Amendement 15 au texte PRJLANR5L15BTC1547
· Rejeté
Jérôme Nury (auteur), Damien Abad (cosignataire), Emmanuelle Anthoine (cosignataire), Thibault Bazin (cosignataire), Valérie Bazin-Malgras (cosignataire), Martial Saddier (cosignataire), Jean-Louis Masson (cosignataire), Véronique Louwagie (cosignataire) … 20 signataires en tout
Cet article 3 promet de revenir sur la hausse de 1,7 points de contribution sociale généralisée (CSG), notamment pour les retraités touchés de plein fouet par cette mesure. Il prévoit d’annuler cette hausse pour les retraités dont les revenus de pensions, pour une personne seule sans autre source de revenus, sont inférieurs à 2 000 euros nets mensuels en 2019. Cette situation correspondrait à un revenu fiscal de référence pris en compte pour l’assujettissement au taux de 6,6 % de CSG de 22 350 euros.
Cependant, et contrairement à ce que prétend le Gouvernement, la baisse de la CSG de 8,3 % à 6,6 % est loin de bénéficier à l’ensemble des retraités percevant une pension de moins de 2 000 euros par mois. Par exemple, pour un couple de retraités gagnant 1 450 euros par mois chacun, soit 2 900 euros par foyer, aucun des deux ne peut prétendre à cette baisse car le revenu du ménage est supérieur au plafond. En outre, le montant pris en compte inclura les revenus de l’épargne ou les revenus fonciers (loyers, par exemple).
Cette mesure reste loin des promesses annoncées par l’exécutif. C’est pourquoi cet amendement propose de revoir les plafonds et de considérer les deux premières personnes du foyer comme deux parts égales.
Pour réellement gommer les effets de cette hausse de CSG sur les retraites, il est impératif de considérer les revenus de chaque part. Cet amendement propose donc de multiplier par deux le plafonds lorsque deux personnes constituent le foyer.
La source —
assemblee_amendements · nº AMANR5L15PO717460BTC1547P0D1N000015
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