Amendement AS125 au texte PRJLANR5L15B1516
· Rejeté
Jean-Hugues Ratenon (auteur), Clémentine Autain (cosignataire), Ugo Bernalicis (cosignataire), Éric Coquerel (cosignataire), Alexis Corbière (cosignataire), Caroline Fiat (cosignataire), Bastien Lachaud (cosignataire), Michel Larive (cosignataire) … 17 signataires en tout
Entre 2003 et 2013, les plus modestes ont gagné en moyenne 2,3 % de pouvoir d’achat alors que sur la même période, les 10 % les plus riches ont vu leurs revenus augmenter vingt fois plus. La part des salaires dans la valeur ajoutée de l’entreprise est passée de 67 % en 1981 à 53 % en 2008. Depuis, elle est remontée à 59 %, mais essentiellement parce que la valeur ajoutée globale des entreprises a stagné. Cette baisse s’est faite au profit des dividendes.
Il est donc clair qu’une politique pro-pouvoir d’achat des travail doit se faire, pour etre efficace, par une redistribution entre capital et travail. Tout le reste - ce projet de loi en est un condensé - n’est que bricolage partiel et circulaires : les salariés payent pour les salariés - via des dispositifs comme la prime d’activité, tandis que les actionnaires sont de moins en moins mis à contribution.
Par cet amendement de repli (par rapport à la demande légitime d’augmentation immédiate du SMIC), nous souhaitons indexer le niveau du SMIC sur l’évolution de la rémunération des actionnaires. Ainsi, l’augmentation continue des inégalités sera neutralisée : il ne sera plus possible d’augmenter les dividendes sans augmenter les salaires.
La source —
assemblee_amendements · nº AMANR5L15PO420120B1516P0D1N000125
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