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1ᵉʳ septembre 2017 · Gouvernement · Emission La Tribune Le Point Sud Radio · discours Discours

Interview de M. Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Europe et des affaires étrangères, avec Sud Radio le 1er septembre 2017, sur la réforme du code du travail, l'Union européenne et sur le parti Les Républicains.

Jean-Baptiste Lemoyne (auteur), Patrick Roger (intervenant)

Tout de suite Patrick ROGER vous recevez Jean-Baptiste LEMOYNE, secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Europe et des Affaires étrangères.PATRICK ROGEROui, le nouveau départ d'Emmanuel MACRON et de ce gouvernement en cette rentrée, cap sur les réformes avec de gros chantiers, invité politique de Sud radio ce matin donc Jean-Baptiste LEMOYNE secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, bonjour...JEAN-BAPTISTE LEMOYNEBonjour.PATRICK ROGERAncien élu républicain on le signale aussi au passage, l'un des premiers à avoir rejoint Emmanuel MACRON au printemps, dans un instant on parlera de vos anciens amis et de notamment la candidature de Laurent WAUQUIEZ à la tête de L.R. Mais on va commencer d'abord les ordonnances sur la loi Travail, les patrons satisfaits, les syndicats plutôt mitigés – notamment la CGT et la CFDT – vous craignez justement la réaction de la CGT qui appelle déjà à manifester le 12 septembre prochain ?JEAN-BAPTISTE LEMOYNEÇa veut dire que la CGT appelle à manifester contre un choix fait par les Français, parce qu'Emmanuel MACRON les ordonnances, cette réforme du marché du travail pour redonner de l'emploi elle ne sort pas de nulle part, il a martelé cette volonté tout au long de la campagne présidentielle, il a été clair, il a joué carte sur table ; de la même façon aux élections législatives – et sauf erreur de ma part une large majorité a été donnée au président de la République – et donc voilà il s'agit de tenir les promesses, tenir parole voilà, tout simplement faire ce qu'on a dit parce que les Français en ont marre justement de ces politique qui...PATRICK ROGERNe délivrent pas, voilà c'est ça il faut mener des réformes, peu importe l'impopularité dans les sondages d'Emmanuel MACRON en ce moment et puis même l'appel à manifester de certains syndicats...JEAN-BAPTISTE LEMOYNEMais, attendez, vous savez les sondages, honnêtement... regardez, si vous parlez de sondages, prenez ceux d'hier soir sur notamment cette réforme du marché du travail, les Français sont majoritairement pour et quand Emmanuel MACRON dit que la France est difficilement réformable ils disent qu'il a également raison, donc ce que je veux dire c'est que vous voyez que les choses ne sont pas aussi nettes par rapport à ça.PATRICK ROGERAu passage, Jean-Baptiste LEMOYNE, c'était maladroit la petite phrase semaine dernière : « les Français détestent les réformes, les changements » ?JEAN-BAPTISTE LEMOYNENon. Mais je crois qu'Emmanuel MACRON a raison de dire que les Français quand on ne leur propose pas un grand dessein, un grand destin, ils ont plutôt envie de s'accommoder de la situation existante et, donc, c'est vrai que le président de la République il a été élu c'est pour transformer le pays, pour faire en sorte qu'on puisse rebondir. Parce que, pardon, le modèle social français est-ce que c'est un modèle social que d'avoir un chômage qui est structurellement plus élevé que chez nos voisins européens ? Est-ce que c'est un modèle social que d'avoir des gens qui sont un peu assignés à résidence dans une précarité, dans des inégalités ? Parce que la vérité c'est quoi ? C'est que, quand il n'y a pas assez de souplesse sur le marché du travail, ceux qui en pâtissent, ceux qui trinquent, ceux qui en font les frais, ce sont ceux qui sont le moins bien formés...PATRICK ROGEROui.JEAN-BAPTISTE LEMOYNEEt donc, nous, on veut relancer cet ascenseur social quelque part et faire en sorte que par le travail on puisse s'insérer, on puisse se réaliser et on puisse progresser.PATRICK ROGEROui. Jean-Baptiste LEMOYNE, vous, vous aviez participé, vous aviez été co-rapporteur de la loi El Khomri, on va plus loin à travers cette loi d'Emmanuel MACRON ?JEAN-BAPTISTE LEMOYNEAh ! Mais attendez, c'est vrai que l'ancien co-rapporteur était ravi, parce que moi il y a plein d'amendements que j'avais fait adopter au Sénat à l'époque contre l'avis de Myriam El KHOMRI qui aujourd'hui se trouvent satisfaits par cette réforme...PATRICK ROGEROui, lesquels par exemple ?JEAN-BAPTISTE LEMOYNEPar exemple le fait de simplifier les instances, là on va vers une fusion des instances sociales, syndicales, au sein de l'entreprise, c'est un progrès ; le fait qu'on puisse négocier directement dans une...PATRICK ROGERC'est véritablement un progrès, parce que ce n'est pas ça qui va créer du travail ?JEAN-BAPTISTE LEMOYNENon ! Mais... Si, parce que vous savez les chefs d'entreprises ils sont attentifs à quoi ? Ils sont attentifs à la simplicité et à la prévisibilité, le fait par exemple qu'effectivement le barème des indemnités prud'homales soit fixe et soit prévisible ça je peux vous dire qu'il y en a beaucoup qui avant embauchaient en CDD, maintenant ils vont embaucher en CDI, parce qu'ils savent que...PATRICK ROGERMême si dans les petites entreprises ils ont dit qu'il va y avoir finalement un coût quand même, un surcoût de 20 à 25 % ?JEAN-BAPTISTE LEMOYNEOui ! Mais ça ce n'est pas un problème, moi je rencontre beaucoup de chefs d'entreprises dans mes déplacements, mais de salariés aussi parce qu'ils sont dans les mêmes espaces, qui me disent que ce qui compte c'est la prévisibilité.... Voilà ! Et de ce point de vue là les choses sont claires, ça avance.PATRICK ROGEROui ! Et ce qui compte surtout c'est le carnet de commandes également des entreprises, vous pensez que c'est justement un bon pas pour relancer en fait le marché du travail ? Et puis, là, vous allez avoir un dossier important vous puisqu'on est dans une concurrence internationale, évidemment européenne - ça passe par ça - on sait qu'aujourd'hui on fabrique beaucoup à l'étranger et un peu moins en France ?JEAN-BAPTISTE LEMOYNECa va relancer aussi l'attractivité de la France.PATRICK ROGEROui.JEAN-BAPTISTE LEMOYNEJe vous explique ! Par exemple il y a beaucoup de groupes internationaux qui lorsqu'ils ont le choix pour créer une nouvelle usine, pour créer un nouveau produit, ils ont le choix entre la France, l'Italie...PATRICK ROGERLa Roumanie, la Bulgarie...JEAN-BAPTISTE LEMOYNEMais pas que, le japon éventuellement...PATRICK ROGERLa Chine.JEAN-BAPTISTE LEMOYNEIls ne choisissaient pas la France. Pourquoi ? Parce qu'il y avait un certain nombre de règles, notamment par exemple cette histoire de périmètre d'appréciation lorsqu'effectivement il fallait redimensionner l'outil qui était au niveau mondial – c'était un truc de fou – qui faisait qu'il ne pouvait pas adapter sa voilure quand il avait des baisses de commandes, ça on y met fin, je peux vous dire qu'il y a beaucoup de boites qui vont relocaliser en France des investissements, donc c'est important, ça va créer de l'emploi.PATRICK ROGERVous estimez à combien, six mois, un an, les premiers effets pour voir jusqu'où ça ira ?JEAN-BAPTISTE LEMOYNEPourquoi justement on a pris les ordonnances ? C'est pour que ça aille vite et pour que derrière on puisse en voir des résultats ! Ca veut dire que dès la fin du mois de septembre, une fois que les ordonnances auront été approuvées en conseil des ministres et auront été signées par le président de la République, donc fin septembre, ça rentre en vigueur - c'est-à-dire que le droit change et le contexte change - et moi je pense qu'effectivement d'ici un an on verra très vite des résultats.PATRICK ROGERJean-Baptiste LEMOYNE, vous êtes secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, l'un des gros dossiers européens actuellement aussi c'est la sortie des Anglais de l'Europe, le Brexit, vous redoutez les effets dans les mois qui viennent ou au contraire vous vous dites que finalement c'est peut-être une chance pour la France et l'Europe ?JEAN-BAPTISTE LEMOYNEEn tous les cas ça veut dire qu'on est obligés de se réinterroger sur une Europe qui peut-être trop souvent s'est construite sans tenir compte de l'opinion des peuples et aujourd'hui le président de la République, du coup, il souhaite une Europe qui protège, une Europe qui n'est pas naïve, quand par exemple effectivement il y a des volontés de dumping chinois ou autres qu'on réagisse, qu'on ne se laisse pas faire et, moi, c'est une partie de ma mission quand dans les conseils européens du Commerce on doit justement s'assurer que nos investissements stratégiques ne sont pas mis en péril par d'autres pays, etc., on va être très à l'offensive bien sûr.PATRICK ROGEROui, oui, oui, très à l ‘offensive. Et comment se passe les négociations ? Vous, vous avez des négociations directes avec les Anglais, les Britanniques ?JEAN-BAPTISTE LEMOYNEC'est Michel BARNIER qui était chargé par l'Union européenne pour négocier, je m'entretiens avec lui d'ailleurs tout à l'heure à midi pour faire un point de ces négociations et, donc, c'est vraiment Michel BARNIER qui porte ce combat-là...PATRICK ROGERQui est l'interlocuteur ?JEAN-BAPTISTE LEMOYNEQui est l'interlocuteur, et on est vigilants justement pour pas que les Anglais essaient en même temps de négocier avec tout le monde parce que c'est la meilleure façon de ne pas y arriver.PATRICK ROGEROui, c'est ce qu'ils sont en train d'essayer de faire, de négocier en fait avec chaque pays derrière pour avoir des accords privilégiés ?JEAN-BAPTISTE LEMOYNEEt c'est pour ça qu'on s'en tient vraiment à cette méthodologie qui est que Michel BARNIER porte la parole de l'Union européenne – et je peux vous dire que c'est quelqu'un qui est aguerri, qui connait ça par coeur – et là aussi on ne va pas se laisser faire parce que nos amis Britanniques parfois on a l'impression qu'ils veulent avoir le beurre et le sourire de la crémière... Voilà !PATRICK ROGEREst-ce que c'est difficile d'exister quand on est ministre dans ce gouvernement d'Emmanuel MACRON et notamment sur la scène internationale quand on voit la place qu'il prend et qu'il a pris notamment au printemps ?JEAN-BAPTISTE LEMOYNENon mais c'est formidable ce qui arrive, parce que ce que je mesure moi dans mes déplacements c'est qu'il y a une attente de France, c'est que la France est de retour et que justement on nous regarde avec attention, en se disant : « Mais quel est ce pays qui a fait ce choix audacieux, voilà, de vouloir tout changer, de porter à la tête de l'Etat un président de 39 ans » et donc en réalité c'est une opportunité formidable - encore une fois je le vois dans les contacts – et le président de la République va profiter de cela pour faire en sorte que nous soyons au coeur de l'ensemble de la diplomatie mondiale. C'est le cas avec le climat regardez, le monde entier aura rendez-vous à Paris encore le 12 décembre parce qu'il a eu l'audace de répondre à Donald TRUMP, enfin de dire son désaccord sur le fait que les Etats-Unis se retirent de l'Accord de Paris et donc de ce point de vue-là, voilà, on est en première position.PATRICK ROGEREst-ce que vous êtes, Jean-Baptiste LEMOYNE on est entre nous et avec quelques auditeurs évidemment qui nous écoutent bien sûr, est-ce que vous êtes très à l'aise quand même dans ce gouvernement ? Vous, vous venez de la droite, des élus Républicains, est-ce qu'avec Emmanuel MACRON et puis certaines sensibilités qui sont beaucoup plus de gauche vous réussissez à bien vous entendre ?JEAN-BAPTISTE LEMOYNEAh ! Mais, attendez, mais vous savez je suis le premier parlementaire des Républicains à avoir dit : « j'apporte mon soutien inconditionnel à Emmanuel MACRON »...PATRICK ROGERParce que vous étiez soutien d'Alain JUPPE avant ?JEAN-BAPTISTE LEMOYNEOui, tout à fait. Et justement, parce que ce qui m'a plu c'est cette volonté d'en finir avec des clivages un peu obsolètes, pardon mais il y a plus de différences au sein des LR, entre Alain JUPPE et Laurent WAUQUIEZ, qu'au sein d'En Marche où au contraire on est tous d'accord sur l'essentiel et on est tous d'accord pour se dire : « il faut faire des réformes qui ont été trop longtemps différées depuis 30 ans et puis tout simplement agir de façon pragmatique », ce qui nous guide c'est l'efficacité... Voilà ! Je veux dire on n'est pas idéologues, on veut regarder ce qui fonctionne bien, et c'est ça... Voilà !PATRICK ROGERLaurent WAUQUIEZ, vous l'avez évoqué Jean-Baptiste LEMOYNE, est-ce qu'effectivement ça pourrait être l'homme du renouveau de la droite et des Républicains ?JEAN-BAPTISTE LEMOYNEL'homme du renouveau, pardon, ça fait 15 ans qu'il est dans le système, qu'il l'incarne, et, en réalité, il est très vieille école derrière un physique de jeune premier. Donc...PATRICK ROGERAh ! Il a encore un physique de jeune premier, pour vous, Laurent WAUQUIEZ ?JEAN-BAPTISTE LEMOYNEOui. Mais ce que je veux dire c'est que tout ça c'est de l'habillage, c'est du marketing, au fond quand on regarde la pensée c'est très daté et ce n'est pas renouvelé, voilà, il nous refait la campagne de Nicolas SARKOZY en 2007 - mais je dis 2007 c'était il y a 10 ans – nous, avec Emmanuel MACRON, on se projette dans 10 ans, on se projette à 2027 et donc on se projette dans une France qui pleinement s'inscrit dans ce XXIème siècle, qui est transformée par le numérique, qui est transformée par la transition énergétique, etc., on ne s'accroche pas à des vieilles lunes et, surtout, on n'essaie pas juste d'être tout le temps démago à dire ce que le peuple veut entendre. Parce que c'est ça les Républicains, c'est qu'il n'y a plus vraiment de cap, et donc aujourd'hui d'ailleurs regardez sur les ordonnances ils trouvent le moyen de faire la fine bouche alors que nous faisons un certain nombre de choses qui n'ont jamais été faites par François FILLON, par Eric WOERTH et par d'autres.PATRICK ROGEROui, oui, oui, bien sûr, oui. Donc Laurent. WAUQUIEZ pour vous n'incarne pas le nouveau visage de la droite, le renouveau, où est-il alors selon vous, puisque vous avez quand même encore des amis à droite ?JEAN-BAPTISTE LEMOYNEJe crois que justement des gens issus de la droite ont toute leur place au sein de La République En Marche, c'est là que ça se passe...PATRICK ROGERAh ! Mais oui, mais il n'y aura plus de droite ?JEAN-BAPTISTE LEMOYNENon, mais c'est là que ça se passe.PATRICK ROGERIl faut une opposition aussi ?JEAN-BAPTISTE LEMOYNEMais d'ailleurs on a vu que Jean-Luc MELENCHON assumait ce rôle avec parfois outrance, mais donc il y a des oppositions. Mais je pense que la droite vous savez elle était diverse et unie en même temps en 2002, il y avait les Libéraux, les Centristes, les Gaullistes, mais que cet alliage il a totalement volé en éclats, que les Centristes ont repris leur liberté, que les Gaullistes pour beaucoup d'entre eux également sont partis ailleurs et donc en fait les Républicains c'est quelque chose qui n'a plus grand sens aujourd'hui.PATRICK ROGERÇa vous facilite la tâche Jean-Baptiste LEMOYNE qu'il n'y a plus véritablement d'opposition, ni au PS, ni à droite, vous avez cité Jean-Luc MELENCHON comme finalement seule force d'opposition ?JEAN-BAPTISTE LEMOYNENon, mais il y a... je veux dire on a toujours besoin de ne pas rester dans, comment dire, on a toujours besoin d'être aiguillonné...PATRICK ROGEROui.JEAN-BAPTISTE LEMOYNEMais encore faut-il que ce soit fait intelligemment, parce qu'on est dans un monde complexe et que parfois je trouve que quand il y a dans la vie politique actuelle des raccourcis ou des simplismes le débat ne gagne rien et que justement c'est vrai que le mérite du président de la République, d'Edouard PHILIPPE le Premier ministre, c'est de faire partager la complexité des choses et que donc ça appelle également des réponses complexes, alors ça demande beaucoup de pédagogie mais c'est je trouve tout à l'honneur du politique de ne pas tomber dans la démagogie justement.PATRICK ROGEROui. Merci Jean-Baptiste LEMOYNE, secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, d'avoir été avec nous sur Sud radio ce matin, restez encore une seconde nous avons un auditeur Aurélie.AURELIEOn file au standard à 8 h 20 sur Sud radio.//Question de Daniel, auditeur de Dordogne, réponse de Jean-Baptiste LEMOYNE//PATRICK ROGERDaniel, Jean-Baptiste LEMOYNE a eu la gentillesse de rester avec nous, il va vous répondre.JEAN-BAPTISTE LEMOYNEMais sur ce point-là, non mais je donne raison à notre auditeur, ce sont les entreprises qui créent les emplois, ce n'est pas le gouvernement, mais en revanche le gouvernement, le Parlement ont a la responsabilité de créer un cadre qui soit favorable au fait que les entreprises créent des emplois et effectivement je confirme que la réforme de la pénibilité qui a été annoncée, le fait que justement elle va être largement simplifiée – parce que c'était une usine à gaz – c'est une des ordonnances mise sur la table.PATRICK ROGERMerci Jean-Baptiste LEMOYNE, secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Europe et des Affaires étrangères.Source : Service d'information du Gouvernement, le 14 septembre 2017
La source — vie_publique · nº 203562
↗ https://www.vie-publique.fr/discours/203562-interview-de-m-jean-baptiste-lemoyne-secretaire-detat-aupres-du-minis?egn-publisher=dila_vp&egn-name=informer_opendata_discours
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