Amendement 1094 au texte PRJLANR5L15B3642
· Rejeté
Arnaud Viala (auteur), Emmanuelle Anthoine (cosignataire), Valérie Bazin-Malgras (cosignataire), Philippe Gosselin (cosignataire), Jean-Pierre Vigier (cosignataire), Pierre-Henri Dumont (cosignataire), Jean-Pierre Door (cosignataire), Edith Audibert (cosignataire) … 27 signataires en tout
La crise sanitaire du Covid-19 a durement et durablement affecté le secteur du tourisme en général et, plus particulièrement encore, les espaces de loisirs, d’attractions et culturels qui se caractérisent par d’importantes obligations de maintenance pendant les périodes de fermeture et des investissements annuels lourds. Leur situation financière obérée en cette fin d’année 2020 remet en cause la pérennité d’un grand nombre de ces espaces ancrés dans nos territoires et qui sont clés pour leur vitalité.
Depuis le mois de mars dernier l'ensemble des espaces de loisirs de notre territoires sont fermés en raison de l'épidémie. Malgré une réouverture partielle cet été, de nombreux parcs d'attractions et centres de loisirs n'ont pas réussi à combler les pertes. C'est tout un pan de notre économie qui est en danger. En cas de fermeture, ce qui arrivera si des mesures fortes ne sont pas prises rapidement, c’est tout le tissu économique local qui s’en trouvera atteint (licenciements, absence de saisonniers, baisse d’activité des fournisseurs et sous-traitants, voire fermeture en cascade, etc.), pénalisant un peu plus encore des territoires déjà très fragiles.
Les mesures économiques mises en place par l'Etat notamment dans le secteur du tourisme permettent pour l'instant permis de sauver ces entreprises. Toutefois, pour les espaces de loisirs et de culture, la part des charges fixes restant à charge est beaucoup plus importante que pour les autres secteurs du tourisme. Mises à part les différentes formes de Prêts garantis par l’Etat qui restent de la dette, la principale mesure d’accompagnement porte sur l’activité partielle. Or nos entreprises fermées par voie administrative ou du fait de la nature de leur activité doivent maintenir en activité la majorité de leur personnel permanent et ne peuvent donc profiter de cet allègement de charges que constitue le subventionnement de l’activité partielle par l’Etat. Elles se retrouvent donc en rupture d’égalité face au droit de tirage.
C'est pourquoi il est aujourd'hui indispensable d'aider économiquement ces entreprises pour sauvegarder un écosystème qui fait vivre l'ensemble de nos territoires, notamment les territoires ruraux et périurbains.
Le présent amendement propose d’abonder le programme « Fonds de compensation des charges fixes » de 225 millions d’euros en autorisations d’engagement et crédits de paiement en diminuant de 225 millions d’euros, en autorisations d’engagement et crédits de paiement, l’action 1 « Financement des entreprises » du programme 363 « Compétitivité ».
La source —
assemblee_amendements · nº AMANR5L15PO717460B3642P0D1N001094
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