Amendement CL115 au texte PRJLANR5L15B4857
· Adopté
Guillaume Larrivé (auteur)
Il appartient au législateur de concilier l’objectif de valeur constitutionnelle de protection de la santé et le respect des droits et libertés, dont le droit d’expression collective des idées et des opinions (décision du Conseil constitutionnel n°2021-828 DC du 9 novembre 2021). Dans ce cadre, il convient de sécuriser les conditions dans lesquelles la personne responsable de l’organisation d’une réunion politique (candidat à l’élection présidentielle ou aux élections législatives, dirigeant de parti politique…) peut choisir de subordonner l’organisation de cette réunion à des exigences justifiées par la situation sanitaire alors même que ces exigences ne sont pas imposées par la loi (et ne peuvent certainement pas être imposées par elle). Or la loi actuelle interdit d’exiger la présentation d’un « passe » sanitaire en dehors des cas où la loi en prévoit l’obligation. Le fait d’exiger la présentation d’un « passe » en dehors des cas prévus par la loi est, en outre, puni d’un an d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende. Cet état du droit est déraisonnable : s’il était appliqué strictement, il impliquerait qu’un candidat à l’élection présidentielle choisissant de subordonner l’accès à ses meetings à un « passe » puisse faire l’objet de poursuites pénales et même d’une condamnation à la prison ! C’est pourquoi le présent amendement propose de laisser aux responsables de l’organisation des réunions politiques la faculté d’exiger un « passe » sanitaire ou vaccinal, ainsi que celle de définir une jauge.
La source —
assemblee_amendements · nº AMANR5L15PO59051B4857P0D1N000115
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