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19 décembre 2017 · Assemblée nationale · PO717460 · exposé des motifs Amendement

Amendement 67 au texte PRJLANR5L15BTC0484

· Rejeté

Sabine Rubin (auteur), Jean-Hugues Ratenon (cosignataire), Bénédicte Taurine (cosignataire), Muriel Ressiguier (cosignataire), Ugo Bernalicis (cosignataire), Éric Coquerel (cosignataire), Clémentine Autain (cosignataire), Caroline Fiat (cosignataire) … 17 signataires en tout

Rappelons que le Tribunal Arbitral du sport (TAS) a été saisi de 28 litiges pour les jeux olympiques de Rio. C’est afin d’éviter que la collectivité publique tout entière soit liée à des sentences arbitrales que l’article 2060 du code civil pose le principe de l’interdiction du recours à l’arbitrage privé pour des contrats concernant des personnes publiques et des événement d’ordre et d’intérêt public : « On ne peut compromettre (…) sur les contestations intéressant les collectivités publiques et les établissements publics et plus généralement dans toutes les matières qui intéressent l’ordre public (…). ». Ce principe est rappelé à l’article L. 432‑1 du code des relations entre le public et l’administration. Les clauses compromissoires, créées pour simplifier les “affaires”, et faisant sortir du champ judiciaire des pans entiers du droit commercial ne nous semblent pas compatibles avec l’intérêt général que nous devons avoir à cœur dans le fonctionnement de ces jeux olympiques. D’une part, ces clauses typiques du « droit des affaires » imposent la confidentialité des décisions rendues suite aux éventuels litiges. Si c’est une priorité dans le monde des affaires, ce que nous déplorons, cela ne doit pas être le cas dans les cadre d’un événement public national.
La source — assemblee_amendements · nº AMANR5L15SEA717460BTC0484P0D1N67
↗ https://www.assemblee-nationale.fr/15/amendements/0484/AN/67.pdf
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