Interview de M. Alain Vidalies, ministre des relations avec le Parlement, à La Chaîne Info (LCI) le 18 décembre 2013, sur les relations entre le gouvernement et sa majorité parlementaire au sujet de la réforme fiscale et des retraites, les relations entre
Alain Vidalies (auteur), Guillaume Durand (intervenant)
GUILLAUME DURANDJe vais faire la métaphore à base de séries télévisées, vous êtes un peu le Kiefer SUTHERLAND du gouvernement, il vous reste 24 heures pour boucler tous les grands textes, à commencer par la réforme des retraites. Est-ce qu'il est vrai qu'il y a dix députés socialistes qui ne vont pas la voter ?ALAIN VIDALIESCe qui est vrai c'est qu'il y a au moins 275 députés socialistes qui vont la voter. Je préférerais qu'on donne au moins proportionnellement autant de temps à ces 275 qui sont toujours fidèles et qui soutiennent le gouvernement, qu'aux dix qui, de manière regrettable, mais ça va probablement arriver, vous avez raison, ne vont pas la voter.GUILLAUME DURANDEt les Verts qui s'abstiennent.ALAIN VIDALIESEt les Verts qui s'abstiennent. Enfin, vous le savez, il y a eu un débat pour amener aussi à ce qu'il y ait une majorité, y compris en deuxième lecture, le gouvernement avait été disponible, donc il y aura une majorité, c'est le vote définitif.GUILLAUME DURANDJustement, c'est le vote définitif, mais est-ce que vous considérez ce matin que sur les dix ou les Verts, il peut y avoir un changement ? Est-ce que tout est joué ?ALAIN VIDALIESEn première lecture il y avait 17 députés socialistes qui n'avaient pas voté, en seconde lecture il y en avait 11, je ne
GUILLAUME DURANDVous avez l'impression que c'est bloqué.ALAIN VIDALIESPas du tout, pas du tout, je n'arrête jamais. Même s'il y en a un de moins j'estime qu'on aura avancé, donc j'espère qu'il y en aura le moins possible, et si possible pas du tout.GUILLAUME DURANDVous connaissez la métaphore violente de cette série, le camarade Kiefer SUTHERLAND est
pourquoi on ne les vire pas ?ALAIN VIDALIESLa question qui se pose
GUILLAUME DURANDParce que normalement, en général, puisqu'on est dans le fondement, il y a les retraites, et c'est le budget, là encore dans les heures qui viennent, pourquoi les gens qui ne sont pas d'accord avec la politique du gouvernement, pourquoi restent-ils ?ALAIN VIDALIESParce que la règle qui a été posée par ce gouvernement, me semble-t-il aussi par d'autres, la règle c'est le vote du budget, le vote de la loi de financement de la Sécurité Sociale, c'est les deux textes qui marquent votre appartenance à une majorité.GUILLAUME DURANDDonc ceux-là, s'ils ne les votent pas dans les heures qui viennent, dehors.ALAIN VIDALIESVoilà, mais sur ces deux textes, ils ont toujours été votés, par tout le monde, y compris par ceux qui étaient parfois réticents sur d'autres textes, donc c'est l'engagement, c'est le pacte majoritaire, c'est cela, et aussi bien nos partenaires, Radicaux que Verts, que quelques députés du groupe socialiste, ont toujours respecté ce pacte majoritaire.GUILLAUME DURANDPardonnez-moi de commencer justement par les couacs, enfin pas par les couacs, mais disons par les problèmes. Vous avez entendu Guillaume TABARD sur RADIO CLASSIQUE, il y a un problème AYRAULT, puisque visiblement VALLS, MOSCOVICI, enfin les ministres les plus importants du gouvernement, je ne parle pas de vous, on va voir ce que vous en pensez, mais il est quand même extraordinairement fragilisé après l'enterrement de cette réforme des retraites.ALAIN VIDALIESLa réforme des retraites ?GUILLAUME DURANDLa réforme fiscale, pardonnez-moi, tout d'un coup j'ai la langue qui a fourché.ALAIN VIDALIESJe ne sais pas qui a compétence pour faire l'avis d'obsèques de la réforme. Peut-être que monsieur TABARD estime qu'il peut, lui, faire
GUILLAUME DURANDCe n'est pas TABARD
ALAIN VIDALIESPas que lui, pas que lui, toute la presse. C'est faux.GUILLAUME DURANDVous dites solennellement ce matin que la réforme fiscale n'est pas enterrée ?ALAIN VIDALIESLa réforme fiscale n'est pas enterrée, ces informations sont fausses, la mise en place du mécanisme, qui est un mécanisme lourd, déterminé, avec un groupe de pilotage, avec le Premier ministre, un certain nombre de ministres, dont ceux dont vous venez de citer, qui dans les heures qui arrivent vont participer, avec le Premier ministre, à ce comité de pilotage resserré avec 6 ministres autour du Premier ministre, j'en parle, je le dis, j'en fais partie. Ensuite, un groupe de travail à l'Assemblée nationale, autour du président de l'Assemblée, autour du président
GUILLAUME DURANDNon mais c'est important, vous nous dites ce matin que cette réforme n'est pas enterrée ?ALAIN VIDALIESCette réforme n'est pas enterrée et la mise
GUILLAUME DURANDEt elle va aboutir rapidement ?ALAIN VIDALIESLa mise en place d'un mécanisme lourd, y compris pour l'opposition, le principe de Bercy à livre ouvert, c'est-à-dire qu'ils pourront demander des simulations, pour que ce débat soit un débat transparent, ce qui était vrai au moment de l'annonce reste vrai aujourd'hui. Est-ce qu'elle va aboutir ? Oui. Les premières mesures, comme l'a dit le Premier ministre, seront déjà dans la loi de Finances pour 2015. Est-ce que tout sera fait en 2015 ? Non, parce qu'il faut du temps
GUILLAUME DURANDParce qu'on peut se réunir pour rien.ALAIN VIDALIESOn peut échouer, mais ce n'est pas l'objectif. Je ne veux pas non plus vous dire quel sera le résultat de ce que l'on met en oeuvre, mais les sujets lourds, sur est-ce qu'on a le droit de réfléchir aujourd'hui, et donc de passer aux actes
GUILLAUME DURANDNon mais réfléchir d'accord, mais est-ce
ALAIN VIDALIESDe passer aux actes, de passer aux actes sur le prélèvement à la source ? La réponse est oui. ça ne veut pas dire qu'on va le faire, ça veut dire qu'il faut qu'on débatte et qu'au Parlement, que dans le pays, avec l'opposition on dise qu'est-ce qui se passe et comment on fait dans ce pays
GUILLAUME DURANDNon, mais ce n'est pas un séminaire de plus, il va y avoir des décisions ? Parce que quand on lit Laurent FABIUS, ou qu'on l'entend
ALAIN VIDALIESIl y aura des décisions qui
GUILLAUME DURANDOui, mais vous n'êtes pas sourd, quand vous lisez Laurent FABIUS qui dit finalement cette réforme de la fiscalité elle n'a comme seul intérêt, si elle aboutit, d'aboutir à une baisse des impôts, parce que le reste c'est
ALAIN VIDALIESIl y a deux objectifs. Il y a la question, sur le long terme, de la stabilité fiscale, éventuellement de sa baisse, qui est une autre chose. La réforme se fait avec un engagement sur la question du montant, puisque vous en parlez, c'est bien légitime, il n'y aura pas d'augmentation, ça c'est clair, pour qu'elle ne soit pas détournée.GUILLAUME DURANDMais est-ce qu'il y aura une baisse ?ALAIN VIDALIESCe n'est pas l'objectif de départ, l'objectif de départ c'est
GUILLAUME DURANDMais enfin, c'est ce que veulent les Français.ALAIN VIDALIESNon, parce que
GUILLAUME DURANDComment ça vous me dites non ?ALAIN VIDALIESParce que quand on parle
GUILLAUME DURANDJe ne suis pas les Français, vous n'êtes pas les Français.ALAIN VIDALIESMais quand on parle de réforme fiscale, on a aussi le droit de parler pas simplement du prélèvement, mais de la justice. Donc vous pouvez dire pour certains, qu'effectivement il faut changer les choses, c'est l'objectif. Est-ce qu'il faut avoir de la progressivité sur la CSG ou pas ? Qu'est-ce que ça donne pour telle ou telle catégorie de citoyens ?GUILLAUME DURANDPuisque c'est la matinée des métaphores, vous connaissez l'histoire du canard à qui on coupe la tête et il continue à marcher un petit peu, parce quand même, la question politique de la validité du pouvoir de Jean-Marc AYRAULT aujourd'hui, alors que la conférence de presse du président est attendue le 14 janvier, là aussi, pardonnez-moi, j'ai amené
elle est posée dans les journaux, et pas simplement dans les journaux d'opposition.ALAIN VIDALIESMais pourquoi parce que ça serait posé dans les journaux ça serait la vérité ?GUILLAUME DURANDJe n'ai pas dit ça.ALAIN VIDALIESMoi je vous dis que ça ne correspond pas à ce que je vis, et que tout ce que je lis me paraît totalement impressionniste, je veux dire ça n'a aucun sens. Aujourd'hui
GUILLAUME DURANDVous savez que l'impressionnisme est un grand mouvement en peinture ?ALAIN VIDALIESOui, mais
GUILLAUME DURANDC'est une autre version de la réalité, l'impressionnisme.ALAIN VIDALIESVoilà, c'est une autre version de la réalité, c'est ce que je voulais
GUILLAUME DURANDDonc il n'est pas mort ?ALAIN VIDALIESC'est ce que je voulais vous dire.GUILLAUME DURANDIl n'est pas mort ?ALAIN VIDALIESMais ce n'est pas la réalité.GUILLAUME DURANDIl n'est pas mort, Jean-Marc AYRAULT ?ALAIN VIDALIESPas du tout. Le Premier ministre est là, il travaille, il a le soutien
d'ailleurs, tout ce qui se passe ces dernières heures
GUILLAUME DURANDVous avez vu les images de François HOLLANDE, qui ont fait le tour de toutes les télévisions, quand on lui parle du fameux rapport sur l'intégration
ALAIN VIDALIES
Très intéressant.GUILLAUME DURANDIl part, il a l'air particulièrement exaspéré
ALAIN VIDALIESOui, Guillaume DURAND, c'est très intéressant cette affaire. Qu'est-ce qui se passe ? Les commentaires après c'est, notamment un, qui va un peu mettre l'ambiance, c'est « le président HOLLANDE recadre son Premier ministre. »GUILLAUME DURANDIl est exaspéré.ALAIN VIDALIES« Recadre son Premier ministre », c'est la première dépêche. Le problème c'est que le Premier ministre a parlé avant le président, et la vraie dépêche, et je défie quiconque de dire que ce que je dis n'est pas la vérité, le premier qui réagit, la première dépêche, c'est le Premier ministre, et le président parle après, et le président conforte, le président affirme la même chose que le Premier ministre. Pourquoi « recadre » ?GUILLAUME DURANDNon, parce que quand Jean-Marc AYRAULT a un peu insulté Jean-François COPE devant les caméras, parce qu'il était en présence d'un chef de gouvernement étranger, on a l'impression qu'il avait pris conscience vous savez, il y a toujours une version subliminale des choses qu'il avait pris conscience de l'énormité de la gaffe de la publication sur le site de Matignon de cette affaire-là, et qu'au fond il s'en voulait, et du coup il a chargé COPE comme une mule.ALAIN VIDALIESJe ne vous parle pas de la forme, je vous parle du fait que par rapport
GUILLAUME DURANDMenteur.ALAIN VIDALIESOui mais
le commentaire a été « il est recadré par le président de la République », ils ont dit exactement la même chose.GUILLAUME DURANDMais vous êtes venu ce matin pour me dire que tout va bien, formidable
ALAIN VIDALIESJe ne vous dis pas que tout va bien, je veux dire il y a d'autres sujets, mais je veux dire, pourquoi, quelle est l'actualité du gouvernement aujourd'hui ? L'actualité du gouvernement aujourd'hui, alors on peut critiquer, l'actualité du gouvernement aujourd'hui c'est le succès sur la négociation sur la formation professionnelle. Ce pays, quand même, est formidable, pourquoi faudrait-il qu'on débatte de ces affaires qui n'ont strictement aucun intérêt, qui sont des appréciations
GUILLAUME DURANDQui sont des affaires politiques.ALAIN VIDALIESNon, politiciennes. La formation professionnelle c'est essentiel, la question
GUILLAUME DURANDJe n'ai jamais dit le contraire moi.ALAIN VIDALIESDe la directive travailleurs
c'est ça, l'actualité du gouvernement c'est ça, c'est la loi sur la consommation. Qu'est-ce qu'on fait sur les lunettes, ça c'est un vrai sujet, est-ce qu'on continue à protéger la rente ou est-ce qu'on fait
GUILLAUME DURANDMais ça, on pourrait tellement rentrer dans les détails, sur les lunettes par exemple, vous savez très bien que pourquoi pas les acheter sur Internet
ALAIN VIDALIESOui, ça c'est très intéressant.GUILLAUME DURANDD'accord, mais la plupart des grands lunettiers vendent déjà des lunettes sur Internet, mais enfin oublions ce sujet pour l'instant.ALAIN VIDALIESOui, mais ça intéresse les Français. C'est le quotidien du gouvernement, c'est le quotidien des Français.GUILLAUME DURANDAlors attention, question solennelle. Semble-t-il, François HOLLANDE, depuis l'affaire de la Centrafrique, vit à l'Elysée, je ne me mêlerai pas de sa vie privée, évidemment, mais est-ce que ça veut dire que la présidence normale, pour vous qui êtes quand même à la fois à l'intérieur et un observateur, elle est pour vous terminée ?ALAIN VIDALIESLa présidence normale, je ne sais pas si elle est terminée, très honnêtement je n'ai jamais trop mesuré ce qu'il voulait dire, je crois que c'était une réaction par rapport à une pratique ou à une façon d'être de son
de Nicolas SARKOZY, parce que la présidence normale, à la limite, ce sont deux termes un peu contradictoires.GUILLAUME DURANDNon mais dites-moi, est-ce que vous considérez qu'elle est terminée ?ALAIN VIDALIESNon, non, je pense que le président de la République, dans son rapport aux autres, il a voulu marquer une rupture, donc il n'abandonne pas ce terme ça, mais en temps il est d'abord
dans présidence normale il n'y a pas que normale, il y a d'abord présidence.GUILLAUME DURANDIl y a d'abord présidence. Est-ce que vous trouvez normal justement, pour reprendre cette expression, que le camarade MARTIN devienne le candidat MARTIN ? Parce qu'il fait rire toute la presse ce matin. Vous allez me dire avec un grand sourire « moi je ne lis pas la presse, tout ça est
» Il a insulté tout le monde et maintenant il dit « mais oui, mais maintenant
»ALAIN VIDALIESOui, j'ai entendu son explication, elle est assez crédible dans le parcours d'un homme. Il dit quoi ? Il dit « voilà, je suis syndicaliste, je suis confronté, je me bats et j'ai l'impression que ceux que j'ai affrontés », c'est-à-dire nous en réalité, « ceux que j'ai affrontés, vous n'aviez pas le pouvoir de décider, et j'ai décidé de continuer ce combat au niveau où il peut aujourd'hui être mené, c'est-à-dire de réponse à la question, quelle Europe, quelle industrie pour l'Europe
»GUILLAUME DURANDOui, mais au détriment d'un homme qui travaillait, par exemple à la Commission monétaire, qui a été député socialiste et qui n'a jamais failli, donc pourquoi on va prendre un type qui vous insulte pour remplacer un type qui vous aide ? Expliquez-moi ça, parce que, qu'il y ait dans l'histoire de la gauche
ALAIN VIDALIESJe peux vous expliquer.GUILLAUME DURANDAttendez, qu'il y ait dans l'histoire de la gauche des gens comme Pierre BEREGOVOY, qui ont eu des carrières justement d'ouvrier et qui deviennent Premier ministre de la France, c'est tout à l'honneur d'un système politique français, qui prouve que ce n'est pas simplement homogène socialement. Mais là, enfin, il a insulté HOLLANDE, il a insulté la majorité d'avant
ALAIN VIDALIESOui, mais
GUILLAUME DURANDJ'aime bien parce que vous prenez toujours un petit temps pour réfléchir.ALAIN VIDALIESOui, oui, j'essaye de comprendre votre raisonnement. Je crois qu'il y a deux faces. Je pense que ce que vous dites doit être entendu, puisque c'est hier que s'est passé cet affrontement, en même temps écouter l'explication politique. Je crois qu'elle est forte parce qu'elle correspond au vécu pour lui, pour d'autres aussi le fait de dire « je me suis affronté avec vous, et au fond on s'est rendu compte, dans cette bataille, qu'à un moment donné, parce qu'on est dans un système d'économie de marché ouvert, que j'avais beau vous demander de prendre des décisions, vous n'étiez pas en capacité de les prendre. » Et c'est plutôt une élévation de la réflexion de dire, à l'issue de cette bataille
GUILLAUME DURANDEt un enterrement de Florange. On prend le type le plus agité, on le met dans un système
ALAIN VIDALIESFranchement, qu'il soit candidat ou pas, ça ne change rien pour la question de Florange.GUILLAUME DURANDSymboliquement si, la colère est devenue une institution. Le colérique
c'est un punk qui rentre à l'Orchestre national de Paris quoi !ALAIN VIDALIESJe dirais que la colère débouche sur une solution politique au niveau où elle doit être posée, c'est-à-dire au niveau européen, ça me paraît plutôt un saut qualitatif.GUILLAUME DURANDEst-ce que vous considérez, en lisant les journaux, que les commentaires, par exemple de LIBERATION qui parle de la caisse noire de
SARKOZY, ne vont pas un peu trop loin, puisque finalement il n'y a pas de juge d'instruction concernant justement l'ancien ministre de l'Intérieur et qu'on ne sait pas très bien ce qui lui est reproché, parce que
j'essaye d'être précis pour qu'on ne dise pas n'importe quoi, pour l'instant il n'y a pas de trace précise d'une appropriation privée de ces fonds.ALAIN VIDALIESVous parlez de l'affaire de monsieur GUEANT ?GUILLAUME DURANDEvidemment, le « Cardinal » c'est lui.ALAIN VIDALIESEcoutez, pour l'instant ce que l'on sait c'est qu'il y a une enquête administrative qui avait été demandée par le ministre de l'Intérieur et qui montre qu'il y a eu une rémunération, ça c'est des éléments objectifs, qui montre qu'il y a eu mensuellement une rémunération de l'ordre de 10 000 euros supplémentaires alors que c'était interdit depuis 2002, qui a été rétablie pendant 2 ans quand monsieur GUEANT était au ministère de l'Intérieur et que ces fonds proviennent, semble-t-il, d'un argent qui est disponible et qui est normalement destiné à rémunérer ce qu'on appelle « les tontons », c'est-à-dire en réalité des indics de la police.GUILLAUME DURANDC'est un scandale ou c'est un faux scandale ?ALAIN VIDALIESJe pense qu'au point où on en est là, ce que je veux dire c'est que la seule chose à faire c'est de respecter le travail de la police et de la justice, et moi je ne suis pas un procureur de comptoir, ni de radio, ni de télévision, les faits, le ministre de l'Intérieur les a portés à la connaissance, c'était obligatoire puisqu'il y avait ce rapport, et maintenant monsieur GUEANT, comme les autres, ont droit à la présomption d'innocence, et c'est vrai pour lui, et j'espère que ce sera vrai pour d'autres.Source : Service d'information du Gouvernement, le 18 décembre 2013
La source —
vie_publique · nº 189971
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