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15 janvier 2018 · Assemblée nationale · CION_LOIS · exposé des motifs Amendement

Amendement CL16 au texte PRJLANR5L15B0530

· Rejeté

Ugo Bernalicis (auteur), Clémentine Autain (cosignataire), Éric Coquerel (cosignataire), Alexis Corbière (cosignataire), Caroline Fiat (cosignataire), Bastien Lachaud (cosignataire), Michel Larive (cosignataire), Jean-Luc Mélenchon (cosignataire) … 17 signataires en tout

Il nous apparaît tout d’abord fondamental que les amendes prévues pour la méconnaissance des obligations en matière de cybersécurité ne soient pas uniquement acquittées par les dirigeants des opérateurs concernés, mais par les opérateurs eux-mêmes. En effet, non seulement les « dirigeants » (la formulation permettant d’incriminer toute personne ayant un pouvoir décisionnel dans l’opérateur concerné) mais aussi les « fournisseurs » eux-mêmes en tant qu’entité collective doivent être responsabilisés. Pour rappel, que penser du jusqu’au boutisme dans l’illégalité des dirigeants français d’Uber, couverts par leur compagnie mère ? (https://www.challenges.fr/top-news/uber-france-condamne-a-800-000-euros-d-amende-pour-uberpop_19660). Cet amendement est en outre complété par des amendements visant à uniformiser les sanctions (article 9 et 15) et à les augmenter, eu égard à la réalité du chiffre d’affaire d’entreprises concernées (les fameux GAFA – Google, Apple, Facebook, Amazon -, pour qui être dans l’illégalité n’est qu’un risque économique quantifié dans leurs comptes) et donc de montants de sanctions réellement dissuasifs.
La source — assemblee_amendements · nº AMANR5L15PO59051B0530P0D1N000016
↗ https://www.assemblee-nationale.fr/base/AMANR5L15PO59051B0530P0D1N000016?format=pdf
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