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1ᵉʳ mars 2016 · Gouvernement · Europe 1 · discours Discours

Interview de M. Stéphane Le Foll, ministre de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du gouvernement, à "Europe 1" le 1er mars 2016, sur les difficultés des agriculteurs, la fixation des prix agricoles, la nécessité de limiter la

Stéphane Le Foll (auteur), Jean-Pierre Elkabbach (intervenant)

JEAN-PIERRE ELKABBACHL'homme du gouvernement que l'on dit le plus fatigué, Stéphane LE FOLL, bonjour, bienvenue !STEPHANE LE FOLLBonjour.JEAN-PIERRE ELKABBACHOn dit même que vous êtes épuisé, c'est vrai ?STEPHANE LE FOLLJe suis très touché par l'attention qui est portée sur moi, mais moi, je suis là pour faire en sorte qu'on sorte de cette crise, et pour aider les éleveurs dans un moment qui est particulièrement difficile.JEAN-PIERRE ELKABBACHMais la cible préférée du moment, elle est au moins découragée par ce qu'elle vit, vous ?STEPHANE LE FOLLLa cible est peut-être souvent effectivement insultée, conspuée, dans les allées du Salon JEAN-PIERRE ELKABBACHVous n'allez pas me dire que ça ne vous fait rien ?STEPHANE LE FOLLCe n'est pas toujours facile. Ah, non, je ne peux pas dire ça. Non, je ne peux pas dire ça, mais en même temps, je suis là, je tiens, je suis debout, et je fais ce que j'ai à faire JEAN-PIERRE ELKABBACHC'est une avalanche de menaces sociales, de grèves, le 9 mars, de critiques PS, de sondages en berne, tout tombe en même temps sur le gouvernement, on a l'impression que ça se déglingue, est-ce qu'on n'est pas en train de frôler une crise sociale et politique ?STEPHANE LE FOLLLa difficulté, elle est là, et depuis le départ, elle est, aujourd'hui, c'est vrai, avec une forme de concentration dans cette semaine, là, post-début d'année, qui fait qu'il faut être encore plus vigilant à tenir un cap JEAN-PIERRE ELKABBACHÇa ne suffit pas la vigilance ?STEPHANE LE FOLLPour tenir un cap, pour tenir les objectifs, pour faire en sorte qu'on continue d'avancer, de gouverner, et de tenir un grand pays comme la France, dans une Europe qui connaît les difficultés que vous savez, dans un monde où il y a beaucoup de choses, voilà, mais en tout cas, tenir le cap !JEAN-PIERRE ELKABBACHEt c'est souvent difficile. On vient d'apprendre que Myriam EL KHOMRI devait participer à une émission de France 2 ce matin, elle n'y est pas allée pour raison de santé, comment elle va ?STEPHANE LE FOLLJe ne sais pas, je l'ai appris en arrivant aussi ici, à Europe 1. Je lui souhaite simplement de pouvoir se rétablir le plus vite possible.JEAN-PIERRE ELKABBACHElle annule tous ses rendez-vous de la journée, c'est ce qu'on vient d'apprendre.STEPHANE LE FOLLMais j'imagine qu'elle doit avoir un problème. Donc je ferai en sorte de l'appeler dès que je vais pouvoir, mais je lui souhaite vraiment de pouvoir se JEAN-PIERRE ELKABBACHVous êtes en train de dire que la politique, c'est dur ?STEPHANE LE FOLLOuh, la politique, ce n'est pas facile, contrairement à ce que certains laissent croire, mais en même temps, il faut parce que c'est un engagement public, être capable à la fois de dépasser ce qui peut être les attaques du quotidien, pour pouvoir porter sa propre conviction, et surtout, ses projets.JEAN-PIERRE ELKABBACHOn lui souhaite un prompt rétablissement.STEPHANE LE FOLLOui, absolument.JEAN-PIERRE ELKABBACHLe fond des choses, les négociations commerciales annuelles avec les distributeurs se sont terminées comme elles devaient le faire, à minuit, minuit pile, elles ont été longtemps dures pour les produits laitiers, qu'est-ce que vous pouvez dire ce matin, quel est le prix ou le niveau de prix fixé pour 2016 ?STEPHANE LE FOLLJe suis incapable de vous dire quel est le niveau de prix fixé, puisque ce n'est pas moi qui le fixe, c'est les négociations JEAN-PIERRE ELKABBACHOui, je sais ça STEPHANE LE FOLLNon, mais je tiens à le rappeler parce que sinon, on donne toujours l'impression qu'on a des pouvoirs qui n'existent pas, ce n'est pas vrai JEAN-PIERRE ELKABBACHAlors STEPHANE LE FOLLEn même temps, ce que je sais, puisque ça s'est terminé à minuit, c'est que pour ce qui est des prix sur le lait, des engagements qui avaient été demandés par le gouvernement, à la grande distribution, aux industriels, de stopper ce qui était la course à la baisse aux prix, a été, semble-t-il, un engagement qui a été tenu. Donc ce matin, c'est ce que je peux dire JEAN-PIERRE ELKABBACHVous pouvez dire que les prix ont été reconduits, les prix des produits laitiers au niveau de 2015 ?STEPHANE LE FOLLOn arrête cette spirale à la baisse, c'était la demande qui était faite, puisqu'on était sur des discussions, d'après ce qu'on avait eu comme informations, qui continuaient à mettre une pression sur les prix, c'était insensé dans la situation dans laquelle on se trouve.JEAN-PIERRE ELKABBACHLes agriculteurs, quand on y est allé dimanche, au « Grand rendez-vous » disaient qu'ils étaient inquiets, parce qu'au début février, les demandes de baisse étaient de 10 à 15 %. Vous nous dites ce matin que c'est stable, des prix stables STEPHANE LE FOLLNon, sur le lait, voilà, sur le lait, ce qui étaient des informations de baisse de 10, 15 %, qu'on avait plus ou moins relevées ne sont pas du tout ce qui s'est passé puisque la grande distribution a pris des engagements à notre demande, et il semble que dans ces négociations, ils aient été tenus.JEAN-PIERRE ELKABBACHEst-ce que c'est un geste suffisant ?STEPHANE LE FOLLNon, ce n'est pas suffisant, parce que le problème, c'est qu'au-delà de ce qui est le marché national, la grande distribution, tous les produits agricoles qui vont dans la grande distribution sont des produits qui sont vendus en France, le problème de la situation des prix, il est ailleurs qu'en France, c'est une situation où l'offre de lait, l'offre de porc à l'échelle européenne, voire mondiale, est excédentaire, c'est ce qui fait baisser les prix JEAN-PIERRE ELKABBACHD'accord, donc, Stéphane LE FOLL dit ce matin : c'est insuffisant. Dimanche, Valérie RABAULT, qui est rapporteur PS du Budget, s'indignait que LACTALIS, qui est le numéro 1 mondial, ne publie pas ses comptes, c'est peut-être légal, est-ce que c'est normal ?STEPHANE LE FOLLCe n'est pas normal, c'est illégal, ce n'est pas légal non plus puisqu'il y a des sanctions JEAN-PIERRE ELKABBACHAlors ? Alors ?STEPHANE LE FOLLEh bien, qu'est-ce qu'on va faire, il y a une loi qui va nous permettre de renforcer les sanctions, ce n'est pas normal, parce que, on arrive dans des discussions où chacun peut avoir des difficultés, peut dire : ah, mais moi, j'ai une difficulté, industriels comme grands distributeurs, mais quand on n'a pas les chiffres, qui dit vrai ? Avec qui on discute ? Sur quelles bases JEAN-PIERRE ELKABBACHDonc c'est déséquilibré !STEPHANE LE FOLLC'est déséquilibré, Monsieur ELKABBACH. Et il n'y a pas – vous le savez – que LACTALIS.JEAN-PIERRE ELKABBACHDonc des amendes ?STEPHANE LE FOLLDonc des amendes, qui existent aujourd'hui, mais qui sont tellement faibles que les entreprises préfèrent payer l'amende que de publier leurs chiffres JEAN-PIERRE ELKABBACHDonc elles seront augmentées.STEPHANE LE FOLLVoilà.JEAN-PIERRE ELKABBACHVous passez toute la semaine au Salon, vous défilez, vous étiez samedi avec le président de la République STEPHANE LE FOLLJe ne sais pas si je défile, mais en tout cas, je suis au Salon JEAN-PIERRE ELKABBACHLundi, avec Manuel VALLS, il a plutôt été épargné, moins chahuté que le président de la République, il lui a tout pris. Qu'est-ce que ça veut dire ? Et est-ce que ça veut dire que Xavier BEULIN, qui avait retenu la leçon de samedi, avait présenté des excuses, etc., a été écouté ?STEPHANE LE FOLLJe pense qu'il a en tout cas pris conscience que l'image qui était renvoyée pour le Salon de l'Agriculture, qui est une fête, n'était pas la bonne, et en même temps, le président de la République a fait face, est venu inaugurer ce Salon, parce que c'était le respect, je l'avais dit, qu'on doit aux agriculteurs.JEAN-PIERRE ELKABBACHOui, on se demande d'ailleurs pourquoi vous êtes tous obligés d'aller chaque année faire des génuflexions devant les agriculteurs STEPHANE LE FOLLIl y a une tradition entre la République et l'agriculture, qui fait que ce moment, le Salon de l'Agriculture, est un moment – on le sait – de rencontres entre l'ensemble des Français et les agriculteurs, et c'est un point important.JEAN-PIERRE ELKABBACHOn va vite, jeudi, après-demain, le commissaire européen HOGAN va visiter le Salon, est-ce que vous lui demandez de ne pas venir les mains vides ?STEPHANE LE FOLLJe lui demande de ne pas venir les mains vides, je lui demande surtout de bien prendre la mesure de la situation, l'Europe, aujourd'hui, continue à augmenter sa production laitière, alors qu'on est déjà en surproduction. Donc si on n'envoie pas un signal clair, et je l'ai dit au commissaire, et je vais le répéter, je l'ai dit devant l'ensemble du Conseil de l'agriculture, un signal clair pour dire : attention, notre responsabilité, c'est d'éviter de continuer à creuser cette crise, ça ne pourra pas aller. Donc ça va être très clair.JEAN-PIERRE ELKABBACHDonc réduisez la production de lait à l'échelle européenne !STEPHANE LE FOLLIl faut effectivement qu'on envoie des signaux clairs pour que cette production, là aussi, arrête d'augmenter. Je connais déjà la position, puisque j'ai vu une note, Grande-Bretagne et Irlande disent non, on continue à augmenter la production. Donc il va y avoir, là, un débat majeur JEAN-PIERRE ELKABBACHLa castagne STEPHANE LE FOLLJ'ai vu qu'en Allemagne, et je le dis tout de suite, six ou huit landers proposent, eux, de limiter aussi la production en Allemagne. Donc il faut qu'on s'appuie sur ces mouvements pour dire non JEAN-PIERRE ELKABBACHStéphane LE FOLL, des initiatives allemandes, italiennes, etc STEPHANE LE FOLLVoilà. Et donc je prends des initiatives après le Salon pour aller chercher et prendre contact avec d'autres ministres JEAN-PIERRE ELKABBACHLes leaders de la droite commencent à défiler, Christian JACOB et surtout Bruno LE MAIRE vous ont allumé, ils vous ont allumé, les deux estiment qu'en 2015, vous avez séché 40 % des Conseils des ministres de l'Europe.STEPHANE LE FOLLOui, alors ça, c'est complètement faux, et c'est des petits pompiers, mais qui sont pyromanes, parce que, ce qu'ils ont fait eux, au niveau européen, je ne voudrais pas dénoncer les petits camarades, rien à faire de ça, mais sur les sept Conseils auxquels j'ai participé, sur les dix prévus, ils en ont oublié un, le onzième, qui est celui que j'ai demandé, qui est celui qui portait justement sur la crise agricole en septembre, qui a débloqué 500 millions d'euros. Et ils font des commentaires lamentables, parce qu'ils n'ont rien à dire, parce que, eux, ils ont supprimé les quotas laitiers, ils ont supprimé les autorisations de plantations pour la vigne, ils ont fait la LME, qui JEAN-PIERRE ELKABBACHLa loi de modernisation de l'économie STEPHANE LE FOLLDonc moi, je voudrais qu'en politique, il y ait des gens qui évitent de faire comme ils le font aujourd'hui, des petits mensonges, des petits jeux, quand on est face à une crise comme celle-là, et qu'on a la responsabilité qui est la leur, et que nous, on est en face de cette responsabilité, on l'assume JEAN-PIERRE ELKABBACHVous êtes en train de nous dire qu'ils n'ont pas tout résolu eux-mêmes quand ils étaient au pouvoir, c'est ça ?STEPHANE LE FOLLNon, mais ils ont surtout mis les conditions qui font que, aujourd'hui, on est dans une partie de la difficulté JEAN-PIERRE ELKABBACHEst-ce que vous pouvez garder les deux casquettes, ministre et porte-parole ?STEPHANE LE FOLLMais je garde les deux casquettes, parce que sur le porte-parolat, sur le Conseil des ministres, le fait de donner la parole du gouvernement, c'est un engagement que j'ai pris, que m'ont confié le président de la République et le Premier ministre et que je tiendrai JEAN-PIERRE ELKABBACHOui, d'accord, oui, et après, on voit dans quel état, parce qu'on peut finir comme Myriam EL KHOMRI STEPHANE LE FOLLOui, mais par exemple, personne ne me reproche une chose, qui est pourtant très importante, je suis aussi ministre de l'Agroalimentaire, l'industrie et de la forêt, ça, personne ne me le reproche.JEAN-PIERRE ELKABBACHLe gouvernement reporte de quinze jours le projet de loi sur le travail, vous connaissez le dicton : tu recules, tu capitules, c'est le cas ?STEPHANE LE FOLLNon, je pense que le cas, aujourd'hui, il est que, et j'ai bien lu ce matin une déclaration d'un grand leader syndical de la CFDT, j'ai bien vu ce qu'il a dit : il y a aussi des moments où il faut prendre la mesure de ce qui est demandé JEAN-PIERRE ELKABBACHBaratin, baratin !STEPHANE LE FOLLD'accord, non, pas baratin JEAN-PIERRE ELKABBACHLe report est pris pour un premier recul STEPHANE LE FOLLLe report n'est pas pris pour un premier recul, pour moi, il est pris sur la nécessité qu'on a de renouer un dialogue, une discussion, une concertation avec des organisations syndicales réformistes JEAN-PIERRE ELKABBACHMais pourquoi vous ne l'avez pas fait avant !STEPHANE LE FOLLQui sont essentielles dans ce pays, et je suis bien placé pour le dire, que ça soit dans l'agriculture ou dans tous les autres secteurs, si dans ce pays, on n'est pas capable d'avoir des acteurs qui négocient, et qui cherchent des compromis, eh bien, on connaît la suite !JEAN-PIERRE ELKABBACHMais il fallait négocier avant ! Alors, est-ce qu'on n'est pas STEPHANE LE FOLLOui, mais moi, avant, je n'en sais rien, je vous dis ça ce matin JEAN-PIERRE ELKABBACHStéphane LE FOLL, ce matin, est-ce qu'on n'est pas entré dans la valse à trois temps, le report, le recul et bientôt le retrait, qui est demandé même par vos copains du Parti socialiste STEPHANE LE FOLLNon, oui, par des copains qui demandent le retrait systématiquement de tout ce qui est proposé depuis longtemps. Eux, leur parole est aussi affaiblie par la posture qu'ils ont prise depuis le départ, rien ne va ! Rien ne trouve grâce à leurs yeux. Donc de toute façon JEAN-PIERRE ELKABBACHL'aile gauche du PS vous empêche de voler, ça, c'est sûr STEPHANE LE FOLLOui, l'aile gauche JEAN-PIERRE ELKABBACHMais est-ce qu'il y aura retrait ?STEPHANE LE FOLLNon JEAN-PIERRE ELKABBACHC'est une aile, une seule, donc on ne peut pas voler avec une aile STEPHANE LE FOLLExactement. Elle nous handicape JEAN-PIERRE ELKABBACHDans combien de temps vous retirez ce projet, parce que STEPHANE LE FOLLNon, mais vous êtes assez têtu, vous !JEAN-PIERRE ELKABBACHIl y a quelque temps, Manuel VALLS disait : on va jusqu'au bout de la réforme STEPHANE LE FOLLVous avez décidé que JEAN-PIERRE ELKABBACHLà, on a l'impression qu'il va aller jusqu'au bout du retrait STEPHANE LE FOLLOui, parce que c'est nécessaire. Jusqu'au bout de la réforme, et dans la concertation et la discussion, il y a des syndicats, je le rappelle, réformistes sur lesquels on s'est appuyé, et à juste raison, il faut leur donner les moyens de pouvoir négocier parce que c'est comme ça qu'on fera bouger de manière positive l'économie française JEAN-PIERRE ELKABBACHMais est-ce que, entre nous, regardez Maxime SWITEK et Julie et moi STEPHANE LE FOLLJe regarde Maxime, oui JEAN-PIERRE ELKABBACHVoilà, à coups de concessions, est-ce que vous n'allez pas dénaturer ce projet qui désormais va s'appeler la loi Valls ? Alors ?STEPHANE LE FOLLNon. Ce projet doit avoir comme objectif, et c'est celui-là qu'il faut garder, de la souplesse pour les entreprises, de la sécurité pour les salariés. Et dans un monde qui a changé, il y a ceux qui disent : il n'y a rien à changer alors qu'on sait très bien que l'économie a été bouleversée, je voyais des start-up, là, dans le cadre du Salon de l'Agriculture, tout bouge, avec des salariés qui n'ont plus les carrières qui font qu'on rentre dans une entreprise JEAN-PIERRE ELKABBACHEst-ce que le projet va être dénaturé pour passer ?STEPHANE LE FOLLJe vous dis qu'il sera déposé, discuté, concerté, et il y aura le Parlement aussi qui pourra faire son travail utile JEAN-PIERRE ELKABBACHC'est-à-dire que l'agenda prévu sera respecté, ça veut dire qu'elle sera applicable quand la loi Valls ?STEPHANE LE FOLLOui, alors dans le cadre de l'agenda parlementaire, il est obligatoire de respecter cet agenda, parce qu'il est suffisamment serré et concentré pour ne pas le bouger.JEAN-PIERRE ELKABBACHQuand on voit le climat, est-ce que vous êtes sûr, entre nous, que le président de la République, que François HOLLANDE a toujours envie de se battre ?STEPHANE LE FOLLFrançois HOLLANDE a toujours envie de se battre, la preuve, c'est qu'il est venu à l'inauguration du Salon de l'Agriculture à un moment où on savait que c'était difficile, je l'ai dit, parce qu'il assume ses responsabilités, et il les assumera jusqu'au bout. On gouverne la France, il est président de la République dans un moment extrêmement difficile, son esprit et son combat, son engagement restent total, au service de la France et des Français.JEAN-PIERRE ELKABBACHAprès, on dit : Amen !STEPHANE LE FOLLEt après, on dit : c'est terminé.MAXIME SWITEKC'est terminé ! Merci Stéphane LE FOLL. Demain, Jean-Pierre ?JEAN-PIERRE ELKABBACHJean-Christophe CAMBADELIS, le PS, entre la déconfiture et je ne sais pas quoi MAXIME SWITEKMerci Jean-Pierre.STEPHANE LE FOLLJe vous laisse faire l'interview !Source : Service d'information du Gouvernement, le 2 mars 2016
La source — vie_publique · nº 198257
↗ https://www.vie-publique.fr/discours/198257-interview-de-m-stephane-le-foll-ministre-de-lagriculture-de-lagroal?egn-publisher=dila_vp&egn-name=informer_opendata_discours
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