Amendement 75 au texte PRJLANR5L15BTC1547
· Rejeté
François Pupponi (auteur), Charles de Courson (cosignataire), Philippe Vigier (cosignataire)
Cet amendement propose de ne pas soumettre à la CSG et à la CRDS, les salaires versés au titre d’heures supplémentaires, et ce dès le 1er janvier 2019.
Alors que le pouvoir d’achat a baissé de 4,5 milliards en 2018, selon l’INSEE, la défiscalisation totale des heures supplémentaires serait une mesure de justice qui redonnerait du pouvoir d’achat aux actifs Français, en récompensant le travail et le mérite. En outre, cette mesure profiterait tout particulièrement aux classes moyennes et populaires, fortement impactées par la hausse des prélèvements obligatoires sur l’année 2018.
La défiscalisation des heures supplémentaires avait permis un gain annuel moyen de 500 € de pouvoir d’achat pour un salarié du privé. Elle a profité à 9 millions de salariés, et notamment aux ouvriers, aux employés, et aux fonctionnaires, pour un coût de 4,5 milliards d’euros.
Si le Gouvernement a finalement changé de discours et accepté ce retour aux heures supplémentaires défiscalisées, il n’a pas été au bout de la logique en maintenant des charges (CSG, CRDS) sur ces heures supplémentaires.
Il convient dès lors d’adopter cet amendement pour exonérer les heures supplémentaires de toute cotisations sociales, pour que la mesure soit une véritable défiscalisation des heures supplémentaires.
La source —
assemblee_amendements · nº AMANR5L15PO717460BTC1547P0D1N000075
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