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12 janvier 1995 · Sénat · Équipement · question Question

Transports routiers en France

· Clôturée

Maryse Bergé-Lavigne (auteur)

Alors que se tenait à Sens le procès des responsables de la collision meurtrière sur la A 6 du 28 août 1993, un grave accident, impliquant également des poids lourds, survenait sur la A 41 près de Grenoble. Le lendemain, dans la principauté d'Andorre, un camion français causait, à son tour, un accident particulièrement meurtrier. Sans cesse, l'actualité vient nous rappeler les dangers des transports routiers. Si les poids lourds assurent 7 p. 100 des kilomètres parcourus sur le réseau français, ils causent près de 14 p. 100 des accidents mortels et 25 p. 100 des accidents graves sur les routes nationales. Pourtant, ces accidents ne répondent à aucune fatalité : ils sont le résultat d'une politique globale fondée sur la rapidité des échanges commerciaux. Ainsi le " stock zéro ", les " flux tendus " sont-ils devenus des critères de bonne gestion. Pourtant, que pèse la rentabilité d'une entreprise face aux contraintes qu'elle fait supporter à la collectivité : pollution accrue, augmentation des accidents, sur-utilisation des voies routières... ? Sans oublier les conditions de travail éprouvantes des transporteurs routiers, qualifiés de " serfs des temps modernes " par le Président de la République. Aussi, Mme Maryse Bergé-Lavigne demande à M. le ministre de l'équipement, des transports et du tourisme quelles mesures concrètes il compte prendre pour mettre fin au " tout-camion " et favoriser les moyens de transport alternatifs, moins polluants et moins coûteux pour l'ensemble de la collectivité, et s'il ne pense pas qu'une mesure visant à taxer les entreprises présentant de faibles ratios de réalisation des stocks et utilisant de manière excessive les transports routiers est envisageable.
La source — senat_questions · nº 1010058:10245eb4383:5667
↗ https://www.senat.fr/questions/base/1995/qSEQ950109319.html
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