Déclaration de Mme Christine Lagarde, ministre de l'économie, des finances et de l'emploi, en réponse à une question d'actualité à l'Assemblée nationale, sur la crise boursière internationale, à Paris le 22 janvier 2008.
Christine Lagarde (auteur)
Face à la situation internationale actuelle, marquée par des corrections brutales sur les marchés, deux réponses s'imposent : le sang-froid et l'esprit d'équipe.Il s'agit effectivement d'une correction brutale, d'abord en Asie, puis sur certains marchés européens, dans un contexte bien particulier : le plan de 145 milliards de dollars destiné à relancer l'économie américaine, mais empreint d'un certain flou quant à ses modalités.De son côté, la France a pris ses précautions plus tôt et nous sommes bien placés pour relancer la machine économique, notamment sur le marché intérieur.Il ne faut pas se laisser aller au pessimisme, car il y a d'un côté le marché américain, de l'autre le marché européen, et ils sont très différents. Le marché immobilier tient bon en France et en Europe, contrairement aux Etats-Unis ; les ménages américains sont lourdement endettés, souvent à des taux variables, ce qui n'est pas le cas en France. Et ce qui nous distingue surtout, c'est que notre économie crée des emplois : 312 000 emplois et 321 000 entreprises créés en 2007. C'est cela qui est fondamental, et non l'écume des jours. Le mouvement boursier quotidien n'a pas à guider nos efforts.J'en viens à l'esprit d'équipe : c'est entre Européens que nous examinons la situation, que nous confrontons nos analyses et que nous proposons des solutions.Source http://www.diplomatie.gouv.fr, le 25 janvier 2008
La source —
vie_publique · nº 169519
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