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3 juillet 2012 · Assemblée nationale · Ministère de l'économie et des finances · réponse Réponse

discriminations fondées sur l'état de santé

· Réponse publiée

Ministère de l'économie et des finances (repondant)

Les pouvoirs publics se sont toujours attachés à pousser au maximum les limites de l'acceptation des dossiers. La nouvelle convention AERAS, « S'Assurer et Emprunter avec un Risque Aggravé de Santé », entrée en vigueur depuis le 1er mars 2011 qui engage l'Etat, les organisations professionnelles de l'assurance et de la banque et les associations de malades a permis d'élargir l'accès au crédit des personnes présentant un risque aggravé de santé et qui peuvent rencontrer des difficultés pour souscrire une assurance emprunteur indispensable à l'obtention d'un crédit. Les principales avancées de la nouvelle convention portent sur : -depuis le 1er septembre 2011, une nouvelle garantie invalidité spécifique peut être accordée par les contrats sans aucune exclusion de pathologie ou de risque aggravé ; - l'instauration d'un dispositif qui permet de mieux prendre en compte les avancées médicales : un groupe de travail paritaire composé de médecins référents des associations et de médecins conseils des assureurs est créé pour dresser, pathologie par pathologie les perspectives de rémission ou de stabilisation permettant une tarification plus favorable ; -l'abaissement du coût de la surprime, avec une prise en charge partielle par les assureurs et les banques. S'agissant spécifiquement de la question de la confidentialité des informations figurant dans les questionnaires de santé, la convention AERAS encadre strictement la collecte et l'utilisation des données de santé. Un code de bonne conduite précise notamment le contenu des questionnaires de santé et leur traitement par les médecins conseils des assurances afin de garantir le respect de la vie privée. Ce code précise en outre le circuit de transmission des données de santé du candidat à l'assurance, et les conditions dans lesquelles le questionnaire de santé peut être remis au conseiller bancaire ou transmis en toute confidentialité au médecin conseil de l'assureur. Conformément au code de bonne conduite, l'assureur limite l'étendue des questions posées dans le questionnaire de santé aux éléments strictement nécessaires à la connaissance de l'état de santé du candidat à l'assurance. Il peut toutefois lui être indispensable, si une pathologie importante a été déclarée ou qu'un risque de santé a été détecté dans le questionnaire de santé, de demander des renseignements complémentaires et/ou des examens médicaux pour permettre de déterminer le niveau réel de risque, avant de statuer sur la demande d'assurance.
La source — assemblee_questions_ecrites · nº QANR5L14QE35
↗ https://questions.assemblee-nationale.fr/q14/14-35QE.htm
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