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20 décembre 2018 · Assemblée nationale · PO717460 · exposé des motifs Amendement

Amendement 66 au texte PRJLANR5L15BTC1547

· Rejeté

Stéphane Viry (auteur), Vincent Rolland (cosignataire), Jean-Marie Sermier (cosignataire), Alain Ramadier (cosignataire), Jean-Louis Masson (cosignataire), Guillaume Larrivé (cosignataire), Emmanuelle Anthoine (cosignataire), Nathalie Bassire (cosignataire) … 96 signataires en tout

Cet amendement des députés du groupe Les Républicains propose de ne pas soumettre aux cotisations patronales, les salaires versés au titre d’heures supplémentaires, et ce dès le 1er janvier 2019. Le Gouvernement fait une erreur majeure en choisissant de ne pas toucher aux cotisations sociales patronales, car ce sont les employeurs qui décident de faire faire des heures supplémentaires, et qui permettent donc le succès de ce dispositif. Cet amendement propose donc de ne pas soumettre aux cotisations patronales, les salaires versés au titre d’heures supplémentaires, et ce dès le 1er janvier 2019. Et ce, dans la droite ligne des annonces du Président de la République. En outre, le présent amendement s’inscrit dans la volonté des députés LR de défiscaliser et d’exonérer totalement de charges les heures supplémentaires, et non pas, comme le propose le Gouvernement, de se limiter à une défiscalisation et à une désocialisation a minima de ces heures supplémentaires. En effet, la défiscalisation des heures supplémentaires, mise en place par le Président Sarkozy et supprimée par François Hollande a permis un gain annuel moyen de 500 € de pouvoir d’achat pour un salarié du privé. Elle a profité à 9 millions de salariés, et notamment aux ouvriers, aux employés, et aux fonctionnaires, pour un coût de 4,5 milliards d’euros. Alors que le pouvoir d’achat a baissé de 4,5 milliards en 2018, selon l’INSEE, la défiscalisation totale des heures supplémentaires serait une mesure de justice qui redonnerait du pouvoir d’achat aux actifs Français, en récompensant le travail et le mérite. En outre, cette mesure profiterait tout particulièrement aux classes moyennes et populaires, fortement impactées par la hausse des prélèvements obligatoires sur l’année 2018. Elle générerait un gain moyen de pouvoir d’achat de 500 € par an, contre seulement 200 € avec la désocialisation proposée par le Gouvernement. La défiscalisation et l’exonération complète de charges sur les heures supplémentaires permettraient également de renforcer la compétitivité des entreprises françaises, notamment des PME, en réduisant le coût du travail. Le dispositif proposé comporte néanmoins une précision afin de prévoir que ce nombre d'heures peut être limité afin de ne pas constituer un frein à l'emploi. Pour mémoire, lors de leur « niche parlementaire » du 5 avril 2018, les députés LR avaient inscrit à l’ordre du jour de l’Assemblée, une proposition de loi de Julien Dive, invitant l’ensemble des députés à adopter cette défiscalisation des heures supplémentaires. Elle avait été sèchement rejetée par les députés de la majorité, empêchant de fait son examen dans l’hémicycle.
La source — assemblee_amendements · nº AMANR5L15SEA717460BTC1547P0D1N66
↗ https://www.assemblee-nationale.fr/15/amendements/1547/AN/66.pdf
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