Amendement 822 au texte PRJLANR5L15B0424
· Irrecevable
Boris Vallaud (auteur), Christine Pirès Beaune (cosignataire), Cécile Untermaier (cosignataire), Marietta Karamanli (cosignataire), Valérie Rabault (cosignataire)
La dématérialisation des procédures par les services publics conduit à exclure un certain nombre d’usagers qui se retrouvent dans l’incapacité de satisfaire leurs démarches. En dépit des tarifs sociaux, un accès à internet pour les personnes en situation de grande précarité représente un poste de dépense conséquent, que de nombreux foyers ne peuvent assumer. C’est le cas des personnes âgées, des chômeurs de longue durée ou des personnes ayant un faible niveau d’instruction.
Dans le même temps, le ministère de l’économie et des finances parle d’une économie de plus de 60 millions d’euros, liée à la dématérialisation des feuilles d’impôts, des passeports, des permis de conduire...
Aussi, il est regrettable qu’une partie des gains procurés par la dématérialisation des services publics ne soit redéployée vers le financement des services d’accueil du public, notamment les personnes les plus vulnérables, par exemple dans les maisons de services au public.
Tout administré devrait être en droit de recevoir un interlocuteur physique s’il le demande. Il est important de conserver une voie alternative au service numérique. C’est tout l’objet de cet amendement.
La source —
assemblee_amendements · nº AMANR5L15PO744107B0424P0D1N822
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