrain, j'ai rencontré de nombreux groupes de gilets jaunes, je me suis fait un peu une idée de ce mouvement. Et je pense qu'il y a aussi toutes les autres personnes PATRICK ROGER C'est-à-dire, c'est-à-dire, les autres personnes ? JACQUELINE GOURAULT Eh bien, c'est-à-dire, par exemple, le ras-le-bol des commerçants qui, en cette période, vous savez, qui est la plus grande période commerciale de l'année, qui ne peuvent pas travailler, parce que les ronds-points sont bloqués, c'est l'accès aux zones commerciales, aux galeries commerciales, et par exemple, moi, là, où j'habite, la présidente PATRICK ROGER Vous êtes dans le centre de la France, oui JACQUELINE GOURAULT Oui, Centre Val-de-Loire PATRICK ROGER Centre-Val de Loire, très précisément, oui JACQUELINE GOURAULT A Blois, pour être très précise, là, où j'habite PATRICK ROGER Et là, c'est bloqué alors, ce week-end, c'était bloqué par exemple ? JACQUELINE GOURAULT C'était bloqué, et la présidente des commerçants m'a mis, déjà le week-end précédent, un message en disant que c'était catastrophique, s'il y avait trois week-ends comme cela, ils allaient mettre la clé sous la porte, ce sont des jeunes commerçants, enfin, bon, et puis, il y a les gens qui veulent se déplacer dans leur vie familiale, etc., alors, on comprend que des gens puissent avoir des revendications, mais enfin, de bloquer le pays, ça n'est pas non plus aller dans le sens du développement de l'emploi. PATRICK ROGER Oui, mais attendez, attendez, attendez, qu'est-ce que vous allez dire à des gens qui gagnent le Smic ou un petit peu plus du développement de l'emploi et leur emploi qui est parfois menacé déjà, s'il n'y a pas des annonces, ça fait trois semaines, un mois qu'ils vous alertent, pourquoi ce n'est pas remonté d'ailleurs auprès du président de la République, vous qui êtes... vous êtes une élue de terrain, vous l'avez dit, Jacqueline GOURAULT, vous allez sur le terrain, pourquoi le chef de l'Etat n'a pas écouté ou il n'a pas été alerté ? JACQUELINE GOURAULT Je pense que, si, bien sûr, le chef de l'Etat a été alerté bien évidemment PATRICK ROGER Et il a laissé faire, et il a laissé faire JACQUELINE GOURAULT Non, il n'a pas laissé faire, peut-être que l'ampleur du mouvement, et surtout, je dirais, la violence, parce que la violence est là, n'a peut-être pas été diagnostiquée à la hauteur de ce qu'elle allait être, on a vu ce qui s'est passé sur les Champs-Elysées, mais je suis allée au Puy-en-Velay, vous savez qu'au Puy-en-Velay, en Haute-Loire donc, qui n'est pas un département particulièrement, je dirais, éruptif, si je puis dire, quand même, les gilets jaunes ont attaqué la préfecture, il y a eu le feu de mis à la préfecture, des gens se baladent avec de l'acétone, des explosifs, etc. Enfin bon, je veux dire, il faut vraiment PATRICK ROGER Ça, ce sont les vrais gilets jaunes, selon vous ou ce sont des gens qui manipulent un peu ? JACQUELINE GOURAULT Alors, moi, d'après les discussions que j'ai eues avec la police et la gendarmerie et le préfet en Haute-Loire, il y avait une quinzaine de personnes extérieures au département, cagoulées, genre black-bloc, etc, mais la grande majorité des gens étaient des gilets jaunes, et quand vous pensez, aussi, je le dis très calmement, mais que ces gens rassemblés devant la préfecture qui prenait feu n'ont pas laissé passer les pompiers, donc il y a un moment, en tout cas, moi, je le dis, là, personnellement, je dis : il faut lancer un peu un appel au calme et à la raison, alors, je sais que c'est difficile quand les gens sont révoltés, car ils sont révoltés, mais rien ne justifie qu'on veuille taper dans les gendarmes et les policiers, vous savez, avec des barrières de parking, ils faisaient des béliers, ils rentraient, et il y a eu plusieurs gendarmes et policiers de blessés. Donc, je veux dire, bien sûr qu'on peut avoir des revendications, mais il y a une limite à la violence, je crois que le pays..., moi, je lance vraiment... je ne sais pas, peut-être que ma parole ne va pas être entendue, mais je pense qu'il faut à la fois faire part de ses revendications, et à la fois, arrêter cette violence qui ne mène à rien, sinon... PATRICK ROGER Ah non, non, mais pour arrêter cette violence, il faut qu'il y ait des gestes forts et des prises de parole JACQUELINE GOURAULT Oui, alors, il faut qu'il y ait des gestes forts PATRICK ROGER De la part du gouvernement, parce que la semaine dernière, il n'y a pas eu de paroles très fortes. JACQUELINE GOURAULT Alors, oui, eh bien, là, il va y avoir PATRICK ROGER On a eu l'impression que c'était... non, mais Jacqueline GOURAULT, vous le savez, on a eu l'impression la semaine dernière que c'était du bricolage pour répondre à un mouvement profond, alors qu'il y a eu 300.000 personnes auparavant dans la rue ! JACQUELINE GOURAULT Oui, mais savez PATRICK ROGER On ne bricole pas comme ça quand on est au pouvoir ! JACQUELINE GOURAULT Mais vous savez que ça n'est pas un mouvement... c'est un mouvement extrêmement diversifié avec des gens PATRICK ROGER Mais oui, mais d'accord, mais JACQUELINE GOURAULT Et vous avez vu déjà que ce sont des gens qui réclament un certain nombre de choses, mais qui en fait ne vont pas vers la négociation, vous avez vu qu'à deux reprises, le Premier ministre avait voulu les recevoir pour discuter avec eux, et que, finalement, ils ne viennent pas, parce que PATRICK ROGER Ça veut dire que vous n'avez pas de prise, quoi, sur ces gilets jaunes, quoi, c'est difficile pour vous, quoi JACQUELINE GOURAULT Eh bien, c'est-à-dire que c'est un mouvement difficile effectivement, parce que, qui agit par petits groupes, qui bougent, qui ne veulent pas discuter de leurs revendications, ils ont des revendications qu'on entend, il faut supprimer le Sénat, il y a une crise de la... comment dire... de la démocratie représentative pour eux, ils veulent du direct, si je puis dire, il y a un antiparlementarisme de fond. PATRICK ROGER Oui, oui, mais donc, vous, vous êtes en charge de la Cohésion des territoires, est-ce qu'Emmanuel MACRON vous a chargé d'aller sur le terrain pour organiser, alors, j'ai vu qu'il y avait une grande concertation, mais dans les trois mois qui viennent, ça, c'est à plus long terme, vous allez quand même la mettre en place ou pas ? JACQUELINE GOURAULT Oui, oui, oui, elle va être mise en place cette concertation, mais je crois qu'il faut un peu que la pression effectivement PATRICK ROGER Retombe JACQUELINE GOURAULT Redescende. Alors si je suis allée en Haute-Loire, c'est parce que le Premier ministre et le président de la République m'ont demandé d'aller en Haute-Loire parce que c'est quand même le lieu en province où la violence et le symbole d'attaque d'une préfecture a été le plus fort, pas seulement une attaque, il y a toute une partie de la préfecture qui a brûlé PATRICK ROGER Chez votre ami François BAYROU, ça a été aussi assez violent, il y a quelques jours, François BAYROU avait quand même – vous le connaissez bien – il avait prévenu Emmanuel MACRON de cette colère sourde qui montait dans le pays. JACQUELINE GOURAULT Eh bien, c'est-à-dire que François BAYROU avait dit : oui, dès la semaine dernière, qu'il pensait qu'il fallait un moratoire, il l'avait dit, je ne vais pas vous dire le contraire, c'était dans toute la presse, voilà. PATRICK ROGER Et maintenant, c'est un peu trop tard, donc il faut passer probablement à d'autres annonces, c'est ce que vous disiez tout à l'heure. JACQUELINE GOURAULT Non, je n'ai pas dit ça. J'ai dit qu'il allait y avoir des annonces dont je ne connaissais pas exactement le contenu. PATRICK ROGER Oui, est-ce que Emmanuel MACRON ne manque pas autour de lui de certains poids lourds de la politique dans ces moments difficiles, on a l'impression qu'il est un peu isolé, il s'est mis en prise directe face également à la population, et résultat, eh bien, ça lui revient en boomerang. JACQUELINE GOURAULT C'est difficile de répondre à cette question dans la mesure où il y a une équipe PATRICK ROGER Dans la mesure où c'est la vérité, non ? JACQUELINE GOURAULT Non ! Ce n'est pas du tout ça. PATRICK ROGER Ce n'est pas du tout ça ? JACQUELINE GOURAULT Il y a une équipe autour d'Emmanuel MACRON, qui est une équipe très solide, alors sa propre équipe, il y a le gouvernement, et où nous avons beaucoup de discussions ensemble, hier soir, j'ai participé à la réunion dont vous avez parlé au début de l'intervention, il y a beaucoup d'échanges, après, bien sûr, c'est le président de la République et le Premier ministre qui prennent les décisions, bon, et voilà, je suis membre du gouvernement PATRICK ROGER Il était comment justement Emmanuel MACRON hier soir, est-ce qu'il est, évidemment, on l'imagine, très préoccupé, c'est la première fois que vous le voyez comme ça aussi préoccupé par la crise ? JACQUELINE GOURAULT Non, non, non, je l'ai trouvé en même temps à la fois conscient de la situation dans laquelle nous sommes, avec une analyse très clairvoyante, et en même temps, quelqu'un qui est un chef de l'Etat qui assume ses responsabilités et qui demande aussi, qui appelle au calme PATRICK ROGER Eh bien, il appelle, oui, mais il ne prend pas la parole, donc il appelle au calme après JACQUELINE GOURAULT Mais il va le faire PATRICK ROGER Oui, il va le faire, oui, et il va le faire probablement en milieu de semaine, quoi, non ? JACQUELINE GOURAULT Je ne peux pas vous dire quand exactement PATRICK ROGER Mais en tout cas, il va le faire, c'est sûr JACQUELINE GOURAULT Mais bien sûr, il va prendre la parole PATRICK ROGER Il va prendre la parole avant samedi prochain ? JACQUELINE GOURAULT Ah, mais je ne sais pas. Ça, je ne peux pas vous dire. PATRICK ROGER Attendez, mais s'il ne prend pas la parole, Jacqueline GOURAULT, attendez, s'il ne prend pas la parole avant samedi prochain, on risque d'avoir l'acte 4 JACQUELINE GOURAULT Mais, Monsieur, le Premier ministre va parler... mais le Premier ministre, qui est le chef du gouvernement, va parler ! PATRICK ROGER Va parler, oui, absolument. Il y avait des réunions de prévues aujourd'hui, beaucoup sont annulées, vous, avec des élus locaux, par exemple, aujourd'hui, vous allez les voir, non ? JACQUELINE GOURAULT Oui, bien sûr, elle a été annulée. PATRICK ROGER Elle a été annulée, oui. Pourquoi ? JACQUELINE GOURAULT Eh bien, parce que, aujourd'hui, il y a un certain nombre de choses plus urgentes à faire, mais les élus locaux, j'en vois tous les jours, j'étais hier sur le terrain, dans le Puy-de-Dôme, les associations d'élus, je les vois sans arrêt, ça n'est pas l'annulation d'un événement..; PATRICK ROGER Qu'est-ce qu'ils vous disent, eux, justement, est-ce que ce ne sont pas des bons relais, ces élus locaux, les maires notamment ? JACQUELINE GOURAULT Si, ce sont des bons relais, et les élus locaux sont conscients aussi que le mouvement qui a lieu actuellement est un mouvement qui les concerne aussi, parce que, encore une fois, je l'ai dit il y a quelques instants, tout élu est un peu mis sur la sellette, quel que soit le niveau de responsabilité PATRICK ROGER Tout est interprété, c'est ce que vous voulez dire JACQUELINE GOURAULT Alors, non, pas tout est interprété, c'est-à-dire que la confiance dans la démocratie représentative est quelque chose qui est très émoussée et qui ne touche pas uniquement les membres du gouvernement, qui touche les membres du Parlement, voire aussi certains élus locaux, pas tous, mais il y a une remise en question, et moi, j'ai rencontré des gilets jaunes qui me disaient que, eh bien, il fallait, si on décidait d'augmenter le prix de l'électricité, il fallait faire un référendum pour savoir s'il fallait augmenter PATRICK ROGER En fait, l'électricité, l'électricité comme le gaz, et l'ensemble des énergies, il y a peut-être eu une faute, là, de la part du gouvernement de ne pas voir que c'est là où les factures s'envolaient, quoi, vous, vous l'avez vu sur le terrain, comme la voiture, on ne touche pas à la voiture pour aller travailler. JACQUELINE GOURAULT Oui, alors, il y a des décisions qui relèvent directement du gouvernement, et puis, après, il y a les entreprises publiques effectivement qui sont gérées et qui gèrent leur évolution des prix, mais en ce qui concerne la voiture, c'est vrai que vous avez raison, que dans le monde rural, c'est quelque chose de très important, on ne peut pas vivre sans voiture, on ne peut pas se déplacer sans voiture, et je pense que le coût de l'augmentation du gasoil a été une espèce d'étincelle, mais qui... et les gilets jaunes le disent eux-mêmes, mais avec quelque chose qu'ils vivent et qui vient de loin, ils le disent eux-mêmes, en disant : bien sûr que le gouvernement est responsable, il assume ses responsabilités, c'est lui qui est au pouvoir, mais que c'est depuis longtemps que c'est sédimenté, on a cette espèce de ressentiment dans les campagnes en particulier, car on voit que c'est un mouvement qui touche beaucoup les campagnes et que PATRICK ROGER Le périurbain, quoi, en quelque sorte, aussi JACQUELINE GOURAULT Oui, même la campagne profonde, quand on est au Puy-en-Velay, on n'est pas dans le périurbain, on est loin PATRICK ROGER Bien sûr. Le mot de la fin, Jacqueline GOURAULT, avec Cécile de MENIBUS. CECILE DE MENIBUS Oui, est-ce qu'on n'a pas affaire à un président un peu trop inexpérimenté, et surtout très, très peu empathique ? JACQUELINE GOURAULT Alors, moi, je ne trouve pas qu'il soit très, très peu empathique, parce que c'est quelqu'un qui, quand on est avec lui, a justement beaucoup d'empathie, a justement une compréhension des individus, des gens, des mouvements, qui est réel, et puis CECILE DE MENIBUS Alors, il est maladroit ? JACQUELINE GOURAULT Alors, le président s'est lui-même excusé d'avoir prononcé certaines phrases à certains moments, et puis, c'est un président qui est... comment dire... qui a une grande capacité d'analyse et qui a une vision de la France, et ce qui est bien sûr quelque chose de très important CECILE DE MENIBUS Mais il lui manque un petit peu de bouteille quand même, vous êtes d'accord JACQUELINE GOURAULT Eh bien, il est jeune, mais on ne peut pas penser qu'une société ne fonctionne qu'avec des gens qui ont une expérience, alors ce serait pareil pour les jeunes qui vont dans n'importe quel boulot, ils sont trop jeunes, enfin, il faut aussi faire confiance CECILE DE MENIBUS Enfin, c'est le chef de l'Etat, c'est différent JACQUELINE GOURAULT Mais oui, mais c'est le chef de l'Etat, et alors, il a fait ses preuves aussi dans d'autres domaines. PATRICK ROGER Allez, un invité surprise. CECILE DE MENIBUS Oui, un invité surprise avec nous. INTERVENANT – PARODIE DE FRANÇOIS BAYROU Bonjour Jacqueline, c'est François BAYROU, ton frère d'arme depuis 30 ans, l'homme qui parlait à l'oreille du président, qui aurait bien besoin d'une prothèse AUDIKA pour entendre les Français mécontents, alors, voici ma question, comme moi, Jacqueline, tu as été prof, comme moi, tu aimes les canassons et Emmanuel MACRON, alors, à ce propos tu ne penses pas qu'on a misé sur le mauvais cheval ? JACQUELINE GOURAULT Il faut que je réponde avec ma voix habituelle ? PATRICK ROGER Oui, avec votre voix CECILE DE MENIBUS Oui, ne vous imitez pas JACQUELINE GOURAULT Non, non, non, non, d'abord, nous sommes, François et moi, des éleveurs confirmés, et nous savons que nous avons un très bon cheval. PATRICK ROGER Eh bien voilà ! Merci. La ministre Jacqueline GOURAULT était l'invitée ce matin de Sud Radio. Source : Service d'information du Gouvernement, le 5 décembre 2018
La source — vie_publique · nº 207426
↗ https://www.vie-publique.fr/discours/207426-jacqueline-gourault-04122018-violences-manifestations-prix-carburants?egn-publisher=dila_vp&egn-name=informer_opendata_discours
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