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29 décembre 2014 · Gouvernement · discours Discours

Interview de M. Alain Vidalies, secrétaire d'Etat aux transports, à la mer et à la pêche, à RMC le 29 décembre 2014, sur les secours apportés aux automobilistes en difficulté dans les Alpes et les relations entre l'Etat et les sociétés d'autoroutes.

Alain Vidalies (auteur), Jean-Jacques Bourdin (intervenant)

Jean-Jacques BOURDINAlain VIDALIES, bonjour.Alain VIDALIESBonjour.Jean-Jacques BOURDINRevenons sur ce qui s'est passé pendant le week-end, en Savoie, Haute-Savoie. Qui est responsable, les services des préfectures ou les automobilistes eux-mêmes, qui sont souvent, souvent, imprévoyants ?Alain VIDALIESEcoutez, ce qui s'est passé d'abord c'est une conjonction d'une situation météorologique particulière qui était prévue, qui avait été annoncée, je pense que tous les médias avaient mis en garde les automobilistes, mais il y a eu aussi l'apparition de pluies verglaçantes, au moment où les automobilistes étaient déjà engagés dans leur route vers les stations. Ce qu'on a pu observer c'est que les engins de déneigement n'ont pas pu, parfois, faire leur travail, parce qu'un certain nombre d'automobilistes n'étaient pas équipés, ou que d'autres s'arrêtaient au milieu de la chaussée pour mettre leurs chaînes.Jean-Jacques BOURDINDonc une irresponsabilité en quelque sorte, Alain VIDALIES.Alain VIDALIESPas une irresponsabilité, parce que le mot est un peu fort, mais je pense franchement qu'il y a un problème de comportement collectif et que les erreurs, ou le mauvais comportement de certains, ont pénalisé beaucoup d'autres.Jean-Jacques BOURDINPourquoi ne pas rendre obligatoires les pneus hiver dans certaines régions, comme ça se fait en Italie ou en Allemagne ?Alain VIDALIESOui, je sais que le débat est ouvert, chacun peut comprendre aussi qu'il y a des conséquences financières, cela coûte très cher, mais au moins avoir des chaînes. Il y a des panneaux indicateurs qui rendent ces chaînes indispensables, il est assez incompréhensible que l'on puisse s'engager, alors qu'il y a une alerte météo et que l'on se rend au ski, sur les routes sans avoir cet équipement dans sa voiture au minimum, et je pense que déjà cela, ça aurait beaucoup amélioré les choses. Mais j'ajoute que nous avons je voudrais féliciter les services de l'Etat, des collectivités locales, que nous avons réussi à loger 15.000 personnes en urgence, je veux rappeler aussi, au bas des pistes, Chambéry ce n'est pas la haute montagne, c'est là que nous avons pu concentrer les hébergements.Jean-Jacques BOURDINOui, mais Alain VIDALIES, des pneus hiver, des chaînes c'est bien, mais les chaînes c'est difficile à mettre, il faut avoir des endroits où les mettre, enfin, etc. etc. Donc, vous n'êtes pas pour rendre obligatoires les pneus hiver ?Alain VIDALIESJe pense que le débat peut être ouvert, mais que déjà si chacun pouvait avoir des chaînes, les mettre ne pas les mettre au milieu de la route, parce que ça aussi a été une circonstance particulière, et puis les mettre sur les aires, puisqu'il y a des aires spécifiques pour le faire, ça améliorerait déjà considérablement la situation.Jean-Jacques BOURDINLes autoroutes. Est-ce que l'Etat va renoncer, ou renonce, à dénoncer les contrats, franchement ?Alain VIDALIESNous sommes aujourd'hui dans une phase toujours de négociation, qui est menée, sous l'autorité du Premier ministre, par Emmanuel MACRON et Ségolène ROYAL, donc il y a une négociation en cours, qui n'est pas achevée à l'heure où on parle.Jean-Jacques BOURDINEst-ce que vous allez renoncer à dénoncer les contrats ? Je vous repose la question Alain VIDALIES.Alain VIDALIESNon, on ne renonce à rien à l'heure qu'il est, puisque la négociation n'a pas abouti. Tant qu'une négociation n'a pas abouti, il est difficile d'en tirer les conclusions.Jean-Jacques BOURDINAlors, puisque vous négociez, vous négociez aussi avec Ecomouv', 830 millions d'euros à payer, à Ecomouv', est-il vrai que vous demandez un étalement sur 10 ans ?Alain VIDALIESNon, il n'est pas vrai que l'on demande un étalement sur 10 ans, il n'est pas vrai non plus que le chiffre a été Jean-Jacques BOURDINAh bon ?Alain VIDALIESLe chiffre n'est pas arrêté, là aussi la négociation est en cours et il ne faut pas procéder par anticipation. L'étalement sur 10 ans, qui a été évoqué dans un certain nombre d'articles, correspond, en réalité, aux modalités qui ont été déjà prévues par Ecomouv' pour rembourser sa dette, donc ce n'est que dans l'hypothèse où l'Etat se substituerait à ces modalités.Jean-Jacques BOURDINJ'en reviens aux autoroutes. Est-il vrai que l'Etat renoncerait à augmenter les péages pour les véhicules propres, a demandé à ce que les péages ne soient pas augmentés pour les véhicules propres, électriques, hybrides, ou le covoiturage ?Alain VIDALIESVous savez, le débat qui a été engagé ce week-end portait sur le fait que l'Etat envisageait de pénaliser, au niveau du péage, les véhicules diesel. Je tiens à le démentir une nouvelle fois, c'est totalement faux, il n'y aura pas de péage punitif pour les véhicules diesel. Par ailleurs, dans la négociation qui est en cours, l'Etat, conformément à la loi sur la transition énergétique, souhaite évidemment qu'il y ait des encouragements pour l'utilisation des véhicules hybrides ou des véhicules électriques.Jean-Jacques BOURDINEt le covoiturage.Alain VIDALIESEt le covoiturage, vous avez parfaitement raison, tout ce qui s'inscrit dans la logique de la loi de transition énergétique.Jean-Jacques BOURDINCe qui veut dire que l'Etat demande à ce que les péages n'augmentent pas pour les véhicules dits propres et le covoiturage, pour résumer.Alain VIDALIESÇa fait partie de la négociation qui est en cours, qui n'a pas abouti, mais il est juste de faire référence à ce contenu.Jean-Jacques BOURDINÇa veut dire que si vous négociez, vous renoncez à dénoncer les contrats quoi !Alain VIDALIESNon Jean-Jacques BOURDINQuand même, Alain VIDALIES, soyons clairs.Alain VIDALIESNon. Il y aura un débat, d'abord il y aura un débat, un débat qui viendra devant le Parlement, et aujourd'hui la décision n'est pas prise parce que les propositions, à ma connaissance, les propositions définitives et leur appréciation par le Premier ministre, ne sont pas au rendez-vous pour l'instant.Jean-Jacques BOURDINMerci Alain VIDALIES.Source : Service d'information du Gouvernement, le 30 décembre 2014
La source — vie_publique · nº 193467
↗ https://www.vie-publique.fr/discours/193467-interview-de-m-alain-vidalies-secretaire-detat-aux-transports-la-m?egn-publisher=dila_vp&egn-name=informer_opendata_discours
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