Ecole nationale des chartes
· Clôturée
Roger Rigaudière (auteur)
M. Roger Rigaudière attire l'attention de M. le ministre de la culture et de la francophonie sur l'inquiétude suscitée chez les élèves de l'Ecole nationale des chartes par la création, au sein de l'Ecole nationale du patrimoine, d'une section " Bibliothèques du patrimoine ". A l'issue de leur formation à l'Ecole des chartes, les archivistes-paléographes entrent dans l'une des deux écoles d'application suivantes : soit l'ENSSIB (Ecole nationale supérieure des sciences de l'information et des bibliothèques), qui dépend du ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche et délivre aux chartistes le titre de conservateur des bibliothèques ; soit l'Ecole nationale du patrimoine, placée sous la tutelle du ministère de la culture et donnant aux chartistes le titre de conservateur du patrimoine, à l'issue de la formation complémentaire dispensée dans la section " Archives " de l'école. Les élèves de l'Ecole des chartes craignent que la section " Bibliothèques du patrimoine ", créée au sein de l'Ecole du patrimoine, en faisant double emploi avec la formation classique des conservateurs de bibliothèques dispensée à l'ENSSIB, ne rompe l'unité nécessaire du corps des conservateurs de bibliothèques. Ils craignent également que ce corps parallèle des conservateurs des " Bibliothèques du patrimoine " ne soit créé aux dépens de la qualité de la formation des conservateurs de bibliothèques, reconnue jusqu'à maintenant pour sa valeur et sa haute tenue scientifique. Ainsi est-il envisagé que des étudiants n'ayant de formation qu'en histoire de l'art deviennent dans un temps trop court conservateurs de bibliothèques, alors qu'un bibliothécaire doit être un généraliste du livre aux compétences multiples. Ne serait-il pas préférable, dans ces conditions, de rétablir l'unicité du corps des conservateurs de bibliothèques ?
La source —
senat_questions · nº 1010058:10245eb4383:5635
Fichier d'origine conservé
Ce texte n'a été ni résumé ni corrigé