programme ; mise en oeuvre
· Réponse publiée
Premier ministre (repondant)
La France est depuis longtemps profondément attachée à la solution des deux Etats, un Etat d'Israël et un Etat de Palestine vivant côte à côte en paix et en sécurité. Elle a reconnu de longue date l'aspiration légitime du peuple palestinien à constituer un Etat comme en témoigne notamment son vote positif à l'UNESCO en 2011 et à l'assemblée générale des Nations unies en novembre 2012. La France veut que la reconnaissance soit utile à la paix. C'est pourquoi elle défend l'idée que cette reconnaissance de l'Etat palestinien doit intervenir dans le cadre d'un règlement global et définitif du conflit, négocié par les deux parties. Mais cet objectif n'a de sens que si les négociations s'engagent effectivement, si elles avancent et aboutissent. C'est à cet objectif que la France continue à travailler aujourd'hui. Aux Nations unies, la France a pris ses responsabilités et a voté en faveur du projet de résolution palestinien présenté fin décembre, malgré des réserves de forme et de fond. Cette démarche a échoué, faute de consensus. La France, convaincue que le conseil de sécurité des Nations unies peut jouer un rôle pour contribuer à une relance crédible des négociations, souhaite continuer à travailler avec ses partenaires à New York à l'adoption d'une résolution consensuelle du conseil fixant les paramètres de résolution du conflit. La France appelle en outre à un effort collectif d'accompagnement des parties et à une implication plus forte des Etats arabes et des Européens notamment. Si, à l'issue de ces efforts, les négociations n'aboutissaient pas, la France prendrait ses responsabilités en reconnaissant l'État de Palestine.
La source —
assemblee_questions_ecrites · nº QANR5L14QE72129
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