Situation des droits de l'homme en Colombie
· Clôturée
Roger Rinchet (auteur)
M. Roger Rinchet appelle l'attention de M. le ministre des affaires étrangères sur la situation des droits de l'homme en Colombie. Depuis plusieurs dizaines d'années, la Colombie subit des affrontements entre différentes guérillas issues de divers mouvements révolutionnaires (FARC, ELN) et les paramilitaires identifiés sous le nom d'Autodéfenses unies de Colombie, à la solde d'intérêts économiques et de grands propriétaires. Cette situation se caractérise aujourd'hui par : une violence accrue dépassant le simple cadre des conflits (30 000 morts par an) ; le développement de réseaux mafieux ; des déplacements massifs de population puisqu'on estime à environ 1,5 million le nombre de personnes déplacées en interne chaque année ; le développement de cultures illicites comme la coca. Les négociations entre le Gouvernement et les FARC qui avaient soulevé une vague d'espoir dans le pays semblent aujourd'hui rompues d'autant que la proximité des élections présidentielles empêche toute avancée significative. Parallèlement, le paramilitarisme prend de l'ampleur et plusieurs régions, dont la région du Magdalena Medio pour ne citer que cet exemple, sont soumises à la loi de forces paramilitaires qui imposent un système de terreur auquel le Gouvernement ne paraît pas en mesure de s'opposer, soit par incapacité, soit par manque de volonté. Dans ces régions, on ne compte plus les exactions commises par les paramilitaires envers les populations civiles ou les leaders syndicalistes ou responsables d'organisations sociales et humanitaires : enlèvements, disparitions, tortures, semblent être le lot quotidien des populations. Il apparaît clairement que cette situation ne peut évoluer que si ces atteintes aux droits de l'homme sont mises en lumière au niveau international. Il lui demande en conséquence les actions qu'entreprend ou que pourrait entreprendre la France auprès du Gouvernement colombien pour que celui-ci puisse s'opposer avec plus de conviction aux forces paramilitaires et ainsi protéger plus efficacement sa population civile.
La source —
senat_questions · nº 1010058:10245eb4383:1dc
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